ETAT DES LIEUX DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PRIVE EN FRANCE
PREMIÈRE PARTIE
ETAT DES LIEUX DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PRIVE EN FRANCE
- Présentation d’un enseignement en pleine mutation
- Aperçu de l’enseignement supérieur en France
- Caractéristiques de l’enseignement supérieur en France : un système très diversifié
- Aperçu de l’enseignement supérieur en France
Par définition simple, l’enseignement supérieur englobe toutes les formations qui viennent après le baccalauréat. Deux systèmes sont à différencier, un système ouvert au sein des universités et un système sélectif. Ce premier système reçoit le plus d’étudiants du fait qu’il est possible pour les bacheliers d’y entrer sans sélection prédéfinie. Aussi, les formations offertes dans ce premier système sont très diversifiées. Par contre, pour le système sélectif, l’accueil des étudiants est contrôlé. Pour ce faire, l’étudiant désirant y intégrer doit passer par des concours, examens, dossier qui seront au final, suivis d’entretien. Ce second système est le plus en vigueur surtout dans les grandes écoles telles que les écoles d’ingénieurs et de commerce, l’Ecole Nationale Supérieure, l’Ecole Nationale d’Administration. En outre, le système sélectif est également valable pour les instituts universitaires de technologie (IUT) et les instituts universitaires professionnalisés (IUP). Ces grandes écoles et instituts adoptent ce dernier système afin de former des cadres supérieurs et des intermédiaires de l’Etats et entreprises.
L’enseignement supérieur en France s’organise en appliquant les trois grands principes du cadre européen :
- Le système LMD (Licence (en 3 ans), Master, Doctorat) en trois cycles. Pour la France, il faut distinguer deux types de masters : les “masters professionnels” et les “masters recherche” dans un but de continuité à un doctorat.
- L’ECTS (European Credit Transfert System) ou « Système européen de crédits » c’est-à-dire un crédit qui correspond au volume de travail à faire par l’étudiant afin de valider un cours. Il est possible de capitaliser et de transférer ces unités.
- L’organisation de l’année universitaire en semestres et en Unités d’Enseignements (UE).
L’une des plus grandes caractéristiques de l’enseignement supérieur en France est sa grande diversification. En effet, plusieurs formations dont l’organisation des études, les structures au niveau de l’administration et les conditions d’admission qui sont très variées coexistent. Ainsi, on peut répartir les étudiants comme suit :
- 1,426 million d’étudiants dans 82 universités publiques qui sont pour la plupart, pluridisciplinaires. Des formations générales et professionnelles sont offertes dans ces universités dans les trois cycles d’enseignement.
- 319 000 étudiants dans les lycées publics ou privés sous contrat c’est-à-dire les classes post-baccalauréat. Ces formations peuvent prendre deux années et sont assurées par des enseignants du second degré.[1] Ces formations comprennent les classes préparatoires aux grandes écoles ou CPGE, les classes préparatoires aux concours des écoles d’ingénieurs, des écoles normales supérieures et des écoles de commerce et de gestion.
- D’autres formations publiques ou privées concernent 320 000 étudiants. On peut citer dans cet effectif, les écoles paramédicales et sociales, écoles d’ingénieurs indépendantes des universités comme l’École polytechnique, les écoles d’agronomie, les Écoles des mines ou des télécommunications, l’école des ponts et chaussées. Il est à noter que la création de ces écoles remonte souvent à la Révolution française et dont l’objectif est de former des ingénieurs des grands corps techniques de l’État. Aussi, la plupart des écoles de commerce et de gestion ainsi que les écoles supérieures artistiques et culturelles s’affichent également dans ce volet.
Tableau 1 : Typologie de l’enseignement supérieur en France (2000 – 2001)[2]
Il faut noter cependant que dans cette grande diversité de l’enseignement supérieur français, la part de l’enseignement privé reste faible contrairement aux pays anglo-saxons.
Toujours dans le même ordre d’idée, la coexistence d’un secteur sélectif et d’un secteur non sélectif caractérise aussi le système français. Le secteur non sélectif concerne surtout le premier cycle de l’enseignement supérieur. L’article 14 de la loi de 1984 devenu l’article L 612-3 du code de l’éducation, instituant le droit de tout bachelier à choisir la filière universitaire qui lui convient, indique ce secteur non sélectif. Cependant, au sein du second cycle correspondant à la Licence (Bac+3) et Maîtrise (Bac+4) et du troisième cycle (DEA et thèse), le système devient plus sélectif. On peut alors en déduire que le secteur devient de plus en plus sélectif en fonction du cycle d’étude.
Voilà en ce qui concerne les caractéristiques internes de l’enseignement supérieur en France. Cependant, il faut aussi mettre en relief l’ouverture de ce dernier sur l’extérieur.
- L’ouverture de l’enseignement français sur l’extérieur
Il est important de signaler que l’une des particularités des universités en France est leur ouverture sur l’extérieur. En effet, cette ouverture concerne davantage sur les recherches. Les recherches faites au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut national de la recherche en informatique et en automatique (INRIA), s’effectuent dans le domaine universitaire. Des contrats quadriennaux, incluant un volet recherche, entre l’Etat et les universités sont signés.
Mis à part le domaine de la recherche, le système s’ouvre également sur les collectivités territoriales. En effet, des partenariats entre les universités comme les écoles avec les diverses collectivités ont été instaurés. Par conséquent, l’enseignement supérieur est même considéré comme l’un des facteurs primordiaux du développement économique de la région. Ceci est expliqué par le fait que les contrats se traduisent en efforts massifs d’investissement.
Le monde socio-économique est également est un domaine touché par l’enseignement supérieur en France. Des liens avec les forces économiques et sociales des régions ont été développés largement par les universités. Ces liens ont surtout donné naissance aux filières professionnalisées. En outre, des lois vont fortifier ces relations universités et forces économiques et sociales, à l’exemple de la loi de juillet 1999 sur a recherche et innovation. Cette dernière va faciliter le développement de services commerciaux et industriels, la création de filiales, la création d’entreprise.
Cette ouverture de l’enseignement supérieur en France est une des raisons pour laquelle la France est l’un des pays de l’Europe qui accueillent le plus d’étudiants étrangers.
- Des établissements d’enseignement supérieur autonomes
Toujours dans le cadre de la diversification, des universités ont choisi d’adopter le statut d’autonome. Le principe d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur est affirmé par les lois de 1968 et de 1984. Les établissements publics englobent les universités et les Etablissements publics à caractère scientifique (EPSCP) ayant des règles très particulières dans leur fonctionnement. Dans ce contexte, le contrôle et la tutelle de l’Etat sur ces établissements autonomes sont plus légers par rapport à ceux des établissements publics classiques. Cependant, cette autonomie peut être relativisée car les règles de recrutement de personnels sont fixées par l’Etat ainsi que la maîtrise des contenus des diplômes.
Figure 1 : Ecole supérieure d’Agriculture d’Angers
Les restrictions sont considérables, mais n’empêchent pas cependant l’accroissement de l’autonomie des établissements devenant plus légaux en tant que médiateurs vis-à-vis de l’Etat et des collectivités locales. Pour ce qui est l’immobilier, les établissements d’enseignement supérieur exercent une part majoritaire des droits et contrats du propriétaire. Aussi, en matière de gestion des personnels, des textes statutaires ont renforcé le rôle des établissements dans, la gestion, la promotion et le recrutement de ses personnels, surtout des enseignants-chercheurs.
- Quelques chiffres
L’enseignement supérieur en France compte environ 2,14 millions d’étudiants. Ce chiffre est le signe d’une forte augmentation car en 1960, le nombre d’étudiants était d’environ 300 000 pour atteindre près de 1 200 000 en 1980. En vingt, le chiffre a donc quasiment doublé. Cette progression est un avantage pour la France qui a pu rattraper son écart sur l’accès à l’enseignement supérieur avec la moyenne des pays de l’OCDE.
Pour traduire ce chiffre, 42% des jeunes français continuent les études supérieures. Un taux qui est en dessous mais se rapprochant de l’objectif européen qui est de 50%. Néanmoins, ce taux de progression de l’enseignement supérieur surpasse celui de l’OCDE qui est de 43%.
La situation en France n’est pas encore satisfaisante car les formations supérieures courtes (BTS, DUT) restent dominant et les titulaires d’un doctorat sont minoritaires avec un taux de 1,5% des jeunes français contre 1,6% pour l’OCDE, 2% pour allemands et les britanniques. Encore, faut-il associer chiffre avec les étudiants étrangers voulant achever leur étude en France.
Figure 2 : Effectif dans les établissements supérieurs en France
Il est important de dire que l’origine sociale reste un facteur considérable qui influence le taux d’accès à l’enseignement supérieur en France : 85% des enfants de cadres, 47% d’employés et 29% des enfants d’ouvriers non qualifiés.
| Pères d’étudiants | Hommes âgés de 40 à 60 ans | |
| Agriculteurs | 3.4% | 3.1% |
| Artisans commerçants | 9.5% | 9.0% |
| Cadres sup. et Prof. libérales | 32.0% | 19.9% |
| Professions intermédiaires | 23.1% | 21.5% |
| Employés | 11.6% | 13.6% |
| Ouvriers | 20.4% | 33.8% |
Tableau 2 : Origine sociale des étudiants (source : Institut national de la statistique et des études économiques : INSEE)
En parallèle, le nombre des bacheliers professionnels est en hausse depuis deux ans. Cette hausse est le résultat de passage du bac pro en trois ans qui a enlevé le BEP. Les jeunes titulaires du BEP décident de poursuivre jusqu’au bac et sont ainsi appelés « des nouveaux bacheliers ».
Voici la répartition du choix des bacheliers généraux:
En général, tout bac offre l’opportunité d’une ouverture à une formation supérieure. De ce fait, les bacheliers vont se répartir dans les divers établissements : 13% des bacheliers généraux vont en Classes Préparatoires au Grande Ecole (CPGE), 46% en université, 8% en Sections de techniciens supérieurs (STS) et 3% arrêtent leurs études. Pour les bacheliers technologiques, seulement 2% iront en CPGE, 13% en université et 46% rempliront les STS. Enfin pour les bacheliers professionnels, 39% iront en STS, 5% en université mais 45% arrêteront leurs études[3].
Ainsi, 59% des étudiants ayant un bac général continuent en L2, 21% des bacheliers technologiques et uniquement 18% des professionnels après la première année d’université. Ce taux d’abandon peut être expliqué par les conditions de vie des étudiants. Avec une bourse de 460 euro sur dix mois, qui ne permet pas de régler les frais des études, les étudiants sont obligés d’arrêter ou de travailler en parallèle. Ce dernier cas conduit les étudiants à limiter leurs idéaux.
Le tableau ci-dessous va mettre en relief les disciplines les plus importantes et l’évolution des effectifs en 1985 et en 2010.
| Disciplines 1985 | Effectifs | Disciplines 2010 | Effectifs |
| Chimie organique, minérale et
Industrielle
Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes
Milieux denses et matériaux
Génie électrique, électronique, photonique et systèmes
Mathématiques
Langue et littérature française
Mathématiques appliquées et application des mathématiques
Informatique
Mécanique, génie mécanique, génie civil
Sciences économiques
Chimie théorique, physique, analytique |
1,165
1,112
1,058
911
881
859
775
737
727
687
554 |
Informatique
Mécanique, génie mécanique, génie civil
Sciences de gestion
Sciences économiques
Mathématiques appliquées et application des mathématiques
Droit privé et Sciences criminelles Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes
Génie électrique, électronique, photonique et système
Génie informatique, automatique et traitement du social
Mathématiques
Milieux denses et matériaux |
3,390
2,318
1,971
1,918
1,865
1,815
1,812
1,753
1,751
1,517
1,456 |
Tableau 3 : Les disciplines les plus importantes en 1985 et en 2010 (Source : fichier de gestion des enseignants-chercheurs (DGRH/MESR/MEN)
Le tableau numéro 1 montre qu’en 1985, la Chimie organique, minérale et industrielle est la discipline la plus importante avec un effectif de 1,165 si la chimie théorique, physique, enclitique est la plus faible avec un effectif de 554. Par contre, en 2010, l’informatique est la discipline la plus importante avec un effectif de 3,390 si les milieux denses et matériaux est la disciplines minoritaire. Le cas de l’année 2010 peut être expliqué par le fait que la technologie est un domaine en constante évolution ainsi les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ne cessent de s’évoluer.
Pour illustrer davantage la progression de l’enseignement supérieur en France, 2,287 millions d’étudiants ont été recensés à la rentrée 2006. Cet effectif se repartit par 1,357 million dans les universités, 113 500 dans les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) et 76 000 dans les classes préparatoires aux grandes écoles[4].
- L’enseignement supérieur privé
- Petit rappel historique
L’enseignement privé est devenue monnaie courante jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Des privilèges judiciaires importants et très protecteurs sont à la disposition de l’université.
C’est en 1806, quand Napoléon I fait de l’Université un monopole d’État sur l’enseignement que l’enseignement privé nait en France. Durant ces époques, les mêmes choses, partout en France, doivent être enseignées les enseignants et les écoles sont bâties comme des casernes.
Quelques dates marquantes de l’histoire de l’enseignement privé sont à savoir : [5]
- La loi de création de l’Université napoléonienne le 10 mai 1806 ;
- Le décret démontrant le monopole de l’université sur l’enseignement primaire, secondaire et supérieur le 17 mars 1808 ;
- Le 28 mars 1850, mise en vigueur de la loi Guizot qui justifie la possibilité d’existence de l’enseignement primaire et privé ;
- Le 15 mars 1850, la loi Falloux soutient la possibilité d’existence de l’enseignement primaire privé et mettant en place celle de l’enseignement secondaire ;
- La création de facultés privées fut acceptée le 12 juillet 1875 ;
- Prohibition de l’usage du terme « université » pour les établissements supérieurs privés le 18 mars 1880 ;
- La loi Marie du 28 septembre 1951 donnant droit aux élèves de l’enseignement privé de profiter de bourses d’Etat ;
- Les organismes supérieurs privés
La liberté de l’enseignement constitue un des principes cruciaux en France. Selon la loi, « L’enseignement supérieur est libre » néanmoins, des conditions sont à prendre en compte. Parmi ces conditions, on peut citer la déclaration à l’Etat, administrateurs et professeurs n’ayant pas été victimes de condamnation.
Les établissements d’enseignement privé peuvent être catégorisés comme suit :
- Les lycées privés : qui proposent des CPGE ou Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles ou des sections de techniciens supérieurs (STS) ;
- Les établissements à but non lucratif comme le Centre supérieur de formation par l’apprentissage (CESFA), Ecole Internationale des Sciences du Traitement de l’Information (EISTI), ESTACA, Ecole Spéciale des Travaux Publics (ESTP), International Student Exchange Programs (ISEP) ou une fondation reconnue d’utilité publique à l’exemple de l’école d’ingénieurs EPF.
- Des organismes qui appartiennent à des sociétés commerciales : Ecole pour l’Informatique et les techniques avancées (EPITA),ESME-Sudria, l’Institut polytechniques des Sciences Avancées (IPSA), ESG Management School, Ecole Supérieure de Gestion et Commerce International (ESGCI), Ecole Supérieure de Gestion et Finance (ESGF).
- Les 6 établissements d’enseignement supérieur privé d’inspiration catholique en France : la Fédération universitaire et polytechnique de Lille, l’Institut catholique de Paris, l’Institut catholique de Toulouse, l’Institut catholique d’études supérieures (La Roche-sur-Yon), les Facultés libres de l’Ouest et l’Université catholique de Lyon
Pour ce qui est des écoles consulaires, appartenant aux chambres de commerce et d’industrie, sont classées parmi les établissements publics. Elles sont rattachées au Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie du point de vue administratif.
Ces établissements d’enseignement supérieur privé délivrent des diplômes agrées par l’Etat comme le diplôme de Brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme d’ingénieur (DI), diplôme de master spécialisé (MS). Ils préparent également leurs élèves à une formation d’école de commerce, à une certification professionnelle enregistrée au sein du répertoire national des certifications professionnelles et à un titre personnel à l’Institut.
