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Le Big Data : Un outil puissant pour l’entreprise

Partie 1- Délimitation du sujet

1-1- Concept de business intelligence

1-2- Le marché

1-2-1- Situation du marché français

1-2-2- Les différents types de big data

1-3- Le déploiement du Big Data

 

PARTIE 2- Le Big Data, un projet stratégique

2-1-Le Big Data comme projet décisionnel : quelques données

2-2- Les détails et les résultats

Partie 3- Le BIG DATA sur le consommateur

3-1- Le cas des banques

  • Situation
  • La croissance du chiffre
  • L’expĂ©rience clientetl’optimisationservice Ă  la clientèle

3-1-4 Innovation

3-1-5- Optimiser les offres et les ventes croisées

  • EfficacitĂ© etla rĂ©solution de problèmes
  • La dĂ©tection des fraudesde paiement

 

3-2- Les obstacles

3-2-1- L’atteinte Ă  la vie privĂ©e

3-2-2- Le cas Tesco

 

Introduction

Les données demeurent un élément important pour l’entreprise. En effet, elles permettent de situer l’entreprise sur un marché et ainsi de prévoir sa survie à long terme. Les données peuvent provenir de nombreuses sources.

Dans l’étude ici présente, nous parlerons du cas du « big data ». Très répandue actuellement, cette notion est très prisée par les entreprises dans le monde. Elle est en effet la solution qui permettrait à une entreprise de se développer grâce à des informations provenant des clients : qu’il s’agisse de clients existants, ou de clients potentiels,…

Pour mieux comprendre cette étude, ce document se déclinera en trois parties :

  • La première partie sera axĂ©e Ă  la prĂ©sentation du big data, en passant par la notion de business intelligence
  • La seconde partie parlera du big data en prenant le cas d’une entreprise
  • La dernière partie expliquera les obstacles de l’utilisation de ces types de donnĂ©es

 

 

Partie 1– DĂ©limitation du sujet

1-1- Concept de business intelligence

L’intelligence d’affaires (BI) est un processus axĂ© sur la technologie d’analyse de donnĂ©es et la prĂ©sentation des informations dĂ©cisionnelles pour aider les dirigeants d’entreprises, et autres utilisateurs finaux Ă  prendre des dĂ©cisions d’affaires plus Ă©clairĂ©es. BI englobe une variĂ©tĂ© d’outils, applications et mĂ©thodologies qui permettent aux organisations de recueillir des donnĂ©es des systèmes internes et sources externes, prĂ©parer pour l’analyse, dĂ©velopper et exĂ©cuter des requĂŞtes sur les donnĂ©es et crĂ©er des rapports, tableaux de bord et visualisations de donnĂ©es pour rendre les rĂ©sultats d’analyse disponibles aux dĂ©cideurs des entreprises ainsi que les travailleurs opĂ©rationnels.

Les avantages potentiels des programmes de business intelligence comprennent l’amĂ©lioration de la prise de dĂ©cision; l’optimisation des processus d’affaires internes; l’augmentation de l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle et d’acquĂ©rir des avantages concurrentiels sur ses rivaux d’affaires. Ils peuvent Ă©galement aider les entreprises Ă  identifier les tendances du marchĂ© et les problèmes qui doivent ĂŞtre abordĂ©s.

 

Les donnĂ©es BI peuvent comprendre des informations historiques, ainsi que de nouvelles donnĂ©es recueillies Ă  partir de systèmes de source. Initialement, les outils de BI Ă©taient principalement utilisĂ©s par les analystes de donnĂ©es et d’autres professionnels de l’informatique.

Source : www.business2community.com

Au fil des annĂ©es, les dirigeants d’entreprises et les travailleurs commençaient Ă  utiliser les logiciels BI eux-mĂŞmes, en partie grâce au dĂ©veloppement de la BI en libre-service et la dĂ©couverte des outils.

Le Business intelligence combine un large Ă©ventail d’applications d’analyse de donnĂ©es, y compris l’analyse ad hoc, le reporting d’entreprise, le traitement analytique en ligne (OLAP), BI mobile, BI opĂ©rationnelle, et le logiciel en tant que service BI, BI Open Source. La technologie BI comprend Ă©galement un logiciel de visualisation de donnĂ©es pour la conception de diagrammes et autres infographies, ainsi que des outils pour la construction de tableaux de bord BI et tableaux de bord de performance qui affichent des donnĂ©es visualisĂ©es sur les mesures commerciales et les indicateurs clĂ©s de performance d’une manière facile Ă  comprendre. Les applications de BI peuvent ĂŞtre achetĂ©es sĂ©parĂ©ment de diffĂ©rents fournisseurs ou unifiĂ©es Ă  partir d’un seul fournisseur.

Les Programmes de BI peuvent Ă©galement incorporer les formes d’analyse avancĂ©es, telles que l’extraction de donnĂ©es, l’analyse prĂ©dictive, l’analyse statistique. Dans de nombreux cas les analyses avancĂ©es de projets sont menĂ©es et gĂ©rĂ©es par des Ă©quipes comprenant des statisticiens, des modĂ©lisateurs prĂ©dictifs et autres professionnels qualifiĂ©s.

Les donnĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement stockĂ©es dans un entrepĂ´t de donnĂ©es ou petits magasins de donnĂ©es qui dĂ©tiennent des sous-ensembles d’informations de l’entreprise. En outre, les systèmes Hadoop sont de plus en plus utilisĂ©s dans les architectures dĂ©cisionnelles en tant que rĂ©fĂ©rentiels pour les donnĂ©es de BI et d’analyse, en particulier pour les donnĂ©es non structurĂ©es, les fichiers journaux, les donnĂ©es des capteurs et d’autres types de donnĂ©es volumineuses.

