La Démocratisation d’Internet et l’Émergence des Startups dans les Années 90-2000 : Impacts Économiques et Enjeux de la Transition Numérique
Introduction. 3
Première partie : Revue théorique. 6
- Généralités sur le concept de startup. 6
1.1. La transition numérique : la révolution numérique. 6
1.2. Caractéristiques de l’économie numérique. 9
1.3. Tentative de définition d’une startup. 9
- Panorama des startups en France. 11
2.1. La défaillance des startups en France. 12
2.2. Les variables conditionnant l’existence des startups. 13
- Le concept de processus. 16
3.1. Tentatives de définition. 16
3.2. Cartographie d’un processus. 18
- Définition d’une cartographie. 18
- L’instance de processus. 19
3.3. Cycle de vie d’un processus. 20
3.4. Les trois groupes de processus. 21
3.5. L’approche processus et les normes ISO.. 23
Deuxième partie : Partie empirique. 28
- Position épistémologique et choix méthodologique. 28
1.1. Les principaux paradigmes épistémologiques dans les sciences de gestion. 28
- Epistème positiviste. 31
- L’épistème interprétativiste. 31
- L’épistème constructiviste. 31
1.2. Positionnement épistémologique choisie. 32
1.3. Choix méthodologiques. 33
- La méthode quantitative. 33
- La méthode qualitative. 34
- Méthodologie adoptée. 34
- Présentation du questionnaire et interprétation des résultats. 36
2.1. Présentation du questionnaire. 36
2.2. Résultats de l’étude. 38
2.3. Discussion et validation des hypothèses de recherche. 40
Introduction
Les années 90 sont marquées par la démocratisation de la technologie informatique notamment l’accès à internet. En effet, la dernière moitié des années 90 voit l’apparition de plusieurs firmes dans le secteur internet. Aussi, vers le début des années 2000, on voit un fort dynamisme des entreprises spécialisés dans la technologie de l’information et de la communication. Le coût des services informatiques a fortement baissé ce qui entraîne une vulgarisation des prestations informatiques, c’est-à-dire un accès à un large public.
Cette démocratisation d’internet ainsi que des autres technologies de l’information et de la communication s’accompagne d’un bouleversement majeur de l’économie à travers les marchés financiers. Ainsi, entre 1998 et le début des années 2000, la « nouvelle économie » qu’est décrite le secteur internet et nouvelle technologie a engendrée une euphorie sur les places financières suivies d’une déception.
En effet, les actions en bourse des entreprises phares dans la haute technologie ont triplé dans une durée seulement de 18 mois, c’est-à-dire entre le mois d’octobre de l’année 1998 au mois de mars de l’année 2000. Après cette période d’euphorie, les actions en bourses perdent environs 60% de leur valeur durant l’année qui a suivie. Cette évolution très contrastée des valeurs boursières a un impact majeur sur l’économie dans le reste du monde. En effet, non seulement le secteur de la télécommunication enregistre une perte de 41% au MSCI World Index mais il rencontre également une baisse d’environ 14% de ses titres ainsi que des indices.
Cette vulgarisation d’internet marque la rupture avec le modèle économique contemporain pour passer dans la période appelée « transition numérique ». Cette transition se caractérise par l’entrée du numérique dans n’importe quel secteur d’activité à l’instar du tourisme, de la santé ou encore de l’agriculture. Elle fait apparaître également des nouveaux modèles d’affaires qui tendent vers la concentration des marchées, toutefois l’innovation menace en permanence la position dominante d’une entreprise dans un domaine donné.
D’un autre côté, la transition numérique remet en cause l’avenir de certaines professions, qui selon les analystes, vont disparaître dans quelques années. Cette inquiétude sur le salariat représente alors un nouveau défi pour le droit du travail ou encore la protection sociale.
Par ailleurs, l’accessibilité à tous les agents économiques des technologies de l’information a forcé le développement des Startups. Le principe de ces types d’entreprises repose sur l’innovation. L’innovation constitue même la marque distinctive des startups par rapport aux entreprises conventionnelles. Ce qui n’empêche pas qu’elle soient fragiles durant la première année d’exercice.
Toutefois, les montants investis dans le secteur de la haute technologie et des startups représentent 95% des fonds investis dans le capital risques aux Etats-Unis. Ce qui équivaut à environ 50 milliards de dollars pour l’année 2000. 80% de ces fonds sont canalisés par les entreprises startups internet. Ces chiffres se justifient par le quintuplement des investissements dans le capital risque entre 1998 et 2000, ce qui correspond à l’avènement de la bulle internet.
Par rapport au capital-risque aux Etats-Unis, l’investissement dans le secteur de la télécommunication et les startups est moins important en Europe. On note toutefois une croissance des investissements investis dans les startups dans les années 2000, passant de 23% à 35% pour la même année.
Au vue de la place importante qu’occupent les startups dans l’économie, le présent mémoire s’intéresse surtout à la valorisation de ces types d’entreprises. D’où notre problématique, « Comment la qualité des processus impacte-elle la valorisation des startups? ».
Afin de résoudre cette problématique, le mémoire se divise en deux parties. La première partie consiste à réaliser une revue de littérature sur le panorama des startups en France ainsi que la place qu’elles occupent dans l’économie au niveau international. La seconde partie porte sur une analyse empirique afin de répondre à la problématique initiale ainsi qu’une définition des cadres conceptuels.
Première partie : Revue théorique
Cette première partie du mémoire porte sur une revue de littérature des startups ainsi que du processus qualitatif. Dans la première section, nous allons aborder le concept de startup, quelle est la définition d’une startup, quelles sont leurs principales activités et enfin, quelle est leur place dans l’économie au niveau international ainsi qu’au niveau de la France. La seconde section porte sur la généralité du processus qualitatif, quelle est sa définition, quelle est son impact sur la valorisation d’une entreprise.
1. Généralités sur le concept de startup
L’économiste Brian Arthur (1996) compare dans un article la technologie numérique et l’économie numérique en général à un vaste casino. En effet, il existe d’innombrables entreprises qui sont constituées durant la seconde moitié des années 90 ainsi que le début des années 2000, toutefois certaines d’entre eux seulement ont la chance de conquérir le marché et de prétendre à des positions dominantes. Arthur décrit donc ces entreprises qui ont réussi comme celles qui ont bien choisit leur table de jeu et par conséquent, n’ont pas peur de miser gros et prendre des risques.
Cette période d’apparition de nouvelles entreprises dans la technologie informatique est également appelée la « transition numérique ». Elle se caractérise comme une filière plutôt instable. Aussi, l’entreprise qui arrive à sortir du lot conquiert tout le marché et obtient même une situation de monopole tandis que d’autres perdent du terrain jusqu’à leur évincement de la chaîne de valeur.
Toutefois, cette situation de monopole est fragile. Cet aspect fragile différencie l’économie numérique de l’économie traditionnelle à rendements croissants. Aussi, l’existence de monopole naturel comme au début de l’ère industriel dans le secteur ferroviaire ou encore durant le vingtième siècle dans les télécommunications. A la différence de ces filières citées, la position dominante ou monopolistique acquise dans un marché donné peut être menacée par une autre entreprise dominant d’autres filières.
1.1.La transition numérique : la révolution numérique
L’existence du numérique dans le quotidien remonte déjà à plusieurs décennies. Toutefois, son industrialisation et son importance dans l’économie sont décuplés lors de la transition
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