Il est à souligner que les établissements privés sont interdit de se nommer « Université » d’après la promulgation de la loi du 18 mars 1880 qui est relative à la liberté de l’enseignement supérieur. L’article L 731-14 du code de l’éducation actuel interdit cet emploi.
Pour un établissement qui a suffisamment de docteur parmi ses enseignants, il a l’autorisation d’utiliser l’appellation « faculté libre ».
Figure 3 : Diplôme d’ingénieur
Seules les écoles habilitées par la Commission des titres d’ingénieur peuvent user de l’appellation « école d’ingénieurs ». Il est passible d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euro pour celui qui usurpe le titre d’ingénieur.
- Le financement de ces organismes :
- rôles des entreprises
En France, il y a deux modèles de financement. Le premier se base sur le rapport entre l’entreprise et une institution. Pour ce premier modèle, les échanges entre les parties se traduisent par les contributions financières. Les chaires universitaires françaises sont les exemples parfaits pour ce type de relation. Le deuxième modèle a pour but le soutien et le développement de la recherche dans des domaines ou sujets bien précis, de façon horizontale. Dans ce cas, il s’agit de financer la recherche mais non pas l’institution elle-même. Cependant, les deux modèles se complètent et ont chacun leurs avantages, doivent continuer de coexister.
Une des conditions nécessaires pour un établissement et le rendement de son budget est l’existence d’un capital ou endowment. Par définition, ce dernier est une dotation financière qui est un transfert d’argent à une institution ou un établissement.[6] Un fonds de dotation peut être géré par des institutions académiques telles que les collèges , les universités , les écoles privées ), les institutions culturelles (par exemple, musées, bibliothèques, théâtres, hôpitaux) et les établissements religieux. Seul le conseil d’administration d’une organisation peut affecter les fonds en dotation qui doivent assurer un revenu pendant une longue période non précisée car les meilleurs établissements ne peuvent se contenter d’un financement court. Aussi, seul le conseil d’administration lui-même a le droit de décider à tout moment de dépenser le capital de ces fonds.
Dans ce système qui est une opération de longue haleine, une relation de confiance ainsi qu’une parfaite gouvernance sont requises car la valeur des sommes est considérable.
La campagne de levée de fonds a été utilisée avec succès par de nombreux établissements en France.
Avant de pouvoir être exécutés, les budgets des établissements d’enseignement supérieur doivent être déclarés à l’autorité de tutelle. Cette dernière soumet l’approbation du budget ou peut arrêter l’exécution dans certains cas.
1.3.3.2. Les établissements d’enseignement supérieur privé sous contrat
Pour la signature d’un contrat avec l’Etat, un établissement supérieur privé se doit de respecter les « caractères propres » et dans le respect total de la « liberté de conscience ». Aussi, tous les étudiants sans discrimination d’origine, d’opinion ou de religion doivent avoir accès à l’établissement.
En étant sous contrat avec l’Etat, ces établissements d’enseignement supérieur privé sont eux aussi contrôlés sur le domaine pédagogique et financier. Des contrats de travail doivent régir les enseignants et les personnels de l’établissement. Dans la même idée, le recrutement des personnels se fait par la direction de l’établissement.
1.3.3.3. Fondations universitaires et nouvelles ressources indispensables
Les fondations universitaires privées ne disposent pas de personnalité morale. Dans ce cas, elles marchent comme un service interne de l’université. Par conséquent, ces fondations universitaires ne peuvent négocier sous leur propre identité..
Il est certain que le problème prioritaire rencontré par les établissements d’enseignement supérieur privé est la question de financement. La solution pour y faire face semble être l’accroissement des engagements financiers de l’État. Pour le public, la quasi-totalité des ressources des universités vient du budget de l’État. Pour l’enseignement supérieur privé, le financement par les entreprises, qu’il soit direct ou indirect, est la source de bon fonctionnement d’un établissement d’enseignement supérieur privé. Cependant, ce financement par les entreprises semble avoir un impact plus qualitatif que quantitatif.
Le levé de tabou des frais d’inscription serait probablement une solution proposée par les établissements d’enseignement supérieur privé. En effet, l’inexistence de frais d’inscription est une source de problème
- L’alternance : entre études et monde professionnel
- Qu’est-ce que l’alternance ?
- Définition
- Qu’est-ce que l’alternance ?
L’alternance est un type de formation adopté par de nombreux pays du monde. Selon le pays, l’alternance peut avoir sa propre appellation : formation Dual en Allemagne, formation professionnelle initiale pour le Québec, le système Suisse.
Pour définir brièvement l’alternance, c’est un programme de formation qui associe à la fois les études avec un travail dans une branche précis et qui payée. D’autre part, pour acquérir des expériences probantes dans les milieux de travail variés, le système de l’alternance travail-études est excellent. Les expériences acquises sont des avantages certains pour la recherche d’un travail et pour intégrer le milieu professionnel.
Les écoles secondaires, les collèges communautaires, les CEGEPS, les universités et les collèges d’enseignement professionnel privés peuvent offrir les programmes de formation en alternance. Aussi, pour un étudiant désirant suivre un programme en alternance, il devra suivre des cours et en même temps, doit passer une grande partie de son emploi du temps à travailler pour une entreprise ou un employeur qui est intégré au programme.
En ce qui concerne les coûts pour une formation en alternance travail-études, des frais analogues aux autres cours offerts par les autres instituts sont demandés. Toutefois, les salaires mensuels touchés par un étudiant intégrant cette formation constituent un privilège tout en continuant ses études.
Les diplômes offerts par la formation en alternance sont des diplômes reconnus par le Ministère de l’éducation, du loisir et du sport : Diplôme d’Etudes Professionnelles (DEP), Attestation de Spécialisation Professionnelle (ASP), Diplôme d’Etude Collégiales (DEC), Attestation d’Etude Collégiales (AEC).
Des études effectuées ont montré que les étudiants intégrant à ce genre de programme ont plus d’avantages que les autres diplômés dans d’autres formations. En effet, le pourcentage d’emploi pour ces premiers est plus élevé et ainsi, ils ont la possibilité de trouver du travail en un laps de temps plus court. Aussi, les étudiants qui participent aux autres formations de leur choix sont plus endettés que les étudiants en alternance. En outre, il y a moins d’étudiants qui abandonne leur études dans la formation en alternance.
- Principes de l’alternance
L’étudiant qui choisit de participer à un programme de formation en alternance prend le titre « d’alternant ». Ainsi, il va acquérir un statut propre à lui-même comme employé ou stagiaire dans une institution ou une entreprise tout en suivant les cours offerts par l’établissement.
Pour le cas d’un étudiant en médecine en alternance par exemple, la journée va être divisée en deux parties. La matinée est consacrée pour être à l’hôpital tandis que l’après-midi pour suivre les cours magistraux au centre de formation. Il est possible qu’une formation en alternance peut durer jusqu’à plusieurs mois pour une discipline d’ingénieurs.
Bref, ce sont majoritairement les enseignements professionnels qui pratiquent l’alternance.
Dans un système d’alternance, le centre de formation et l’entreprise intégrée au programme doivent convenir pour le rythme de l’alternant. Ci-dessous le rythme courant adopté par ces deux institutions :
- 2,5 jours en entreprise, 2,5 jours en centre de formation (ou 2 jours et 3 jours);
- 1 semaine sur deux;
- 1 semaine sur trois;
- 15 jours, 15 jours;
- 2 mois, 2 mois;
- 6 mois, 6 mois
Toutefois, quel que soit le rythme adopté, les heures de travail intégrées dans le droit du travail doivent être respectées. Pour le cas d’un contrat d’apprentissage, l’horaire de travail à respecter est de 400 h/an minimum. Ceci afin de permettre la bonne qualité de la formation au niveau du centre de formation.
Un rythme peut toujours présenter des points positifs et des points négatifs, qu’il s’agisse d’un rythme long ou court. Pour les points négatifs d’un rythme long, la pratique en entreprise et les cours en salle ne seront pas comparable pour l’alternant, l’adaptation de sa formation à la pratique en entreprise sera plus confuse. Par contre, l’embaucheur et l’alternant peuvent être embrouillés s’il s’agit d’un rythme court. Aussi, le temps de mettre en pratique la véritable formation sera limité.
- Organisation de l’alternance
L’alternance demande une organisation propre pour l’employeur, l’étudiant en alternance, et l’établissement qui offre la formation. Dans ce sens, il y a un tripartisme des contrats de travail. Par conséquent, système relationnel continu et approprié est vraiment indispensable. Fréquemment, un carnet de suivi de l’alternance est par exemple utilisé par les acteurs pour communiquer entre eux. Afin de décider de l’évaluation de l’alternant, le centre de formation et l’entreprise doivent prendre une décision unanime pour démontrer que ce type de formation n’est pas à titre de stage, mais s’agit vraiment d’une partition de savoir entre l’établissement et l’entreprise.
L’alternance est dans un sens un pont qui va relier le monde de l’enseignement et professionnel. Ainsi, l’alternant aura tous les avantages nécessaires pour intégrer le monde professionnel rapidement et sans avec aisance.
- Pourquoi les jeunes font le choix de l’alternance
Les conditions de vie des jeunes ne sont pas les mêmes. Il y a ceux qui peuvent s’offrir ce qu’ils veulent y compris les études si d’autres ayant des conditions plus difficiles n’en n’ont pas les moyens. Dans ce sens, cette deuxième catégorie de jeunes doit trouver un moyen afin de pouvoir étudier tout en ayant les moyens pour payer les frais. Il semble que la formation en alternance soit leur solution pour pouvoir réaliser leurs objectifs.
En effet, les coûts des études sont chers et en même temps, il n’y a plus de possibilité pour les parents de financer les études de ces jeunes. S’ajoutant à cela, les chances pour d’intégrer les universités publiques sont moindres. Ainsi, les obstacles sont considérables même si pour ces jeunes, le désir de continuer est grand. De ce fait, associer en même temps travail et études est la solution.
D’un autres côté, il y a d’autre motivation qui pousse les jeunes, ayant la possibilité de financer leur études, de suivre une formation en alternance. Afin de prouver qu’ils sont autonomes et débrouillards aux yeux de la famille et des amis, ces jeunes décident de participer à un programme d’alternance travail-études.
Cependant, les conséquences qui résultent d’intégration à un programme en alternance sont non-négligeables. Les effets peuvent être perçus sur le plan physique comme la fatigue, le stress. Sur le plan psychologique, la maturité précoce va atteindre l’alternant. Les autres activités quotidiennes, les loisirs doivent rester en seconde place.
- L’image actuelle de l’alternance
- Des formations de qualité
L’alternance occupe de plus en plus de place dans le monde de l’enseignement mondial. La vision globale de l’alternance est comme un moyen pour acquérir des formations de qualité. Aussi, l’alternance peut s’adresser à un large public (jeune et adulte) qui aura un avantage certain dans l’intégration du monde professionnel. Elle peut également offrir des formations de qualité pour l’obtention de diplômes professionnels reconnus.
Des excellentes expériences concrètes dans les divers mondes du travail sont acquises par le biais de l’alternance travail-études.
- Les avantages pour les entreprises
Les entreprises sont bénéficiaires de la formation en alternance. Tout d’abord il y a les contrats avec les alternants qui présentent de nombreux avantages pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Dans cette mesure, une grande majorité d’entreprises accueillent même plusieurs étudiants en alternance. Par conséquent, le nombre d’entreprises qui s’inscrivent dans le programme d’alternance travail-études augmente.
Dans ce même ordre d’idée, les entreprises bénéficient également des aides financières par le gouvernement pour les motiver davantage dans la formation en alternance. Parmi ces avantages, on peut citer la réduction des cotisations patronales, l’aide forfaitaire pour le recrutement d’un demandeur de travail ayant plus de 26 ans. Aussi, pour le recrutement d’un alternant de moins de 26 ans, l’entreprise bénéficie de compensation des charges patronales durant une année. Enfin, le recrutement d’un travailleur handicapé offre à l’entreprise une aide supplémentaire et les dépenses relatives au tutorat qui seront remboursées. [7]
- Les avantages sociaux
L’embauche d’une personne en contrat professionnel constitue des avantages sûrs pour elle. Les éthiques et les valeurs de l’entreprise lui seront ainsi transmises. Il est possible que l’alternant soit embauché pour un contrat à long terme si le recruteur ou l’entreprise est satisfait de ses services et de ses compétences. En même temps, les formations acquises lors des cours théoriques apporteront également un savoir nouveau pour l’alternant ce qui va lui permettre d’être efficace au sein de l’entreprise.
Les débouchés du travail offerts par les formations en alternance sont nombreux. Donc la question de carrière professionnelle est assurée en ce sens. La formation en alternance revêt ainsi sous la forme d’un système d’apprentissage à favoriser.
- Les points négatifs de l’alternance
Même si l’alternance est perçue comme l’excellence de la formation, il serait aussi nécessaire d’évoquer ses points négatifs. Certes, elle est la clé pour la formation professionnelle des jeunes. Cependant, le premier point négatif de l’alternance est la recherche d’une entreprise qui admet le système. Il faudra ainsi convenir du rythme quel que soit le contrat effectué par l’alternant, entreprise et le centre de formation. Aussi, pour ce qui est des stages, ceux-ci sont plus nombreux à temps plein qu’en alternance. Dans ce cas, l’alternant doit repérer l’entreprise d’accueil avant le début de ses cours. Toujours en rapport avec la question de stages, ceux en rapport direct avec la formation théorique suivie sont difficiles à trouver.
Le choix de l’établissement de formation est aussi une question cruciale car celui-ci doit permettre d’intégrer plus aisément un stage au sein d’une entreprise. Aussi, toutes les disciplines ne sont pas encore disponibles en formation alternance car il s’agit d’un système de formation tendance. Dans ce cas, le choix dans la discipline à suivre est limité.
Le second problème à faire face dans un programme d’alternance est également la question du rythme. En effet, il faut choisir le bon rythme d’alternance afin de pouvoir suivre au rythme adéquat le travail et les études. Cependant, l’alternant doit être apte à s’adapter à différents rythmes proposés soit par l’entreprise, soit par le centre de formation. Dans ce contexte, la charge de l’emploi peut aussi être un inconvénient. En effet, dans certains cas, la charge du travail peut ne pas permettre à l’étudiant de suivre la formation au centre. La motivation de l’alternant pour continuer devra être donc inébranlable. [8]
- Alterner études et travail : une offre d’enseignement très convoité
Alterner études et travail est un type de formation très demandé par les étudiants. Tout en étant formés dans une discipline, ils ont aussi l’avantage d’acquérir des expériences professionnelles probantes. Ce sont surtout les avantages offerts par ce système qui motivent les jeunes à y intégrer. Certes, l’étudiant prend le statut salarié et étudiant en même temps, l’intégration professionnelle est assurée et la polyvalence pour continuer les études.
Les entreprises priment beaucoup l’alternance du fait des expériences professionnelles acquises ainsi que des diplômes reconnus obtenus. Une formation permettant d’obtenir des diplômes post-bac sont disponibles en alternance. Parmi ces diplômes, il y a le Brevet de Technicien Supérieur (BTS), Diplôme Universitaire de Technologie (DUT), Diplôme Européen d’Etudes Supérieures (DEES), Bachelors, Licences Professionnelles (LP), Master.
- L’offre en alternance dans l’enseignement supérieur
Au niveau de l’enseignement supérieur, la formation en alternance commence à prendre de plus en plus de place. Pour l’année 2010, les étudiants diplômés ayant suivis la formation en alternance ont déclaré être satisfaits. Le taux de satisfaction pour cette année est élevé : 95% des Bac+3 sont satisfaits, 92% pour les Bac+5 avec 49% à 60% très satisfaits.
Figure 4 : Jeunes diplômés ayant suivi une formation en alternance[9]
Pour le taux de satisfaction dans l’ensemble, 18% expriment que l’alternance est « moins bien que ce à quoi ils s’attendaient » si 28% déclarent qu’elle est mieux qu’ils ne le pensent. La figure ci-dessous va mettre en relief ce taux de satisfaction.
Figure 5 : Jeunes diplômés Bac+4 et plus ayant suivi une formation en alternance[10]
Intégré le monde de l’entreprise est la principale origine de cette satisfaction. Au niveau de l’enseignement supérieur, les entreprises confirment également la satisfaction pour l’alternance.
Figure 6: Proportion de jeunes diplômés ayant obtenu un CDI lors du premier emploi selon l’accès ou non à un contrat en alternance
La figure 3 montre que les alternants ont plus d’accès au Contrat à Durée Indéterminée (CDI) avec un taux de 58% qu’un étudiant n’ayant pas suivi une formation en alternance avec un taux de 48% pour un premier emploi.
- La concurrence : comment se démarquer
3.1 Grandes écoles, organismes, centres de formations, universités… quel type d’école choisir ?
Les réformes finales de l’enseignement supérieur en France sont intégrées dans la procédure de Bologne. Cette dernière a un lien direct pour la mise en place d’un établissement d’enseignement supérieur en Europe. On peut également traduire le processus de Bologne comme la liberté de l’enseignement supérieur tant pour étudiants, les enseignants et les établissements d’enseignement supérieur eux-mêmes.
La question de la reconnaissance des diplômes délivrés aux étudiants à la fin de leur année d’étude est cruciale dans ce processus. En effet, le nombre des instituts et établissements d’enseignement supérieur augmente considérablement est de ce fait, une rude concurrence s’installe. Cette concurrence est aussi valable pour les enseignants et les enseignés. Dans ce sens, deux problématiques naissent : la concurrence pour les étudiants ainsi que la concurrence pour les professeurs ou enseignants
Il est quand même important de signaler que la mesure de la performance d’une université est très complexe. Ainsi, il faut vraiment analyser tous les points importants pour un étudiant afin de choisir le bon établissement d’enseignement supérieur. D’après Rothschild et White «le marché sur lequel opèrent les universités est celui des étudiants. » (1995).
Les universités ne se livrent non seulement à une concurrence sur le marché. La notoriété de l’établissement, la qualité des enseignements offerts ainsi que son milieu sont des points importants qui vont le démarquer des autres établissements. En effet, c’est en premier la réputation de l’université qui va pousser et motiver les étudiants à s’y inscrire. On peut classer cette concurrence dans le contexte interne c’est-à-dire au niveau même d’un pays, d’une région ou même au sein de l’établissement lui-même.
Il faut également évoquer la concurrence au niveau de l’enseignement supérieur est d’ordre international. Les universités, grandes écoles, instituts d’enseignement supérieur se développent ailleurs comme en France. Par conséquent, l’université doit avoir une bonne réputation tant au niveau national qu’international. Ainsi, les étudiants étrangers peuvent être attirés par le biais de cette notoriété.
D’autre part, on peut considérer la concurrence au niveau de l’enseignement supérieur comme facteur influençant la recherche de la qualité des enseignements et des recherches.
Pour un étudiant qui souhaite intégrer le bon établissement d’enseignement supérieur, il ne faut éviter de s’inscrire dans le premier établissement visité. En effet, il faut faire une comparaison entre tous les établissements existants puis faire une analyse afin de connaître l’établissement qui va convenir. Dans cet esprit de comparaison, il faut tout d’abord comparer les labels qui sont délivrés par le Ministère de l’Education Nationale afin d’affirmer la qualité de l’enseignement. Deux labels délivrés par ce même Ministère sont à distinguer : la reconnaissance par l’Etat et le visa de l’Education nationale. Ensuite, il faut aussi savoir les autres labels comme la certification professionnelle et le grade de master qui concernent des instituts publics et privés. Des parcours spécialisés délivrent également des labels qui leurs sont propres.
Après les labels, il faudrait aussi se renseigner sur les frais des études. En même temps, se renseigner sur les modalités de paiement des frais si possible par tranche ou emprunt serait aussi à effectuer. En parallèle, il faut s’informer sur les débouchés de chaque filière afin de connaître quel est le type de métier qui intéresse. Dans cette idée, les matières et les contenues des formations sont à examiner. Enfin, pour être vraiment satisfait, il est impératif d’aller sur place pour s’informer et même discuter avec des anciens étudiants de l’établissement pour donner plus de précisions.
3.2 Savoir être présent : être au bon endroit au bon moment
Il est fréquent que des universités ou établissements d’enseignement publics ou privés organise des séances d’informations. Ces évènements sont les lieux idéaux pour connaître davantage sur un établissement, les formations qu’il offre, les enseignants, les labels, etc. Ainsi, il ne faut pas manquer ces rendez-vous pour avoir plus de chances d’intégrer le bon établissement d’enseignement supérieur.
Pour être au bon endroit et au bon moment, l’important est de savoir précisément le domaine ou discipline dans lequel l’étudiant souhaite intégrer. Aussi, il est important de connaître les compétences et les connaissances personnelles qui vont orienter vers la discipline qui conviendra. Il est normal que cette pensée soit antérieure à la recherche du centre de formation ou de l’université.
3.3 Les objectifs qualifiants (diplômant), objectifs généraux, acquisition de compétences… une offre de formation pas toujours compréhensible
L’accroissement du nombre des instituts techniques plutôt que les universités académiques est indispensable pour de nombreux pays y compris la France. Ceci est expliqué par le fait que les entreprises veulent recruter des professionnels et des scientifiques qui auront les compétences nécessaires pour répondre à leurs attentes.
Les carrières universitaires ont fait l’objet de protestation notamment en ce qui concerne la réforme gouvernementale. Cette protestation a débuté dans les universités et les institutions publiques françaises. Pour dire que les bases de l’enseignement supérieur ne sont pas tout à fait fondé. Cette situation pourrait expliquer peut-être le taux élevé des étudiants qui abandonnent qui n’ont obtenu aucun diplôme. Cette polémique atteint aussi les étudiants, qui seront à leur tour, en difficulté sur le choix des établissements et universités à s’inscrire.
Cette confusion au niveau de l’enseignement supérieur peut être suivie par d’autres obstacles comme le manque de personnel alors que les classes sont vastes. Les universités sont les premières victimes de cette mauvaise situation. La réputation est aussi entre aussi enjeu car les bas salaires des personnels ainsi que les mauvaises notes des étudiants inscrits aux universités lui donnent une mauvaise vision. Cependant, en dépit de cette situation, la majorité des étudiants français sont inscrits dans les universités en raison de l’absence de frais d’études, l’absence de concours ou de sélection pour l’admission à part l’obtention du baccalauréat. Par conséquent, les amphithéâtres des universités sont pleins.
La place de l’université dans ce contexte redonne plus d’avantages aux établissements d’enseignement supérieur privé et surtout au centre de formation en alternance. C’est pourquoi, l’effectif de ces centres de formation tend à augmenter annuellement.
3.4 Le contrat de professionnalisation versus contrat d’apprentissage
Pour une formation en alternance, elle peut être associée à un contrat spécifique. Il peut s’agir du contrat d’apprentissage ou du contrat de professionnalisation. Ce dernier qui a remplacé le contrat de qualification.
3.4.1 Le contrat de professionnalisation
Par définition, le contrat de professionnalisation est un type de contrat permettant d’accompagner les études en alternance au sein d’une société.
Le contrat est donc un contrat de type tripartisme c’est à dire que l’étudiant, la société et l’établissement de formation sont réunis dans ce contrat. L’objet principal est d’assurer le suivi des cours de l’alternant ainsi que de ses fonctions au sein de la société. Le contrat professionnel combine à la fois une formation théorique et une expérience professionnelle au sein d’une société. [11]
| Age/ Niveau d’études | Baccalauréat général | Baccalauréat professionnel/Technologique | Bac+2 |
| De 16 à 20 ans | 55% du SMIC
Environ 769 euro |
65% du SMIC
Environ 909 euro brut |
65% du SMIC
Environ 909 euro |
| De 21 à 26 ans | 70% du SMIC
Environ 979 euro |
80% du SMIC
Environ 1119 euro brut |
80% du SMIC
Environ 1119 euro |
| Plus de 26 ans | 100% du SMIC
Environ 1398 euro |
100% du SMIC
Environ 1398 euro brut |
100% du SMIC
Environ 1398 euro |
Tableau 4 : Salaire moyen d’un étudiant en alternance
En contrat professionnel, l’âge de l’étudiant va déterminer le salaire qu’il recevra. Le tableau montre que les étudiants inscrits dans le programme alternance sont plus avantageux en parlant de rémunération.
Habituellement, le contrat de professionnalisation est appelé « contrat pro ». Il s’adresse aux étudiants de l’âge de 16 à 25 ans ainsi qu’aux demandeurs de travail pour les plus de 26 ans. Toutes les entreprises sans distinction peuvent être associé au contra pro.
D’autre part, le contrat pro présente des avantages surs tant pour l’étudiant que pour l’entreprise. D’une part, pour l’étudiant, il va acquérir dans le domaine qu’il souhaite intégrer à l’avenir, des expériences professionnelles probantes. D’autre part, les entreprises peuvent bénéficier des privilèges sociaux et financiers.
3.4.2 Le contrat d’apprentissage en alternance
Différent du contrat de professionnalisation, le contrat d’apprentissage en alternance est un contrat qui est destiné aux personnes voulant s’inscrire en formation professionnelle. Par conséquent, ces personnes prendront le titre « d’apprentis » ou également apprenti étudiant des métiers.
En France, le contrat d’apprentissage figure parmi les contrats aidés étant relatifs aux subventions financières offerts aux employeurs pour leur permettre d’amoindrir le coût du travail. L’apprenti est considéré comme un « jeune professionnel » qui est inscrit dans un programme en alternance toujours entre une société et un centre de formation qui est le CFA (Centre de Formation d’Apprenti). Dans le cas où l’apprenti est mineur, son représentant légal peut lui représenter.
Pour ce qui est des caractéristiques d’un contrat d’apprentissage, qui est une forme juridique de l’alternance, c’est un contrat à durée déterminée c’est-à-dire de 1 à 3 ans. Cette durée va dépendre du degré du diplôme ciblé. La rémunération pour un contrat d’apprentissage est fixée par la loi.
Il est maintenant possible pour des apprentis de suivre une formation depuis le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) au diplôme de Master 2 ou diplôme d’ingénieur.
Pour apporter plus de précision au contrat d’apprentissage, celui-ci s’adresse an particulier aux jeunes se trouvant à l’âge de 16 à 25 ans. Les jeunes de 15 ans qui relèvent du 3ème peuvent également être admis en contrat d’apprentissage. Aussi, pour les plus de 26 ans, ils peuvent être admis pour ce type de contrat à conditions de certaines dérogations. [12]
Conclusion de la première partie
Bref, la première partie a permis d’avoir un aperçu général de l’enseignement supérieur en France. La diversité du système d’enseignement supérieur est l’une des particularités du système d’enseignement de la France. Les points forts ainsi que les faiblesses des universités et des établissements d’enseignement supérieur ont été également évoqués. Ainsi, on peut de dire que les centres de formation en alternance prennent de plus en plus de place dans l’enseignement surtout dans l’enseignement supérieur.
Afin d’approfondir l’étude, la deuxième partie va se axer particulièrement sur un groupe d’enseignement supérieur privé qui est le Groupe Médicis.
DEUXIÈME PARTIE :
LE GROUPE MEDICIS SUR LE MARCHE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PRIVE
- Présentation du contexte du groupe Médicis
- Un groupe en pleine mutation
- Historique
- Un groupe en pleine mutation
L’institut Médicis prend naissance en 1992 par son fondateur Michel Glize vingt ans après la mise en place officielle du système d’alternance. Ce personnage est déjà connu comme étant un personnage important car il est un leader de plusieurs centres de formation dans divers disciplines particulièrement l’Art. Lors de l’ouverture, deux Brevets de Technicien Supérieur : Action Commerciale et en Tourisme et Loisirs sont proposés par l’institut. Le but principal est de pouvoir de baigner au changement du marché en inscrivant les étudiants dans les formalités professionnelles par le biais des contrats qualifiants.
C’est à Paris que les locaux de Médicis s’ouvrent pour la première fois pour accueillir les étudiants. 30 apprenants sont répertoriés durant l’année 1998 et la même année marque le mis en place de l’équipe du directeur de l’Institut Monsieur Anthony Viel. Aussi, la même année est une date marquante car Médicis obtient le statut de centre d’examen agrée. Dans l’ensemble du 13ème arrondissement de la capitale, presque toutes les formations y sont dispensées.
Face à l’accroissement du nombre des apprenants vers les années 2000, c’est-à-dire environ 700 apprenants, l’institut décide d’ouvrir deux annexes additionnelles se situant près du premier établissement. Face à cette ampleur, l’institut devient Médicis Alternance et le groupe Médicis fait son apparition. Ce dernier se constitue de 2 entités.
| Figure 1 Médicis alternance |
| Figure 2 : MBS Médicis |
Toujours en constante évolution, cinq nouveaux BTS sont proposés par Médicis Alternance avec un effectif de 1000 étudiants qui sont formés à l’institut en 2004. Afin de maximiser davantage la qualité des formations, le contrat de professionnalisation, le remplaçant du contrat de qualification, est adopté durant la même année. D’autres diplômes comme le DEES, diplôme Bac+3, des formations à court terme ont été inscrits dans le programme de Médicis durant l’année suivante c’est-à-dire en 2005. Cette mise en place a été effectuée après des demandes massives des étudiants en BTS voulant continuer leurs études.
Le nombre des apprenants inscrits chez Médicis ne cesse d’augmenter chaque année pour atteindre 1300 apprenants en 2008. En parallèle avec évolution, les locaux atteignent 2000m² avec 130 postes informatiques y compris l’accès au réseau wifi.
Figure 3 Locaux du Groupe Médicis
En 2009, Médicis Business School, une nouvelle école rattachée au Groupe Médicis est mise sur pied. Le fonctionnement de ce nouvel établissement correspond parfaitement aux attentes des étudiants car diverses formations aboutissant à l’obtention de diplômes reconnus. Il s’agit de cinq BTS, quatre DESS ainsi que deux Masters. Toujours selon les étudiants, les coûts des formations correspond parfaitement à leur moyen.
En 2009, un nouveau diplôme qui est le Master Européen est mis en place. L’insertion de ce diplôme permettra à Médicis Alternance de devenir le challenger dans le domaine de la formation en alternance. L’institut souhaite toujours élargir son champ car des perspectives de fondation de locaux dans les pays extérieurs sont en cours. Cet aspect montre que Médicis est de nos jours un institut en plein essor.
- Organigramme du Groupe Médicis
Monsieur Anthony Viel est le directeur du Groupe Médicis. Sa fonction est généralement de veiller au bon fonctionnement des 2 entités. Sous sa supervision, il a nommé en 2009 un directeur qui va lui permettre de se focaliser surtout sur le plan financier du système. Il s’agit de Monsieur François Parrot.
Le Groupe Médicis est organisé en trois services bien distincts complémentaires afin de mieux gérer le centre et d’assurer la qualité d’encadrement des apprenants.
Monsieur Julien Wypych dirige le premier service qui est le service relations entreprises. Sous la direction du directeur, des hôtesses d’accueil, des conseillères formation, graphiste, chargée de communication et informaticien travaillent ensemble pour l’embauche des futurs étudiants. Le placement de ces derniers au sein d’une entreprise figure également parmi les tâches de ce service.
Toutefois, même si les travaux sont complémentaires dans ce service, chacun à son rôle principal :
- Les bonnes relations interdépartementales, interentreprises, personnels et apprenants sont assurées par les hôtesses d’accueil. Elles sont les premiers interlocuteurs obligés des nouveaux apprenants. De ce fait, les hôtesses d’accueil doivent fournir le maximum d’information pour ceux qui en demandent.
- Les conseillères formation quant à elles, sont dans le domaine du recrutement et des inscriptions des nouveaux altérants. En tant que conseillères formations, elles doivent aussi orienter ces nouveaux apprenants sur les divers formations proposées ainsi que l’exécution de ces formations. Ces conseillères peuvent juger des apprenants qui doivent être recrutés ou non. Ainsi, l’évaluation des jeunes voulant s’inscrire au Groupe Médicis est effectuée par les conseillères formation.
- L’accompagnement en entreprise de l’apprenant est aux mains de Wilson Nelzin. Dans ce sens il assure les bonnes conditions de travail des apprenants au sein de la société et gère les conflits si existant.
- Solène Saguez, la graphiste du groupe est en coopération avec Stéphanie Beaufume. Ensemble, elles organisent les campagnes de communications, les divers évènements comme les portes ouvertes, salons, la conception et la distribution des brochures comportant les dossiers de candidatures et les informations sur le Groupe Médicis. Afin de garder la notoriété et la bonne image du groupe.
- La recherche de solution aux obstacles techniques et la bonne gérance du site web de Médicis (comme la mise en ligne) sont attribuées à Xavier Arnal, l’informaticien.
Le second service est le service administratif qui est sous la direction de Madame Virginie Vatel. Les structures administratives des personnels et des apprenants sont régis par ce service. C’est au sein de ce service que les différents contrats de professionnalisations et leur mis en vigueur sont mis en place. Cinq personnes assurent la réalisation de ces contrats qui seront ensuite être validés auprès de l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) qui soumet les entreprises. Si nécessaire, le suivi annuel des contrats et la facturation des absences des étudiants, doivent être effectué par ce service.
Enfin, le troisième service est le service pédagogique dont Monsieur Ambroise Moteyo est le premier responsable. Tout ce qui concerne le domaine pédagogique comme l’organisation des emploi-du-temps, le marquage des absences, les devoirs et examens, la répartition des apprenants sont gérés par ce troisième service. Les coordinateurs pédagogiques ont également agir comme intermédiaire entre apprentis et l’entreprise.
- Activités
L’insertion professionnelle au niveau des domaines porteurs actuels est l’un des grands avantages proposé par le Groupe Médicis. Le futur apprenant aura à choisir parmi les 23 formations diplômant et qualifiantes proposées. Il s’agit des formations allant du Bac+2 au Bac+5. Parmi ces diplômes, on peut citer le BTS ou Brevet de Technicien Supérieur Bac+2. Agrée par l’Etat, le titulaire de ce diplôme aura aussi la possibilité de continuer ses études vers un cycle plus élevé. On peut également citer le diplôme Européen mis en place en 2009, qui est le DEES ((Diplôme Européen d’Etudes Supérieures). Il s’agit d’un diplôme remis par le FEDE ou Fédération Européennes des Ecoles permettant d’occuper un poste de cadre. Délivré également par la FEDE, il faut aussi citer le Master Européen (Bac+4, Bac+5). Ce dernier est le diplôme le plus souhaité car permet de postuler pour un poste de cadre spécialisé.
Un des points forts du Groupe Médicis fait des diplômes qu’il délivre, des diplômes agréés également par toutes les sociétés privées du pays et une quarantaine de pays de l’Europe, des Etats-Unis et du Canada. Ceci est possible par le biais du système de transfert et d’accumulation de crédits ou E.C.T.S (European Credits Transfer System). Développé par l’Union Européenne, l’ECTS a pour objectif d’aider les étudiants dans leur mouvement d’un pays à un autre.
Pour donner un maximum de qualité à ses apprenants, le Groupe Médicis divise les spécialités de la formation en six pôles.
Pour une meilleure homogénéité, ces formations sont réparties en six pôles par spécialité :
Figure 7: Répartition des formations en 6 pôles
Il faut signaler que cette formation ne peut se faire que par contrat de professionnalisation destiné aux jeunes se situant enter l’âge de 16 à 25 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emplois âgés de 26 ans et plus. Après avoir accepté le contrat, l’apprenant devient salarié et doit ainsi jouer un rôle dans le fonctionnement de l’entreprise partenaire. Aussi, les avantages sont acquis au même titre que les salariés de la société avec rémunération variant à 55% à 100% du SMIC. Les expériences de travail sont sans conteste, des avantages certains pour l’alternant.
Ainsi, le Groupe Médicis Alternance offre un large choix d’enseignement aboutissant à de réelles formations garanties.
L’Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) s’occupe du coût de la formation des alternants qui sera aussi privilégié d’une rémunération.
- Quelques chiffres
Pour avoir plus d’informations sur le Groupe Médicis il serait utile de mentionner quelques chiffres.
| Diplômes | Durée | Rythme |
| les BTS | 12 à 24 mois | 1 semaine en cours, 1 semaine en entreprise |
| Les DEES et Masters | 12 mois | 1 semaine en cours, 3 semaines en entreprises |
Tableau 5 : Durée et rythme de la formation selon diplôme ciblé
L’alternance va avantager l’apprenant à acquérir son diplôme tout en ayant une expérience professionnelle dans la discipline choisie. Ceci va faciliter l’intégration du monde professionnel et l’atteinte des objectifs en matière de carrière voulue.
Le BTS reste le produit leader du Groupe Médicis. En effet, deux nouveaux BTS sont en cours de mise en place avec les neuf spécialités déjà comptées dans ce produit.
Toutefois, le nombre de demande d’inscription le plus important est pour le pôle Commerce et Management surtout pour le Management des Unités commerciales (BTS MUC) aboutissant à des emplois dans le domaine du commerce. Les résultats sont quand même acceptables dans ce pôle avec un taux de succès de 65%.
L’année 2011 représente un chiffre d’affaire de 2.448.000 euros. Ce chiffre a été atteint par le biais des contrats additionnels toujours en BTS.
Pour le DEES, la spécialisation en Marketing est le plus demandée. Reconnu internationalement, les étudiants en DEES sont divisés en 7 classes. Le coût annuel pour cette formation est évalué à 4 000 euros.
En ce qui concerne le Master Européen, il est divisé en trois spécialités qui sont évaluées également à 4 000 euros. Ensemble, le DESS et le Master Européen indiquent donc un chiffre d’affaire de 412 000 euros.
| ca perçu par formation en euros | nombre d’élèves en 2010 | ca en 2010
en euros |
nombre d’eleves en 2011 | ca en 2011 en euros | taux d’évolution
|
|
| bts (1ère année) | 9600 | 346 | 3.321.600 | 255 | 2.448.000 | -26.30% |
| dees | 4000 | 60 | 240.000 | 63 | 252.000 | 5% |
| masters | 4000 | 36 dont 17 en M1 | 144.000 | 40 dont 23 en M1 | 160.000 | 11.11% |
| total | 442 | 3.705.600 | 358 | 2.860.000 | -19% |
Tableau 6 : Evolution du chiffre d’affaire par formation de l’année 2010 à 2011
Le nombre d’inscrit en baisse engendre la baisse du chiffre d’affaire. Avec une baisse du nombre de nouveaux inscrits à 358, il y a une baisse du chiffre d’affaire de 845 600 euros.
Le système d’organisation des rentrées utilisé par Médicis est avantageux. En effet, des rentrées décalées pour Décembre et Février sont disponibles pour les inscrits mis à part celle de Septembre. Les avantages de ce système à double sens. D’une part pour les alternants, cela leur permet de mieux s’organiser dans leur temps tout en ayant la possibilité d’obtenir leur diplôme au même statut que ceux inscrits en Septembre. D’autre part, pour le Groupe Médicis, il aura la possibilité d’accueillir plus d’apprenants. Cette situation lui permet de gagner des points supplémentaires face à la concurrence.
Les alternants du Groupe Médicis sont satisfaits des 51 formateurs qui assurent les cours. En effet, leurs expériences dans le domaine sont probantes et ils ont la connaissance des demandes du marché.
Pour illustrer cette évolution chronologique du Groupe Médicis, le nombre des contrats de professionnalisation signés sont également des chiffres à voir. De 2004 à 2008, le contrat de professionnalisation est mis en place mais le nombre n’était pas encore considérable. L’année 2009 a été fructueuse par la suite de l’appui de l’Etat ce qui a permis la signature de 146 000 nouveaux contrats.
| Figure 8 : Nombre de contrats signés (source : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé) |
| Nombre de contrats signés |
| secteur | Taux d’entrée de nouveaux contrats de professionnalisation (en %) |
| Industrie | 20 |
| Grande distribution | 64 |
| Optique | 8 |
| Commerce et détail non alimentaire | 7 |
| Sport | 7 |
| Transports | -5 |
| Construction | -3 |
| Services aux particuliers | -2 |
Tableau 7 : Taux d’entrée de nouveaux contrats de professionnalisation par secteur
Le taux d’entrée de nouveaux contrats de professionnalisation est dominant dans le secteur tertiaire avec un taux de 78%. Dans ce pourcentage, les femmes sont majoritaires. Dans le secteur de l’industrie, le taux d’entrée de nouveaux contrats est en hausse (20%) avec une majorité d’homme.
- Une offre d’enseignement et d’équipement d’envergure
Le contrat de professionnalisation assure la qualité de formation offerte par le Groupe Médicis. Cependant, des contraintes sont relevées à savoir le temps de formation qui doit être compris entre 6 et 12 mois. Cette durée peut également s’étaler jusqu’à 24 mois.
Il toujours possible que cette durée de formation peut varier en fonction du secteur d’activité. Dans le secteur de l’industrie, 65% des contrats sont prévus pour une courte durée, maximum 12 mois, 64% dans le secteur de la construction et 57 % dans le tertiaire.
Cependant, il est également faisable que les contrats de professionnalisation se fassent en Contrat à Durée Indéterminé (CDI) ou Contrat à Durée Déterminée (CDD). Toutefois, le contrat en CDD domine largement le contrat en CDI avec un taux de 88% contre 12% en 2010.
L’enseignement offert par le Groupe prépare à l’obtention de diplômes reconnus par l’Etat et internationalement. Néanmoins, le BTS reste le plus demandé par les altérants. Aussi, le taux d’apprenants qui désirent continuer leurs études est en constante augmentation. La préparation à un diplôme, surtout en alternance, devient de plus en plus solliciter. [13]
| Ensemble | Contrat d’apprentissage | Contrat de professionnalisation | ||
| 1ère année (bac+1) | 9 | 7 | 15 | |
| 2ème année | 12 | 11 | 15 | |
| 3ème année | 35 | 34 | 37 | |
| 4ème année | 39 | 41 | 35 | |
| 5ème année (bac+5) | 71 | 77 | 55 |
Tableau 8 : Comparaison entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation en fonction de l’année d’étude[14]
Les deux contrats : contrat de professionnalisation et contrat d’apprentissage sont deux contrats en concurrence. Cependant, ils sont complémentaires à la fois du fait que leur effectif sont en balancement dans chaque année d’études. Logiquement, dans les universités, le contrat d’apprentissage est dominant. Par contre au niveau des écoles de commerce et de gestion, le contrat de professionnalisation prime. Le tableau montre quand même que le contrat de professionnalisation est majoritaire pour les trois premières années d’alternance.
- L’aide au placement en entreprise
Pour l’entreprise qui décide de s’inscrire dans un programme de formation en alternance, il y a beaucoup d’avantages. En effet, les alternants ni les centres de formation ne sont pas seuls avantageux dans ce système. Aussi, un contrat de professionnalisation ne peut se faire que par les trois parties : alternant, centre de formation et entreprise.
En décidant d’opter pour l’alternance, l’entreprise va être privilégiée d’une baisse sur les cotisations patronales d’après la Loi Fillon appliquée dès janvier 2008. En outre, l’embaucheur n’est pas dans l’obligation de verser de prime à l’alternant ce qui est marqué dans le contrat. Aussi, le jeune alternant ne figure pas dans le calcul des seuils sociaux et fiscaux et de ce fait, il n’atteint pas la question de l’effectif du personnel de l’entreprise.
Une prime n’excédant pas 1380 euro peut être allouée au tuteur qui décide de participer à des formations de tuteurs. Enfin, le recrutement de jeunes en alternance est appuyé par le pôle emploi. Dans ce ces, l’employeur peut aussi recevoir des aides qui dépendent de la taille de la société et du taux de rémunération.
| Figure 9 : Répartition des entreprises signataires du contrat de professionnalisation |
- La motivation des jeunes et leurs attentes
Les jeunes demandent une formation qui pourra garantir leur avenir personnel que professionnel. Chacun étudiant à sa carrière envisagée et espère quotidiennement y parvenir un jour. De ce fait, la formation en alternance semble être pour les jeunes le meilleur moyen d’atteindre leurs objectifs. En effet, nombreux sont les avantages acquis tout en pouvant espérer de poursuivre ses études à un niveau supérieur.
En effet, la formation en alternance propose un large choix de formations qualifiantes qui vont aboutir à l’obtention de diplômes reconnus. Ces diplômes complémentés par les expériences professionnelles acquises lors des formations vont constituer des dossiers certains pour intégrer le monde professionnel sans difficulté. L’attente des jeunes résident surtout sur ce point.
Le Groupe Médicis Alternance répond à toutes ces attentes. Les jeunes ont le choix de suivre une formation en alternance en vue d’obtenir un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) attesté par l’Etat, un Diplôme Européen d’Etudes Supérieures (DEES) délivré par la Fédération Européennes des Ecoles (FEDE) ou un Master Européen qui également délivré par le FEDE.
Face à une grande concurrence nationale et internationale telle que l’Institut Inter-Professionnel de Formation en Alternance (ISIFA) ou l’Institut des Techniques Informatiques et commerciales (ITIC), le Groupe Médicis est l’un des challengers. Par conséquent, cette notoriété pousse les jeunes à s’y inscrire. Ils auront la conscience tranquille en espérant une formation de qualité.
Tout en suivant la formation pour obtenir ces diplômes, l’alternant bénéficie en même temps des rémunérations mensuelles qui seront toujours un plus. Les expériences professionnelles acquises sont également des points positifs attribués à l’alternance.
Ainsi, la mise en place du système d’alternance cible l’amélioration de l’accord entre les attentes des employeurs et les capacités des alternants.
- Médicis Alternance : un organisme parisien d’enseignement supérieur privé
2.1 Les procédures de création d’un organisme de formation tel que Médicis
2.1.1. Les étapes à suivre
Pour créer un organisme de formation tel que Médicis, il faut passer par 4 étapes.
- 1ère étape : il faut que la rédaction du projet se fasse après la déclaration de la Direction Régionale de la Formation Professionnelle et du Travail (DRFPT). Il est impératif d’effectuer cette procédure. Ainsi, il faut vérifier tous les aspects importants : comme l’exposition de la structure, l’équipe pédagogique, les buts des formations y compris les diplômes délivrés et les opportunités d’emploi à venir, les équipements à la disposition des apprenants, le système financier, et les perspectives du centre.
Pour cette première étape, des dossiers sont à fournir. Il s’agit du siège social, la déclaration à la Direction Régionale de la Formation Professionnelle et du Travail, un ordinateur, un téléphone fixe, un accueil téléphonique.
- 2ème étape : il s’agit du choix du statut qui peut être une association dans le cas où le demandeur est dans le domaine de la formation sociale et insertion (aide ménagère, employé de bureau,…) ou une entreprise à capital dans le cas où le demandeur est associé avec d’autres entreprises œuvrant dans le domaine de la formation comme l’informatique, le management, la communication.
- 3ème étape : Le projet est une opération qui va instaurer un fonctionnement professionnel et un permis pour montrer votre activité aux clients et aux institutions.
De ce fait, il est impératif que ce projet soit clair et doit être le plus détaillé possible sur les méthodes employées, les équipements et les compétences dans le secteur choisi.
Le choix des formations doit concorder à une véritable attente en emploi. Pour le cas où il est nécessaire de remettre à niveau l’alternant, le centre doit disposer de la formation adéquate pour ce faire.
- 4ème étape : en rapport avec l’équipe pédagogique, il doit être compétent dans les formations gérées. Une meilleure stratégie est d’embaucher deux parties : une équipe pédagogique en matières générales et une autre équipe constituée de professionnels expérimentés. La formation de formateurs est indispensable car elle va accentuer la qualité de la formation et la démarque offerte par le centre.
A titre de remarque, un centre de formation est apte à faire des demandes de subvention pour ses employés à condition que ces derniers se composent d’équipe avec un formateur titulaire à temps plein au moins.
Aussi, créer un centre dont le but est de faire de la concurrence est à éviter car la finalité est à caractère pédagogique. La notoriété s’accumule en fonction de la qualité des formations-emplois offerts.
En parallèle, il faut aussi mettre sur pied un centre formation permanente pour adultes. L’agencement de votre démarche doit être organisé en fonction du projet pédagogique visant à satisfaire le besoin du public notamment pour la recherche d’emploi.
2.1.2. La convention portant sur la création d’un Centre de Formation en Apprenti
La convention qui porte sur la création d’un Centre de Formation en Apprenti (CFA) est divisée en 6 Titres. Le Titre 1 concerne les dispositions générales, le Titres 2 porte sur l’organisation de la section, le Titre 3 sur les dispositions pédagogiques, le Titre 4 sur les dispositions financières, le Titre 5 sur les procédures et recueil de données et enfin le Titre 6 qui est plutôt axé sur la durée de la Convention.
En tout, l’ensemble de la convention comporte 23 Articles. Il est quand même utile d’énoncer les résumés des articles de la Convention pour plus de précision.
Le Titre 1 de la Convention sur la création d’CFA qui concerne les dispositions générales du centre comporte 6 Articles :
- Article 1 : L’établissement est apte à créer et à gérer une section d’apprentissage dans les normes du Code du Travail et en accord avec le Plan Régional de Développement des Formations.
- Article 2 : Définit le siège de la section ainsi que les caractéristiques des sociétés ou autres établissements ayant accepté la mise en vigueur de la convention.
- Article 3 : Il encourage l’inscription à la formation notamment des jeunes filles. L’établissement garantit l’implication administrative et pédagogique de formations dispensées aux alternants.
- Article 4 : Autorise l’abolissement à établir des contrats avec les entreprises après accord de la Région. Dans ce cas, le contrat entre l’établissement et l’entreprise doit se faire avec l’accord de la Région. Des annexes en rapport avec cet accord vont suivre pour que l’accord soit établi.
- Article 5 : La section d’apprentissage doit faire l’objet de contrôle technique et financier par la Région. Cette disposition est en règle avec l’article L 116-4 du Code du Travail. Le contrôle pédagogique organisé par l’Etat est également valable.
- Article 6 : en rapport avec la qualité des formations, c’est la Convention qui dicte les obligations. Ainsi, il est possible de passer un contrat « contrat de développement qualitatif » entre l’établissement et la Région pour prévoir la mise en place.
Le Titre 2 qui concerne surtout l’organisation de la section comporte 4 Articles :
- Article 7 :
La section d’apprentissage doit être structurée de façon à constituer une unité administrative et pédagogique autonome. Le directeur de l’établissement aura pour tâche la direction pédagogique et administrative de la section d’apprentissage. Aussi, il aura également pour fonction l’organisation de l’accueil de la formation ainsi que de l’accompagnement des apprentis. En parallèle, la coopération continue entre les organisations d’accueil d’information, d’orientation et de l’accompagnement des jeunes doit être maintenue par ce responsable.
- Article 8 :
Les formateurs en section d’apprentissage sont répartis par catégories de formations. Cette répartition doit se faire dans les normes statutaires. Ces personnels sont aussi sous la direction du responsable de l’établissement. Le responsable a également l’autorisation d’organiser des séances de formation des formateurs si celui-ci juge que ces derniers ne sont pas compétents.
- Article 9 :
Le Conseil d’administration doit constituer un conseil de perfectionnement. Son organisation et fonctions sont dictées par les articles R 116-6 à R 116-8 du Code du Travail. Le Président du Conseil Régional ou son délégué participe de droit aux réunions du ce conseil. D’autres personnalités doivent également assister à ces réunions. Il s’agit du Directeur départemental du travail et de l’emploi et de la formation professionnelle, du Chef du service académique de l’inspection de l’apprentissage, ou leur délégué. Le conseil de perfectionnement doit désigne son Président lors de la première réunion.
- Article 10 :
Un rapport bilan annuel sera envoyé au Président du Conseil Régional par le Service Académique de l’Inspection de l’Apprentissage (SAIA).
Le Titre 3 de la Convention sur la création d’un CFA est orienté vers les dispositions pédagogiques. Ces dernières sont des points essentiels dans la réalisation de la convention. Ce Titre comporte 2 articles très détaillés.
- Article 11 :
La section d’apprentissage prépare le diplôme supérieur de l’enseignement professionnel ou technologique ou un diplôme d’ingénieur. L’article définit également le nombre d’apprentis admis par année et par année de formation. Le nombre sera fixé par la Région.
- Article 12 :
La section apprentissage garantit la relation entre l’établissement et l’entreprise selon l’article R 116-11 du Code du Travail. A cet effet, un tableau d’amélioration pédagogique doit être fournit par le responsable de l’établissement. Les fonctions et les responsabilités de l’apprenti sont définies dans ce tableau.
Un accompagnement de l’apprenti doit être fait par un formateur spécialisé dans le type de formation choisir par ce premier. Le formateur aura aussi le rôle de veiller à la bonne relation entre l’entreprise et l’apprenti, l’établissement et l’entreprise, l’apprenti et l’établissement.
Le Titre 4 concernant les dispositions financières est lui-même divisé en quatre sous-titres. Tout d’abord, il détermine les aides annuelles pour le fonctionnement du centre de formation d’apprentis et de la section d’apprentissage. La deuxième sous-partie limite le renouvèlement des matériels et équipements. La troisième sous-partie concerne le financement des gros financements si le financement de projets pédagogiques est évoqué dans la quatrième sous-partie.
Les deux articles c’est-à-dire l’Article 22 et 23 constituent le Titre 4 de la Convention.
Le responsable de l’Institut s’engage à combler toute requête d’information et de statistiques du Conseil Régional et du SAIA. Il s’engage autant à accomplir l’accompagnement continue des séparations de contrats, à récolter et diffuser les éléments définis dans le guide des procédures du Fonds Social Européen.
Enfin pour la durée de la Convention, qui est le Titre 6, c’est l’article 24 qui la définit.
Tableau 9 Caractéristiques : centre de formation d’apprentis ou section d’apprentissage
2.2 Le financement et le partenariat
La convention portant sur la mise en place d’un Centre de Formation Alternance détermine les méthodes d’ordre administratif, pédagogique et financier. Le système d’embauche des employés, le nombre des apprentis admis, les diplômes à délivrer, l’espace de recrutement, les lieux d’enseignement et les systèmes de financement sont compris dans cette méthode. Aussi, elle met en place un conseil de perfectionnement.
Les organismes gérants de C.F.A. sont des organismes particuliers (associations, entreprises, etc.), des chambres de métiers ou de commerce et d’industrie et des organismes publics (lycée, universités,…). Tous les centres sont sous la gérance d’un directeur, embauché par l’organisme gérant. Cependant, les CFA doivent passer par des contrôles annuels techniques et pédagogiques de l’Etat et de la Région.
Les moyens de financement d’un C.F.A. sont surtout : la taxe d’apprentissage considérée comme la principale ressource, la participation de l’organisme gestionnaire, les contributions de l’État ou de la région à condition que la convention de création envisage un placement.
Financièrement, les CFA se partagent en deux groupes :
- Les CFA à caractère nationale sont directement subventionnés par l’Etat qu’il s’agisse d’un financement total ou partiel. L’apprentissage étant régionalisé, l’État n’entre en jeux que dans les cas d’exception afin de satisfaire les attentes en formation. Par conséquent, le nombre des CFA à recrutement national restent peu important.
- Les CFA à convention régionale sont subventionnés surtout par la taxe d’apprentissageadditionnée par des aides régionales de l’ordre de 60%.
Afin de renforcer la formation, les Conseils Régionaux donnent des primes pour encourager les sociétés à recruter des jeunes en contrats d’apprentissage. Chaque assemblée régionale décide des méthodes.
Les primes sont fixes destinées à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que d’autres secteurs publics. Elle est également associée à des primes complémentaires cette fois déterminées en fonction de l’effort accepté par l’embaucheur lors du recrutement d’un alternant.
D’autres Régions établissent des appuis financiers pour les apprentis. Ainsi, ces premières octroient une compensation de repas en fonction des jours de présence au CFA. Aussi, par année, une prime de transport est comptée en fonction des kilomètres franchis par l’apprenti pour arriver jusqu’au CFA. Il faut aussi citer une indemnité pour toute nuit passée au pensionnat du CFA. Une prime est aussi offerte pour l’acquisition du premier matériel.
Lorsqu’un apprenti est embauché dans une société, celui-ci doit payer une somme, relative aux frais de la formation, au CFA d’accueil.
En ce qui concerne les sociétés ayant de nombreux apprentis à son effectif, le Code du travail appuie que la somme est alors partagée par le service collecteur entre les différents centres où sont inscrit les apprentis selon l’article R.6241-19.
Un établissement de formation d’apprentis a pour objectif de former les jeunes travailleurs, sous un contrat d’apprentissage, un enseignement général accompagné d’une formation technologique, théorique et pratique qui comble la formation au sein d’une société afin d’obtenir des expériences professionnelles certaines.
Ces formations sont principalement financées par la « taxe d’apprentissage « qui est un impôt versé par les sociétés afin de régler les dépenses utiles au bon fonctionnement de l’enseignement de la formation et de l’apprentissage. La taxe d’apprentissage est instaurée afin de régler également l’évolution des premières formations technologiques et professionnelles.
Le montant de la taxe d’apprentissage est calculé en fonction des salaires versés par ces patrons. Le versement de cette taxe est possible grâce aux entreprises imposables de la taxe d’apprentissage.
Le taux de droit commun de la taxe d’apprentissage est de 0,5%. Ce taux peut changer en fonction de l’emplacement géographique des centres. Pour les sociétés gérantes de plus de 250 employés et ayant plus de jeunes de moins de 26 ans, quel que soit le contrat établi, le taux de droit de la taxe d’apprentissage est de 0,6% selon l’article 225 du CGI.
Les employeurs bénéficient d’une exonération de la taxe égale à 11% du SMIC s’ils font appel à des alternants touts en étant régis à la taxe.
Le taux de la contribution à l’essor de l’apprentissage correspond à 0,18%. Cette contribution est donnée par les individus ou sociétés imposables de la taxe d’apprentissage. Aussi, elle se base sur les payements fixés pour l’assiette de la taxe d’apprentissage.
Dans la question de financement, on peut aussi citer le Fonds National de Développement et de Modernisation de l’Apprentissage (FNDMA). Le FNDMA a pour devoir de garantir la répartition interrégionale entre les CFA et le financement des contrats d’objectifs et de moyens avec les régions ciblant l’essor de l’apprentissage. Ce récent FNDMA, restitué par les organisations collectrices de la taxe d’apprentissage au Trésor Public, est adressé aux Fonds régionaux de l’apprentissage et de la formation. D’autre part, ce Fonds National de Développement et de Modernisation de l’Apprentissage est soutenu par une partie du quota qui correspond à 22 % de la taxe brute.
Pour plus de précision, le quota d’apprentissage a pour objectif de financer les CFA, les institutions d’entreprises et les établissements de formation professionnelle découlant du domaine des banques et des assurances. Cette partie équivaut à 30 % de la taxe d’apprentissage brute.
- Les moyens humains
Il est impératif que les employés de direction, d’enseignement et d’encadrement répondent à des critères de compétences déterminés par le Code du Travail. Le groupe pédagogique doit posséder les aptitudes valables avec les formations. Aussi, il est préférable d’embaucher une partie d’enseignants dans les disciplines générales et une autre partie des anciens professionnels confirmés.
Il faut citer qu’un Conseil d’Administration gère le Centre de Formation. Les directions pédagogiques sont déterminées par un Conseil de Perfectionnement et Scientifique. Les cours sont garantis par un Corps Professoral dont les équipes sont chargées des postes de direction dans des secteurs connexes au domaine de l’assurance. En effet, ses enseignants travaillent dans des sociétés d’assurances, des filiales d’entreprises d’assurances et de banques, mais également des intermédiaires des géants industriels. En général, ils ont la fonction de garantir les cours et de préparer les apprentis, d’insérer les inscrits aux formations professionnelles, aux épreuves de fin de cursus. Ainsi, ils partagent à leurs étudiants, avec la plus grande assurance, les savoirs et connaissances qu’ils ont obtenus durant tout leur cursus universitaire et professionnel.
La complémentarité du monde professionnel dans l’enseignement fait la particularité et la vigueur d’un CFA. Les formateurs de l’établissement ont les compétences nécessaires pour suivre au mieux leurs apprenants et de former avec soin leur intégration dans la vie active.
- La démarche qualité
Les formations en alternance permettent l’obtention de diplômes reconnus par l’Etat et reconnus internationalement. En même temps, les expériences professionnelles sont acquises tout au long de la formation. Les formations sont donc qualifiantes ou certifiantes dans les plusieurs disciplines des métiers.
L’apprenti aura l’embarras du choix de la formation à suivre selon le diplôme qu’il vise. Il peut s’agir du Brevet de Technicien Supérieur (Bac+2), du Diplôme Européen d’Etudes Supérieures (DEES), le Master Européen (Bac+4 et Bac+5). Ces diplômes sont soit certifiés par l’Etat soit délivrés par la Fédération Européennes des Ecoles (F.E.D.E).
- Le public de Médicis
On peut catégoriser le public de Médicis en trois catégories distinctes : les particuliers, les professionnels et les organismes paritaires collecteurs agréés.
- Les particuliers
Les particuliers concernent les apprenants ou futurs apprenants se situant entre l’âge de 16 à 25 ans. Le taux d’inscription des hommes que des femmes sont à peu près le même. D’autre part, la majorité des inscrits sont en BTS (Bac+2) surtout pour la formation Management des Unités Commerciales. Ils sont surtout localisés à Paris et en région parisienne et une grande partie est issue d’un Baccalauréat général ou professionnel.
- Les professionnels
Il s’agit essentiellement des Petites et Moyennes Entreprises mais également de grands groupes situés autour de Paris et région parisienne. Le centre de formation a comme effectif environ 5.000 sociétés partenaires de différents domaines attrayants aux formations offertes (les agences immobilières, les cabinets comptables, les organismes bancaires, les points de ventes spécialisés).
- L’organisme paritaire collecteur agrée
Leur organisation se fait par branches d’activité et il a comme ressources financières les cotisations de formation versées par les entreprises. Cette OPCA prend en main la formation de l’alternant à condition que celui-ci soit présent pendant la durée de la formation. 99 organismes sont répertoriés en France dont les notoires : AGEFOS dans le domaine des petites et moyennes entreprises (PME), FAFIEC pour le domaine de l’informatique, de l’ingénierie, du conseil et des foires et salons, INTERGROS pour le domaine du commerce de gros et international, OPCASSUR dans le domaine des assurances et enfin ANFA pour le secteur automobile.
Le Groupe Médicis Alternance est de ce fait financer par les OPCA dont les sociétés des apprenants en dépendent.
- Que propose Médicis pour ses apprenants
- Une pédagogie, une vie étudiante, un cadre de travail
Médicis propose à ses apprenants un large choix de formations de qualité aboutissant à des diplômes reconnus. L’apprenant aura le choix sur les 23 types de formations en alternance proposés. Aussi, le placement en entreprise est assuré par des formateurs professionnels dans le domaine. Les expériences acquises par l’apprenant au sein des ces entreprises seront des moyens sûrs pour intégrer le monde professionnel.
- Un réseau
Médicis alternance utilise plusieurs moyens pour communiquer entre ses groupes, à son public et à ses partenaires.
- Tout d’abord, il y a le site Internet qui est le moyen le plus en vogue. Son site internet présente les diverses formations proposées ainsi que leurs débouchées. Aussi, il y a possibilité pour les alternants de télécharger un dossier de candidature afin d’aboutir à un entretien final. Si un jeune est jugé compétent, il peut transmettre son cv sur le site internet de Médicis dans la section espace apprenants.
- Les salons, afin de soutenir la structure, tels que le salon de l’Education, salon de l’alternance, salon de Paris. Des conseillers formations et des apprenants de Médicis Alternance informent les futurs étudiants des opportunités disponibles. Une visite leur est également proposée.
- Des journées portes ouvertes sont effectuées les samedis après les salons pour présenter l’établissement aux futurs apprenants. Par conséquent, les étudiants ont l’avantage de pouvoir visiter les salles de l’établissement et de communiquer avec des apprenants actuels ou les formateurs de Médicis Alternance.
- Des Journées Portes Ouvertes tuteurs qui permettent la rencontre de tous les acteurs : les entreprises, employeurs, les formateurs, toutes les équipes. Les journées portes ouvertes sont donc l’occasion d’un contact direct. Aussi, des conférences ont aussi lieu durant ces journées.
- Les visites dans des lycées pour expliquer les opportunités et orienter après le Baccalauréat.
- Les imprimés sans adresse qui sont partagés à l’entrée des salons, des facultés, des établissements.
- Le mailing est également utilisé par Médicis pour diffuser les informations nécessaires pour les apprenants comme la demande de documentation, les modalités d’inscription, les dates limites de réception de dossier et d’inscriptions. Les mails sont également envoyés aux entreprises partenaires de Médicis pour les relancer dans leur système de recrutement.
- Le métier de conseiller formation
Le poste de conseiller formation consiste, en coopération avec les autres conseillers formation, à accueillir en entretien les postulants à Médicis Alternance. D’autre part, le conseiller formation aura à juger les compétences des jeunes s’ils sont aptes à intégrer le centre. Une fois inscrit, le conseiller formation assiste les nouveaux apprenants dans leurs méthodes de recherche d’entreprise, surtout en leur offrant des accompagnements personnalisés ou collectifs. Le conseiller oriente également ces apprenants sur leur Curriculum Vitae, la façon de rédiger leur lettre de motivation, faire face aux entretiens, mais aussi les procédés de recherches d’entreprises.
La plus grande partie du travail consiste à prospecter les sociétés partenaires. En même temps, les profils correspondants à leurs attentes sont proposés à ces entreprises. L’accompagnement des apprenants dès leur inscription jusqu’à la fin de leur formation en établissement et en entreprise est également une des fonctions principales du conseiller.
Entre temps, la coopération entre apprenant et entreprise, l’évaluation des compétences de chacun, les entrevues avec les entreprises sont effectuées par le conseiller formation. Ce dernier participe également dans l’animation des conférences, des salons, journées portes ouvertes,… On peut considérer donc le conseiller formation comme étant le premier contact entre l’apprenant et l’établissement. D’autres tâches, en fonction de la situation, peuvent être attribuées à un conseiller formation. En annexe, un exemple de fiches de poste conseiller formation.
Conclusion
Cette seconde partie nous a aidé à voir plus clair sur la situation du groupe Médicis notamment sur son cas par rapport à l’enseignement privé en général mais aussi sur la réalité pédagogique, ses activités, son organisation.
La partie suivante nous donnera plus de détails sur le groupe grâce à notre vécu durant notre stage.
TROISIÈME PARTIE
LE DISCOURS PROMOTIONNEL DU CENTRE DE FORMATION MEDICIS ALTERNANCE ET LA REALITE PEDAGOGIQUE
- Identification du circuit d’intégration
- Présentation du contexte du stage
- Définition générale
Par définition, un stage est le plus fréquemment un temps de formation, d’apprentissage ou d’amélioration pouvant aller de quelques jours à plusieurs mois dans un emplacement approprié.
Cette locution, attribuée généralement dans la littérature dédiée à l’enseignement, à l’alternance en formation) indique une aide pédagogique au stagiaire, sous la supervision d’un formateur ou d’un tuteur de la société durant tout le chemin de formation. Le stage a pour objectif premier de faciliter l’adaptation des connaissances et le partage en situation d’emploi. Une des tâches du formateur est de faciliter, accompagner le stagiaire dans sa formation, en lui offrant tous les éléments les plus utiles pour arriver l’objectif voulu.
Dès la classe de troisième, les élèves sont dans l’obligation de faire une « séquence d’observation en milieu professionnel »[15]. Cette règlementation va permettre au collégien de faire le choix approprié pour son orientation scolaire. Cependant, faute de la durée assez courte des stages, ils sont très rarement payés et consistent souvent plus à étudier qu’à travailler effectivement.
D’autres stages sont exécutés durant un cursus d’un étudiant. En effet, plusieurs diplômes demandent un stage d’une durée considérable en entreprise, dans la discipline concernée. Ils sont souvent cruciaux pour l’étudiant. Ce sont des moyens d’orienter ce dernier dans le milieu professionnel à venir et pouvant aboutir à une embauche.
Toutefois, il faut noter qu’un stagiaire dans l’encadrement de l’enseignement initial n’a pas le statut d’un salarié et n’est pas privilégié de certains avantages sociaux comme bénéfices de la convention collective, cotisation sociales -retraite, la sécurité sociale, congés, exigence d’une rémunération, droits syndicaux,…
Une convention doit être signée entre l’organisme d’accueil, le stagiaire, et l’organisme de formation. Cette convention est régie par une loi française. La durée doit être supérieure à six mois.
Il est important de mentionner que le stage n’est pas effectué pour prendre la place d’un employé en cas d’absence, de fin de contrat de travail ou de licenciement, afin d’exécuter une tâche journalière correspondant au poste de ce dernier. Aussi, le stage ne doit pas prendre le titre de travail permanent, dans le but d’un accroissement temporaire de l’activité de la société, ou pour profiter d’un poste saisonnier.
Pour ce qui est des stages obligatoires conventionnés, l’assurance maladie et accident de travail sont à la charge du centre de formation.
Dans le contexte de la formation professionnelle, le stage en entreprise est une activité dans le monde du travail ayant pour objectif de gagner de nouvelles aptitudes et compétences ou de mettre en pratique celles qui ont été acquises antérieurement.
Il est nécessaire de souligner également qu’un stage, selon le cas, peut être relatif à une pré-embauche. Dans ce sens, les offres utilisant le terme de « pré-embauche » veulent attirer plus de candidats et ainsi elles prennent le titre de stage de pré-embauche.
Notre stage se présente sur le Master 2 professionnel en Sciences de l’Education dans le Parcours Ingénierie Pédagogique en formation des adultes
Le diplôme reçu servira par la suite à la formation à la montée en compétences des experts dans l’ingénierie pédagogique sur 3 points bien distincts :
- La pédagogie des adultes
- La composition de documents de formation
- L’utilisation des NTIC pour améliorer l’apprentissage (e-Learning par exemple)
L’ingénierie pédagogique englobe tous les moyens pour mener à bien les études, les analyses, les synthèses, la conduite et l’évaluation des concepts pédagogiques lors de la formation.
- La convention du stage
Le décret édité au Journal Officiel le 31 août 2006 « La convention de stage a pour but de préciser les engagements et responsabilités de l’établissement scolaire, de l’entreprise d’accueil, et du stagiaire ». Aussi, pour que cette convention soit admise, elle doit faire l’objet d’une signature entre les trois parties citées plus haut.
La convention de stage doit comprendre 11 clauses selon le décret :
- la définition des diverses fonctions attribuées au stagiaire, correspondant avec les buts de la formation choisie ;
- la durée du stage jusqu’à la date fin.
- les horaires hebdomadaires que le stagiaire doit suivre au sein de l’entreprise : dans le cas où le stagiaire est supposé travailler la nuit, le week-end ou un jour férié, la convention de stage doit le mentionner.
- le montant de l’indemnité du au stagiaire et les systèmes de son versement, l’énumération des avantages en nature proposés au stagiaire, spécialement la restauration, son logement ou le paiement des frais qu’il a engagés pour faire son stage.
- l’administration de protection sociale, surtout la protection en cas d’accident du travail ainsi que le devoir du stagiaire de soumettre une assurance couvrant son implication civile.
- les formalités d’encadrement du stagiaire par les directeurs du stage et l’entreprise partenaire.
- les modalités de remise d’une « attestation de stage » et les méthodes d’homologation du stage pour l’acquisition du diplôme préparé.
- les procédés de suspension et d’annulation de la convention de stage
- les états où stagiaire est autorisé à s’absenter.
- les règlements intérieurs de la société, si existants, et que le stagiaire impérativement suivre.
Souvent des employeurs n’indemnisent pas leurs stagiaires. Il est même possible de voir certaines annonce précisant « stage en remplacement d’un congé maternité » ou encore « stage d’été remplacement de personnel » et même « stage pour faire face à un accroissement d’activité » ce qui est totalement non-conforme à la loi. Cette situation est accentuée par le taux de chômage élevé.
Par conséquent, une loi de 2011[16] est venue appuyée les droits du stagiaire, en précisant surtout que :
- « Les stages ne peuvent pas avoir pour objet l’exécution d’une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent de l’entreprise. »
- « La durée du stage est limitée à 6 mois. »
- « Un délai de carence de 1/3 de la durée du stage précédent s’impose lorsque les entreprises accueillent successivement des stagiaires sur un même poste. »
- « Tout employeur qui accueille des stagiaires doit tenir un registre des stages dont les modalités restent à préciser par décret. Ce registre est distinct du registre du personnel. ».
- « Lorsqu’un stagiaire est embauché dans les 3 mois suivant l’issue du stage; la période d’essai est réduite de la durée du stage (toutefois cette diminution est limitée à 50 % de la durée de la période d’essai, et la durée de ce stage est prise en compte pour le calcul de l’ancienneté et les droits qui y sont attachés). »
- « Les stagiaires ont désormais le droit de bénéficier des activités sociales et culturelles du comité d’entreprise, dans les mêmes conditions que les salariés. »
Dans cette idée d’amélioration du statut de stagiaire, les modalités de gratifications ont été mises en place depuis 2009. En effet, le paiement d’une gratification de stage est exigé si le stage dure deux mois consécutifs ou plus. Cette gratification est valable qu’il s’agisse d’entreprises privées, associations, entreprises publiques ou institutions publiques à qualité industrielle et commerciale ou non. Cette période de deux mois s’entend d’une durée calendaire quel que soit le nombre d’horaire exécutée dans le mois par le stagiaire.
Le versement de cette gratification se fait mensuellement et est calculé à la base du plafond horaire de la sécurité sociale. Ainsi, la gratification est au minimum égale à 12,5 % de ce plafond pour un temps plein. Toutefois, la gratification n’ayant aucun lien avec le diplôme, est constante pour tous les niveaux.
En parallèle, l’article 1 du même décret précise que « La gratification est due au stagiaire sans préjudice du remboursement des frais engagés pour effectuer le stage et des avantages offerts, le cas échéant, pour la restauration, l’hébergement et le transport ».
| Année | Plafond horaire de la sécurité sociale | Montant minimum de la gratification |
| 2009 | 21 € | 398,13 € |
| 2010 | 22 € | 417,09 € |
| 2011 | 22 € | 417,09 € |
| 2012 | 23 € | 436,05 € |
Tableau 10 Evolution du montant de la gratification en fonction du plafond horaire de la sécurité sociale de l’année 2009 à 2012
Il faut aussi savoir que la gratification octroyée au stagiaire est affectée à l’impôt sur le revenu à condition que les quatre conditions suivantes soient respectées:
- le stage est inscrit intégralement dans le programme de l’école ou des études
- le stage a un caractère obligatoire
- le stage n’excède pas trois mois
- le stage se fait dans une société française.
Dans le cas où le stage dure plus de trois mois, la somme fiscale net doit être attestée. Il faut noter également que le stagiaire ne peut pas être relié au foyer fiscal de ses parents s’il a plus de 25 ans.
- L’entretien de recrutement
Dès le mois de Janvier, les futurs bacheliers, sont à la recherche d’une nouvelle école et sollicitent les hôtesses d’accueil pour recevoir des dossiers de candidatures. Ceux-ci sont également téléchargeables depuis le site internet. A la réception des dossiers remplis, nous contactons les futurs inscrits pour un entretien de motivation afin d’évaluer leurs compétences. On distingue deux types d’entretiens, les individuels d’une durée de 30 minutes et les collectifs d’une durée de deux heures. Lors des entretiens individuels, je me présente et explique le déroulement de l’entretien. Celui-ci s’effectue en quatre étapes :
- La présentation du candidat
- Les questions relatives à sont parcours scolaire, son choix de formation, son projet professionnel, sa personnalité, ses expériences professionnelles, ses compétences linguistiques et informatiques, ses centres d’intérêts, ses démarches de recherche d’entreprise.
- Le fonctionnement de Médicis Alternance
- Les questions du candidat
- Le face à face apprenant et conseiller formation
Le responsable du recrutement, c’est-à-dire le conseiller formation exerce une activité au sein du centre de formation. Cependant, la décision à prendre est fréquemment collégiale et est définie avec avis favorable de plusieurs responsables du centre.
Lors de l’entretien, l’apprenant aura à faire face au conseiller formation ou dans certain cas, deux personnes ou plus. Il ne s’agit pas seulement de considérer l’aspect technique ou professionnel mais vraiment tenir compte de la dimension humaine qui est non-négligeable.
Ainsi le face à face entre apprenant et conseiller formation peut se traduire en une situation de dialogue et d’échange importante. Le risque de surprise est toujours présent lors de ces situations car un apprenant ne se juge pas seulement sur son aspect extérieur.
La discussion en face à face va durer en général une heure tout au plus. C’est la situation de rencontre la plus courante. Tous les moyens sont établis afin de déstabiliser l’apprenant afin d’analyser sa situation d’adaptation et sa faculté de gérer toutes situations.
Le lieu où se fait la rencontre peut déjà en dire beaucoup sur la personnalité de l’entreprise ainsi que du conseiller formation. Cependant, la rencontre a déjà été organisée avec soin à l’avance. Le conseiller formation chargé de l’évaluation des candidats est expérimenté dans l’art de poser les questions. C’est à lui que revient le droit de commencer l’entretien et de le conclure. Dans certains cas, le conseiller formation prend des notes tout au long de la rencontre.
Le CV du candidat est tenu en main par le recruteur suivi d’un temps de silence. Cette situation peut aussi déstabiliser le candidat mais un bon conseiller formation saura toujours le mettre à l’aise tout au long de l’entretien. En effet, le but n’étant pas de martyriser le candidat mais d’évaluer ses compétences. Il est quand même fréquent que le conseiller formation mette un peu de pression en fonction du déroulement de la discussion. La capacité du candidat à résister aux situations tendues, qui seront particulièrement fréquentes lors des formations en entreprise, sera ainsi vérifiée.
Ci-desous un exemple de fiche de synthèse entretien.
Figure 10 : Fiche de synthèse entretien
- Le discours lors de l’entretien de motivation
La liste des questions suivantes sont les plus fréquemment posées lors d’un entretien. Pour qu’un apprenant ou un candidat espère réussir l’entretien, il lui faut répondre les questions par les bonnes réponses voulues par le conseiller formation ou le recruteur en général. Un sommaire mis en avant va catégoriser les différentes questions par thèmes. Ensuite, les listes des questions seront regroupées en fonction des thèmes abordés. [17]
Le sommaire :
- Thème 1 : Les études
- Thème 2 : La personnalité
- Thème 3 : L’entreprise
- Thème 4 : Questions diverses
Thème 1 : Les études
Pourquoi avez vous suivi ce type d’études ?
Pourquoi avoir choisi cette Ecole/Centre ?
Que vous ont apporté vos études antérieures?
Pensez vous que vos études vous ont bien préparé à la vie professionnelle ? (pour une formation professionnalisante).
Si vous deviez recommencer un cycle d’étude, lequel choisiriez vous et pourquoi?
Quelles étaient vos matières préférées ?
Quelles notes avez-vous obtenues ?
Pourquoi souhaitez-vous continuer vos études?
Thème 2 : les questions ayant trait à la personnalité
Parlez-moi de vous…
Présentez vous
Allez-y…
Quelles sont vos principales qualités ?
Quels sont vos principaux défauts ?
Respectez-vous les horaires ?
Êtes-vous ponctuel ?
Comment qualifierez-vous la réussite ?
Etes vous marié, célibataire ?
Thème 3 : les questions ayant trait au centre de formation et/ou de l’entreprise
Que savez-vous de notre entreprise ou du centre ?
Que savez-vous de nos services ?
Qu’est ce qui vous attire le plus chez nous ?
Connaissez-vous notre organisation de travail ?
Pourquoi nous avoir contactés ?
Pourquoi avez vous répondu à notre annonce ?
Thème 4 : Questions diverses
Depuis combien de temps cherchez-vous un centre de formation ?
Que ferez-vous si vous n’êtes pas choisi ?
Quels sont vos différents contacts ?
Quel est votre niveau d’anglais ?
Avez-vous quelque chose d’autre à dire ?
Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
Suite à ces différentes questions, le candidat a tout à fait le droit de rajouter des informations notamment de démontrer ses propres motivations : l’avantage d’avoir des diplômes, l’avantage d’intégrer un centre de formation en alternance, etc.
Dans le cadre de ce mémoire, des mini-entretiens ont été réalisés sur une période de trois mois entre le 16 avril 2012 au 12 juillet 2012. Le principe était d’interroger un maximum de candidats lors des entretiens de motivation, à savoir comment ils ont découvert Médicis Alternance et quels sont leurs principales attentes de la part de Médicis. Le but de ces mini-entretiens était de comprendre ce qu’attendaient réellement les jeunes vis-à-vis d’une école comme Médicis. En tout, nous avons réalisé 58 entretiens de futurs candidats.
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FUTURS CANDIDATS (SUR UN TOTAL DE 58 ENTRETIENS)
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comment avez-vous découvert Médicis Alternance ?
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Internet 29
En alternance.com 14 Salons 4 Bouche à oreille 6 Connait un étudiant de Médicis 5 |
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qu’attendez-vous d’une école comme Médicis Alternance ?
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Une bonne formation 14
A l’écoute 8 Aider à trouver une entreprise 2 Des connaissances 12 Etre encadré 17 Devenir un homme 1 Apprendre un métier 1 Avoir les bases 2 Me professionnaliser 1 |
- La réponse favorable ou non pour l’intégration chez Médicis
Afin d’intégrer Médicis, il faut éviter des comportements éliminatoires lors de l’entretien et essayer de donner le maximum attendu par le conseiller formation. En général, il s’agit d’être positif dans les démarches de réponse et être sur de soi-même.
Les quelques règles suivantes peuvent aussi être de bon point pour réussir l’entretien avec le conseiller formation.
- Il faut savoir bien gérer le ton de la voix. La voix présente des éléments clés. Le ton est le paramètre qui interprète les émotions. Ainsi, un ton monocorde pourrait lasser l’interlocuteur. Articuler d’une façon naturelle la voix est le plus efficace.
- La transparence indique la franchise de vos réflexes. Dans ce cas, il faut une maîtrise de ce paramètre. Etre souriant et de bonne humeur sont des atouts certains. Cependant, il ne faut pas que ce sentiment soit forcé.
- Il faut également tenir compte des postures c’est-à-dire la façon de se poser sur la chaise. Cette posture est associée à la façon de se tenir tout en s’exprimant.
L’intégration chez Médicis nécessite un certain niveau. Toutefois, face à la concurrence accrue, le centre accepte toutes les candidatures pouvant répondre à ses besoins.
Lors de notre mission, nous avons donc accepté 189 candidatas et refusés deux à cause de leur comportement. La politique de Médicis Alternance souhaite que l’on accepte tous les candidats… plus on en accepte, moins ils iront s’inscrire vers la concurrence… le risque est celui d’accepter tout le monde, ce qui fait partie de la réputation de Médicis Alternance « ils acceptent tout le monde… ».
Quand : les entretiens de motivations ont lieu tous les jours, toute l’année. La rentrée a lieu en septembre, mais pour les BTS on organise des rentrées également en décembre et février.
Généralement, un conseiller formation fait en moyenne 5 entretiens de motivations par jour, soit le matin ou l’après-midi.
- com : un système d’annonce en ligne à double fonction
Enalternance.com est le site meneur totalement alternance. Le site propose en ligne des offres et demande de contrats en alternance. Le site est en pleine essor s’inscrivant dans la disposition réelle de promotion de l’alternance. Plus de 200 000 Curriculum Vitae à jour et 30 000 offres en ligne y sont présents.
Enalternance est un site partenaire de la société Recrut.com. Cette dernière a été créée en 1998 et devient de nos jours un acteur inévitable dans le secteur de l’emploi. Sa fonction principale est d’assurer la rencontre entre candidats et recruteurs, d’offrir des solutions et des assistances dans leurs recherches. A cet effet, elle a en ses moyens un plateau étendu de produits destinés à toutes les attentes.
Ayant des expériences confirmées de plus de 10 ans sur le marché du travail, Recrut.com a acquis une expérience solide et notoire. Plusieurs partenariats avec des organismes références certifient la volonté et de l’engagement de la société.
Parmi les sites partenaires de Recrut.com, on peut citer :
- le site En-Stage.com qui propose des offres diversifiées et conventionnées. Le site est le site référence en ce qui concerne les stages. Ainsi plus de 30 000 entreprises y sont répertoriées.
- Pour ce qui est des formations, En-formation.com est le site leader. Plus de 30 000 formations dans toute la France, dans tous les secteurs d’activité et pour tous les niveaux d’études sont proposées. Pour les intéressés en emploi intérim
- En-interim.com est le site idéal. Plusieurs offres d’emploi en intérim sont proposées avec toute l’actualité sur l’intérim.
- Campus Emploiqui est le site destiné aux jobs étudiants. De nombreuses offres diverses pour des emplois de complément formateurs et pratiques sont présentées sur le site.
Nous y avons publié des annonces sur l’alternance où apparaissent et sont répertoriés la majorité des organismes de formation en alternance tel que Médicis. Le but : mettre un maximum d’annonces pour être le plus visible possible sur internet, lorsqu’une annonce est écrite elle est directement positionné en première page du site « en alternance.com » c’est-à-dire que la liste des offres d’emplois du site. Comme Médicis, de nombreuses écoles concurrentes publient des annonces afin d’être bien positionnées en première page et ainsi se faire connaitre auprès du plus large public possible.
Il faut savoir que ces offres sont la plupart du temps fictives… elles ne servent qu’à attirer du monde, des jeunes principalement pour faire connaitre Médicis. Ces jeunes déposent une candidature (leur CV) et nous devons les contacter afin de leur faire connaitre Médicis Alternance. Nous envoyons par mail ou par courrier un dossier de candidature ainsi qu’une brochure de documentation.
En revanche il y a des annonces qui sont vraies et non fictives. Médicis a des entreprises partenaires et souvent elle n’a pas les profils suffisants ou nécessaires répondant aux besoins des entreprises. Nous devions donc déposer une annonce correspondant au besoin d’une entreprise (généralement il s’agissait d’entreprises grands comptes ou très renommée). Cependant, Médicis ne souhaitait pas que mentionné le nom de l’entreprise afin qu’une autre école ne vole notre annonce ou ne la diffuse pour ses propres étudiants. En effet, la concurrence pourrait prendre directement contact avec l’entreprise mentionné et lui proposer un jeune ou plusieurs immédiatement. Les jeunes pourraient également être inscrits dans une école autre que Médicis et postuler directement auprès de l’entreprise au lieu de passer par Médicis et bien évidemment intégrer une autre école…
Au total, sur les six mois de stage nous avons publié 168 annonces pour des postes en alternance (la plupart fictifs)
Nous les envoyons tous les jours en assurant à la fois la veille des annonces.
Pour Médicis, enalternance.com a permis de drainer beaucoup de jeunes n’ayant pas encore d’école, à la recherche d’une école ou déjà inscrit ailleurs. Cependant, un constat est fait au mois de mai : on peut dire qu’au bout de quatre mois de dépôt d’annonces sur le site, l’objectif de Médicis s’essouffle car beaucoup de jeunes ont déjà trouvé une école en alternance (c’est-à-dire qu’ils sont inscrits et ne cherchent que des postes en alternance et non pas une école).
Des hypothèses ont été levées :
Toujours au mois de mai : nous sommes en France en période d’examens : BAC, BTS… les jeunes sont donc en période d’examens, de révisions, ils chercheront une école plus tard….
Une autre limite très importante : certains jeunes commencent à douter de « enalternance.com ». Ils sont inscrits chez Médicis et postulent directement sur le site, à nos offres fictives. Ainsi, il a fallu revoir le discours en mettant en avant que nous prenons en compte leur demande, qu’ils sont intéressés par l’offre en question sur le site et que nous allons envoyer directement leurs candidatures (leurs CV) auprès de l’entreprise partenaire en question (toujours fictive).
Il est donc très important d’être attentif car la crédibilité de Médicis est en jeu. Il faut donc vérifier à chaque fois chaque candidature sur la base de données interne a Médicis (nous utilisions le logiciel ACT BY SAGE comme base de données) pour voir si les jeunes sont déjà inscrits chez Médicis ou pas afin de pouvoir adapter le discours.
- L’accompagnement en groupe et individuel
2.1. Les techniques de placement en entreprise
L’apprenant suit un enseignement dispensé par le centre de formation et par une entreprise d’accueil où il a un statut singulier ou stagiaire indemnisé.
La fréquence de l’alternance est très variable d’une formation à l’autre. Cependant, une fois inscrit, l’apprenant sera fréquemment aux sessions de « Techniques de Placement en Entreprise » de Médicis. Ainsi, celui-ci bénéficiera du réseau des entreprises partenaires de Médicis Alternance.
Dans une session de Techniques de placement en entreprise ou TPE, les conseillers formations ou les tuteurs vont accompagner l’apprenant afin qu’il puisse améliorer son Curriculum Vitae ainsi que sa lettre de motivation performer ses entretiens d’embauche au sein d’une entreprise partenaire, relancer les sociétés. Aider les apprenants dans leurs recherches et des différents conseils leurs seront aussi donnés lors de ces TPE.
Il y a des moyens utilisés pour le placement en entreprise. Ces moyens sont généralement humains. Il peut s’agir d’un :
- Encadreur professionnel en entrepriseou maître d’apprentissage.
- Chargé des alternants
- correspondant ressources humaines.
D’autre part, les moyens peuvent aussi être d’ordre organisationnel. Dans ce cas, il peut s’agir d’un accompagnement journalier de l’alternant, d’une formation plus prononcée ou d’une écoute plus appuyée.
Dans ce contexte de placement en entreprise, le rôle du centre de formation est de suivre des entreprises insères dans le programme d’alternance. En parallèle, il doit également prendre en compte les questionnements, les obstacles rencontrés par les alternants durant leurs périodes pratiques en entreprise.
Une fois l’apprenant placé en entreprise, le tuteur de stage ou son responsable désigné aura des rôles à jouer. Dans un premier temps, il s’assure de la mise en place des outils indispensables à l’encadrement en désignant un professionnel au sein de l’entreprise d’accueil. Ce dernier doit être à l’écoute et toujours là pour l’apprenant. En second temps, il doit garantir la qualité de l’encadrement et l’évaluation de l’apprenant tout en assurant également la coopération avec les entreprises partenaires.
En même temps, le responsable désigné de l’apprenant aura également des fonctions spécifiques. De ce fait il aura à :
- Accueillir l’apprenant pour faciliter son intégration au sein de l’entreprise.
- Défini les objectifs.
- Familiariser l’apprenant en ce qui concerne la formation spécifique au stage c’est-à-dire au sein de l’entreprise.
- Collaborer quotidiennement avec les entreprises partenaires.
- Approuver le projet professionnel de l’apprenti.
- Définir et approuver avec l’apprenti ses objectifs personnels.
- Repérer les conditions de travail et arranger un travail en binôme avec un professionnel.
- Confirmer le stagiaire au jour le jour
- S’engager à faire connaitre le programme et les objectifs de formation à toute l’équipe.
- Participer chaque jour à la construction de situations d’apprentissage.
- Suivre le stagiaire dans l’apprentissage du travail.
- Juger les acquis de l’apprenant.
Bref, le tutorat permet d’accompagner l’étudiant son parcours de formation au sein de l’entreprise. Figurant dans les techniques de placement en entreprise, cet accompagnement est réellement un point positif dans l’intégration du stagiaire au sein d’une entreprise.
Lorsqu’un jeune est accepté chez Médicis il doit assister à des TPE (techniques de placement en entreprise) afin de bien connaitre l’alternance, le contrat de professionnalisation et comment bien démarcher auprès des entreprises.
Mais aussi il assiste à un « coaching atelier CV ». Le but est donc de présenter les grands angles d’un CV, qu’il soit sobre, professionnel et qu’il donne envie d’être vu. La plupart des CV avant cet atelier ne sont ni revus, ni corrigés, ils sont très simples, mal rédigés…
Une salle informatique est dédiée spécifiquement pour ce « coaching atelier CV » afin que les jeunes puissent travailler directement sur un poste à l’aide d’un modèle leur propre CV.
- L’atelier CV
Ayant comme référence un modèle papier, ils ont à refaire la trame du CV proposé par Médicis. Cependant, avant d’effectuer la tache, l’écoute du conseiller formation est impérative. En effet, celui-ci leur explique les grands traits de la présentation d’un CV, les objectifs de ces ateliers. Le rôle du conseiller formation dans les ateliers CV est donc de conseiller et apporter de nouveaux éléments de performance aux différents CV.
Avant d’y procéder ils écoutent le conseiller formation qui leur explique les grandes lignes de la présentation d’un CV, ce qui est attendu, pourquoi et quel est l’objectif principal de cet atelier. Chaque conseiller formation conseille et apporte des améliorations aux différents CV. Une fois validé par les conseillers, le jeune peut enregistrer son nouveau CV et l’envoyer à la boite mail de Médicis afin qu’il soit conservé par l’école et diffusé auprès des entreprises partenaires susceptibles d’être intéressés par les différents profils.
Les ateliers CV avaient lieu une fois par semaine, généralement tous les mardis soir.
L’apprenant sera autorisé à enregistrer son nouveau CV puis de l’envoyer à la boîte mail de Médicis lorsque le conseiller formation le valide. Le nouveau CV doit être envoyé dans la boîte mail pour être conservé par l’établissement et permettre la diffusion aux des entreprises partenaires. Par conséquent, ces dernières vont consulter cette boîte mail de Médicis pour voir les différents profils qui peuvent les intéresser.
Lors d’un étalier CV, l’effectif des conseillers formations est souvent de l’ordre de 4 ou 5 conseillers formations pour 25 à 35 candidats. Dans certains cas, les collègues viennent prêter mainforte à ces conseillers formations car ce nombre est peu d’autant plus qu’une séance d’atelier dure 1h30.
- Le suivi individuel et personnalisé
Le suivi individuel et personnalisé des apprenants est une des fonctions de l’ensemble des conseillers formations.
Ce suivi peut orienter le jeune sur l’établissement d’un CV pour être plus spécifique. Il peut s’agir également d’une lettre de motivation, l’aide à la recherche d’entreprise. Aussi, le suivi va permettre à l’apprenant de savoir comment bien s’organiser et postuler.
Dans un autre sens, le suivi individuel et personnalisé peut être relatif à un avant première d’un entretien de motivation. Dans ce cas, le rôle du conseiller formation est de se mettre à la place d’un embaucheur et poser des questions ayant trait à véritable un entretien d’embauche.
Se déroulant dans un bureau individuel, le suivi est vraiment indispensable car il permet d’acquérir plus d’informations sur le jeune notamment le style vestimentaire, la conduite, l’attitude, le regard, les silences, les réponses et d’autres éléments. Après chaque simulation, le conseiller formation va inviter le jeune à lui contacter par téléphone afin de lui transmettre ses visions du suivi et de connaître les points à revoir. Ceci est effectué dans le but d’encourager le jeune à solliciter une nouvelle simulation afin de voir sa progression.
En général, 98% des suivis se déroulent en face à face. Cependant, il est possible que le suivi se fasse par téléphone. Ce dernier cas peut se faire dans le cas où le jeune a un réel besoin de coaching rapide pour aller à un entretien par exemple et qu’il ne dispose pas de temps nécessaire pour se déplacer.
Médicis propose un horaire ouvert pour un suivi c’est-à-dire qu’il est possible d’effectuer la simulation la matinée ou l’après-midi selon l’apprenant. Aussi, le suivi peut durer de 30 minutes à une heure afin de bien connaître la personne.
- L’aide à la recherche d’entreprise
L’aide à la recherche d’entreprise ou « Coaching » est attribuée à l’’équipe « relation entreprise » y compris les conseillers formation.
D’une part, pour aider le jeune à la recherche d’entreprise, il doit d’abord impérativement assister à des Techniques de Placement en Entreprise (TPE) quand il est officiellement admis chez Médicis. En effet, pour bien cerner le domaine de l’alternance, le contrat de professionnalisation et les méthodes à suivre auprès des entreprises, il doit assister à ces séances de TPE.
D’autre part, le nouvel apprenant doit également assister à un « coaching atelier CV ». L’objectif étant d’améliorer et rendre plus professionnel les CV afin qu’ils puissent intéresser les entreprises. Il faut noter que la majorité des CV sont ni revus, ni corrigés, très simples en plus d’être mal rédigés avant cet atelier.
(Les TPE avaient lieu plusieurs fois par semaine, il faut savoir que chaque jeune doit assister à 3 TPE. Je rappelle ici que j’ai animé que les ateliers CV et non les TPE, voilà pourquoi je ne m’attarde pas trop dessus).
On peut remarquer que trouver un stage n’est pas facile notamment dans un secteur précis comme celui de la formation pour adultes. De plus, acquérir un contrat de professionnalisation est beaucoup plus compliqué que de repérer un stage du fait des avantages sur le plan de la rémunération et des subventions pour l’étudiant.
Ainsi, l’aide à la recherche d’entreprise proposée par Médicis est un avantage certain pour l’étudiant afin d’intégrer sans difficulté le monde du travail. Assister aux techniques de placement en entreprise ainsi que les ateliers Curriculum Vitae sont les étapes à suivre pour aider le jeune dans sa recherche.
- Enquête sur les sentiments voulus et perçus des apprenants
- Analyse SWOT
L’analyse SWOT permet de connaitre la situation réelle d’une entreprise/ société sur son environnement internet et externe. Elle développe les forces/faiblesses, menaces/opportunités.
| les forces | les faiblesses
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– Un marché de plus de 20 ans dominé. – Un large choix de formations est proposé aux apprenants : 27 – Une réforme en système LMD – Formation gratuites et rémunérées. – Le management participatif. – Des « Techniques de Placement en Entreprises » réalisées pour les inscrits. – Un suivi entreprise réalisé pour une meilleure intégration. – Le rythme d’alternance apprécié des employeurs : 1semaine/ 2semaines ou 3semaines. – Un local convivial |
– le nombre d’inscrit en baisse par rapport à l’année précédente : – 50 – Le nombre d’annulation de rendez-vous accru. – Le taux de transformation des entretiens réalisés par rapport aux validations des inscrits peu élevé. – Diminution des entreprises partenaires. – L’effectif des conseillers formations – Le contrat d’apprentissage non proposé. – A partir du Bac+3, les diplômes non reconnus et certifiés par l’Etat. – Baisse du chiffre d’affaires : perte de 845.600 Euros en 2011. – Image inapproprié dans l’esprit des jeunes – Turn over important des formateurs.
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| les opportunités | les menaces
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| – Croissance de la population : 65,4 millions d’habitants dont 11 728 240 en île de France.
– le chômage élevé chez les jeunes : 21,6 % – Intérêt de l’enseignement supérieur par les jeunes – Intérêt des jeunes dans la formation en alternance. – Le nombre de contrats de professionnalisation réalisés en hausse de 1% en 2011 : 148 000 contrats. – L’alternance vue comme une solution au chômage : 70% de chance de trouver un emploi.
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– Pas de monopolisation de secteur
– Existence de formation en alternance dans les écoles de commerce et universités.
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- Méthodologie de l’enquête
En ce qui concerne la méthodologie de l’enquête, la méthode inductive c’est-à-dire aller du général aux particuliers. Ainsi, une approche générale concernant le Groupe Médicis a tout d’abord été effectuée.
Les questionnaires utilisés pour l’enquête étaient des questionnaires ouverts. Ils nous ont permis de récolter des informations qualitatives que quantifées au sein du centre. Des hypothèses ont également été associées aux questionnaires formulés.
- Son déroulement
Une visite du site internet de Médicis a été effectuée afin de voir les avantages mais également les points négatifs du centre. Cette visite est la première approche de l’enquête. En effet, ceci a permis de connaître quelles étaient les limites du site de Médicis.
Ensuite, l’enquête proprement dite auprès de Médicis a suivi. Les conseillers formations, les formateurs et autres responsables exerçant une activité au sein de Médicis ont été enquêtés. Cette enquête a permis de connaitre la certification demandée ou le diplôme ciblé, l’expérience primordiale en fonction de la certification ou le diplôme, mais aussi la description de Médicis le Contexte du stage.
Enfin, l’enquête auprès des actuels apprenants et des anciens apprenants de Médicis a été fait. Elle a pour objectif principal de connaître la satisfaction des apprenants de Médicis, les points positifs et les points négatifs internes et externes qu’il faudrait revoir.
- Les résultats
Les enquêtes effectuées ont permis d’établir 7 constats :
- Le premier constat est qu’il y a de moins en moins de candidats qui postulent chez Médicis Alternance entrainant une grande perte. En effet, une formation qui marche est une formation qui est notoire. En plus, le financement d’un enseignement figure dans ’innovation pédagogique et de ce fait, il est crucial d’appréhender la communication d’un centre de formation, la façon de se démarquer par rapport à la concurrence. Ainsi, il faut saisir la valeur et le poids du discours promotionnel actuel.
- Le deuxième constat concerne les jeunes. En effet ils ont un réel besoin d’assistance donc ils ne proposent pas assez d’effort personnel pour postuler. En fait, ils attendent que Médicis Alternance leur trouve une société.
- Troisièmement, les fortes exigences des entreprises sont constatées. En effet, les entreprises inscrites dans le programme d’alternance avec Médicis sont très exigeantes dans leurs sondages de profils. Par opposition, les alternants inscrits à Médicis ne coïncident pas pour la grande partie aux attentes.
- Quatrièmement, la fermeture ou une prochaine fermeture en vue de plusieurs écoles concurrentes de Médicis est aussi constatée. On peut citer comme exemple ICOGES à Lognes (77). Dans ce contexte, Médicis a la volonté de regagner les étudiants inscrits dans ce genre d’écoles pour postuler chez eux.
- Ensuite, le rythme d’alternance à Médicis était surtout pour les BTS d’une semaine en cours et deux semaines en entreprise. En ce qui concerne les formations pour les licences et masters européens, une semaine en cours et trois semaines en entreprise était le rythme adopté. Cependant, des changements de rythme d’alternance au cours de l’année a été fait par Médicis alors que les rythmes adoptés auparavant convenaient aux personnes qui se sont inscrites à la rentrée. Par conséquent, la majorité des étudiants ont désapprouvé ce changement de rythme n’ayant pas été communiqué à l’avance. Prenons quelques phrases employées par ces jeunes : « qu’est-ce que vous comptiez faire ? », « quant-est-ce que vous comptiez nous prévenir ? », « ah bon ça a changé ? »[18].
- Sixièmement, Médicis présente des formations sans avoir d’entreprises partenaires inscrits dans le secteur. A l’exemple du BTS Notariat qui, en alternance est très complexe pour les inscrits car les entreprises (clercs de notaire par exemple) ont peur de l’alternance. Par contre, ces entreprises optent plutôt pour les filières plus classiques comme les universités qui leur rassurent. De ce fait, les inscrits à ce BTS ne ont de la difficulté ou même ne trouvent pas d’entreprise pour leur alternance. on peut alors traduire la promesse de Médicis à ces jeunes qu’ils sont des entreprises partenaires comme étant fausse.
- Enfin le septième et dernier constat est que Médicis gratifie la quantité sur la qualité. Ainsi, Médicis désire « recruter » un maximum de jeunes même ceux ayant de mauvais dossiers scolaires. Aussi, de fréquents journées portes ouvertes, salons, forums sont organisés continuellement pour prospecter de nouveaux étudiants.
- Préconisations
Il faudrait revoir 2 points essentiels sur Médicis. Le premier concerne le niveau des apprenants au sein de Médicis qui est relativement bas dans l’ensemble. Les professeurs et l’équipe pédagogique ont fait la remarque qu’il n’y a vraiment pas ou peu d’investissement dans le travail personnel des alternants. Toujours d’après l’équipe pédagogique, les résultats sont assez moyens et certains candidats se démarquent par rapport aux autres.
Pour le cas des étudiants, ils se plaignent que les fréquentes absences des professeurs sont les causes de leurs mauvaises notes. D’après leurs dires, en plus d’une mauvaise préparation, ces professeurs s’absentant ne préviennent pas à l’avance.
Par conséquent, même s’il y a un effectif important d’inscrits au sein de Médicis, une grande majorité des profils ne répondent pas aux attentes et aux exigences des entreprises. La solution dans ce cas serait donc de filtrer dès le départ les inscriptions. Pour ce faire, des tests-évaluations, des concours d’entrée sur la culture générale, les matières indispensables telles que le français ou anglais pourraient être mis en place. Ces tests pourraient être adaptés faire en fonction de chaque formation et en fonction des objectifs de la formation demandée. On peut par exemple insérer des tests en langues autres que le français pour les BTS tourisme ou des tests d’orthographe pour les BTS Assistant de Manager.
Les résultats seront certainement positifs car Médicis recevrait plus de crédibilité et deviendrait une référence sérieuse. De « bons profils » seront à recommander auprès de ses entreprises associés et en même temps, Médicis gagne aussi du temps.
Ensuite le deuxième point à voir est celui du site Enalternance.com. En effet, il a été mentionné plus haut que les enquêtes ont amené à connaître les points forts et les points faibles du site. En effet, il est constaté que les offres parues sur le site sont majoritairement des offres saisonnières. S’ajoutant à cela, beaucoup de jeunes tentent de douter de « enalternance.com ». Certes, ils se sont inscrits chez Médicis en postulant directement sur le site c’est-à-dire aux offres en cours. Le site met en avant la prise en compte directe du dossier de la personne intéressée qui sera tout de suite envoyé à une entreprise partenaire alors que cette dernière n’est pas encore bien définie.
L’objectif à voir est de ne maintenir que les meilleurs dans le but de soutenir les autres étudiants à s’améliorer davantage. L’idée de concours n’est pas présente mais d’une sélection afin d’évaluer les futurs apprenants et de démontrer la qualité de formation proposée. Ainsi, Médicis deviendrait le leader dans le domaine de l’alternance.
Conclusion
Cette partie nous a expliqué la vie intérieure au sein du groupe. Nous avons pu analyser les approches tant commerciales que pédagogiques. Ainsi, nous avons pu conclure qu’il était nécessaire de donner quelques recommandations pour améliorer la situation du groupe face à un échec probable sans geste important à réaliser.
CONCLUSION
Notre mission de Médicis Alternance nous a permis de constater que l’approche commerciale est mise beaucoup plus en avant que l’approche pédagogique. En effet, comme il a été vu, les résultats constatés sont négatifs notamment sur :
- Le niveau des étudiants
- Le niveau des formateurs en interne (les absences fréquentes,..)
- Une baisse d’inscription
- Une perte considérable d’étudiants
Ce qui nous amène à conclure que ce type d’organisation devrait revoir sa politique pédagogique. Il faut souligner qu’une bonne approche commerciale est toujours importante. Néanmoins, il faut savoir maitriser ces deux concepts pour assurer la confiance auprès des apprenants mais aussi auprès des entreprises partenaires.
La réalité pédagogique est un moyen important pour les apprenants de s’assurer d’un bon enseignement. Mais aussi, l’image de l’organisation prime.
Il est question de durer sur le marché, et non de fermer les portes comme les autres écoles ayant les mêmes activités.
Il est toujours préférable de retravailler le système interne pour éveiller une nouvelle confiance et une meilleure intégration par rapport à son environnement.
BIBLIOGRAPHIE ET WEBIOGRAPHIE
http://www.emploi.gouv.fr/thematiques/formation-alternance
http://www.ratp.fr/fr/ratp/c_20806/alternance/
http://www.encyclopedie-de-la-formation.fr/Formation-en-alternance.html
Georges Lerbet, 1995, Bio-cognition, formation et alternance, L ’Harmattan.
Bernadette Courtois et Gaston Pineau, 1991, La formation expérientielle des adultes, La documentation française
Gaston Pineau, 2000, Temps et formation, vers de nouveaux synchroniseurs, Anthropos.
- Malglaive, Alternance et compétences, Les cahiers pédagogiques, n° 320 p ; 28, 1993 p.28
- Bachalard, Apprentissage et pratique d’alternance, Édition l’Harmattan, Paris, 1994
Liste des tableaux
Tableau 1 : Typologie de l’enseignement supérieur en France (2000 – 2001)
Tableau 2 : Origine sociale des étudiants (source : Institut national de la statistique et des études économiques : INSEE)
Tableau 3 : Les disciplines les plus importantes en 1985 et en 2010 (Source : fichier de gestion des enseignants-chercheurs (DGRH/MESR/MEN)
Tableau 4 : Salaire moyen d’un étudiant en alternance
Figure 7: Répartition des formations en 6 pôles
Tableau 5 : Durée et rythme de la formation selon diplôme ciblé
Tableau 6 : Evolution du chiffre d’affaire par formation de l’année 2010 à 2011
Tableau 7 : Taux d’entrée de nouveaux contrats de professionnalisation par secteur
Tableau 8 : Comparaison entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation en fonction de l’année d’étude[19]
Tableau 9 Caractéristiques : centre de formation d’apprentis ou section d’apprentissage
Tableau 10 Evolution du montant de la gratification en fonction du plafond horaire de la sécurité sociale de l’année 2009 à 2012
Figure 10 : Fiche de synthèse entretien
Liste des figures
Figure 1 : Ecole supérieure d’Agriculture d’Angers
Figure 2 : Effectif dans les établissements supérieurs en France
Figure 3 : Diplôme d’ingénieur
Figure 4 : Jeunes diplômés ayant suivi une formation en alternance
Figure 5 : Jeunes diplômés Bac+4 et plus ayant suivi une formation en alternance
Figure 6: Proportion de jeunes diplômés ayant obtenu un CDI lors du premier emploi selon l’accès ou non à un contrat en alternance
Figure 8 : Nombre de contrats signés (source : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé)
Figure 9 : Répartition des entreprises signataires du contrat de professionnalisation
[1] Gaston Pineau, 2000, Temps et formation, vers de nouveaux synchroniseurs, Anthropos.
- Malglaive, Alternance et compétences, Les cahiers pédagogiques, n° 320 p ; 28, 1993 p.28
[2] Source : Ministère de l’Education Nationale
[3] Ministère de l’Education Nationale
[4] Ministère de l’Education Nationale
[5] http://www.emploi.gouv.fr/thematiques/formation-alternance
[6] http://www.emploi.gouv.fr/thematiques/formation-alternance
[7] http://www.emploi.gouv.fr/thematiques/formation-alternance
[8] http://www.ratp.fr/fr/ratp/c_20806/alternance/
http://www.encyclopedie-de-la-formation.fr/Formation-en-alternance.html
[9] Source : Apec
[10] Source : Apec
[11] Georges Lerbet, 1995, Bio-cognition, formation et alternance, L ’Harmattan.
Bernadette Courtois et Gaston Pineau, 1991, La formation expérientielle des adultes, La documentation française
[12] P. Bachalard, Apprentissage et pratique d’alternance, Édition l’Harmattan, Paris, 1994
[13] Georges Lerbet, 1995, Bio-cognition, formation et alternance, L ’Harmattan.
Bernadette Courtois et Gaston Pineau, 1991, La formation expérientielle des adultes, La documentation française
[14] Source : APEC (Association pour l’Emploi des Cadres)
[15] Article D-332-14 du code de l’éducation Circulaire n°2008-092 du 11 juillet 2008
[16] N°0174 art 27 du 29 juillet 2011 page 12914 [archive] loi pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels
[17] http://www.primastoneconsultant.net/conseils-entretien-de-recrutement/questions-possibles-en-entretien/cadre-jeune-diplome-conseils-entretien-de-recrutement-questions-sur-vos-etudes.html
[18] Enquête
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