Le Big Data est un terme populaire utilisĂ© pour dĂ©crire la croissance exponentielle et la disponibilitĂ© des donnĂ©es, Ă  la fois structurĂ©es et non structurĂ©es. Et les grandes donnĂ©es peuvent ĂŞtre aussi importantes pour les entreprises que l’existence d’Internet. Pourquoi? Les donnĂ©es peuvent conduire Ă  des analyses plus prĂ©cises.

Des analyses plus précises peuvent conduire à la prise de décision plus confiante. Et de meilleures décisions peuvent signifier une plus grande efficacité opérationnelle, la réduction des coûts et un risque réduit.

Le Big Data est défini selon les points suivants :

 

  • Volume
  • VariĂ©tĂ© de donnĂ©es. LesdonnĂ©esprennent plusieurs typesdeformats : Les donnĂ©esnumĂ©riquesstructurĂ©es dansles bases de donnĂ©estraditionnelles, les documents texte, email, vidĂ©o, audio.[1]
  • VariabilitĂ©
  • ComplexitĂ©. Les donnĂ©esd’aujourd’huiprovient de sources multiples.

 

1-2- Le marché

1-2-1- Situation du marché français

Le Big Data est en pleine explosion. D’après le cabinet Transparency Market Research, le chiffre d’affaires gĂ©nĂ©rĂ© par le marchĂ© du Big Data pourrait toucher cette annĂ©e 8.9 milliards de dollars. La croissance annuelle avoisinerait les 40% pour les annĂ©es suivantes. En 2016, le chiffre d’affaires devrait ĂŞtre de 24.6 milliards de dollars.

 

Pour sa part, IDC affirme un chiffre d’affaires de 23.8 milliards de dollars pour 2016. En effet, il s’avèrerait que certains segments du Big Data connaissent un taux de croissance plus Ă©levĂ© par rapport Ă  d’autres, si nous ne citons que les solutions de stockage qui peuvent atteindre les 53.4%, contre 21.1% pour d’autres segments. Quant MarketsandMarkets, elle estimĂ© que le marchĂ© du Big Data en 2013 atteignait les 14.87milliards.

Voici un tableau permettant de situer le marché du Big Data au fil des années :

2012 6,3
2013 8,9
2014 12,4
2015 17,5
2016 24,6
2017 34,5
2018 48.3

Tableau : Marché du Big Data (en milliards de dollars)

Source : Transparency Market Research

Le Big Data ne touche pas uniquement les grandes SSII[2], il s’intĂ©resse Ă  un large spectre d’applications.  Les secteurs concernĂ©s sont aussi les mĂ©dias, le marketing, la banque, la santĂ©, l’Ă©nergie. Nous pouvons citer entre autre Amazon, Ebay,… Mais encore, le domaine sportif est aussi concernĂ© pour Ă©tudier le jeu des Ă©quipes adverses. Selon Darren Tulett, prĂ©sentateur sportif au sein de beIn Sports «Chaque joueur reçoit avant chaque match un dossier complet sur le jeu de son adversaire direct qui lui permet d’anticiper la riposte Ă  prĂ©voir dans chaque cas de figure».[3]

Et pourtant, malgrĂ© cette avancĂ©e technologique, le problème n’est pas d’ordre technique, mais humain. En effet, le secteur souffre cruellement d’experts (il ne s’agit pas d’experts de business intelligence ou de statisticiens), mais de Datascientists, et particulièrement la France.  Il n’existe pas de cursus de formation adaptĂ© Ă  ce domaine, et la France ne peut pas se permettre d’embaucher des Ă©trangers pour s’en occuper, si ce n’est dĂ©jĂ  fait![4]

 

1-2-2- Les différents types de big data

Dans cette section, nous parlerons des diffĂ©rentes catĂ©gories de big data, ainsi que des techniques d’exploitation correspondantes pour l’obtention des informations. Dans un premier temps, nous parlerons des outils qui permettent de puiser les informations.

  1. Profilsde rĂ©seaux sociaux,profils d’utilisateursdeFacebook, LinkedIn, Yahoo,Googleet les sitesspĂ©cifiques, lessitessociauxou de voyage,lesprofilsdes individuscomme les informations dĂ©mographiques. Cela nĂ©cessite une intĂ©gration de l’APIassez simplepour l’importation dechampsprĂ©dĂ©finiset les valeurs-. Par exemple, uneintĂ©gration de l’APIderĂ©seau social quirassemblechaque acheteurB2B surTwitter.

 

  1. Influenceurs et les Ă©diteurs sociaux, les commentaires de blog, analyste et objet d’expert, des forums d’utilisateurs, Twitter et Facebook donnant les « j’aime », catalogue et examen des sites Yelp style, et d’autres sites d’examen centrĂ©s comme l’App Store d’Apple, Amazon, ZDNet, etc. L’accès Ă  ces donnĂ©es nĂ©cessite la capacitĂ© de recherche textuelle pour Ă©valuer le caractère positif / nĂ©gatif des mots et des phrases, de dĂ©gager des significations, index, et Ă©crire les rĂ©sultats).

 

  1. DonnĂ©es-Cette catĂ©gorie comprend lessites webdes informations de suivi, des journaux d’application, et les donnĂ©esdu capteur-tels queCheck-ins. Mais aussi envisagerles donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es parlesprocesseurstrouvĂ©s dansles vĂ©hicules, lesjeux vidĂ©o,les boĂ®tes de jonctionou, bientĂ´t, les appareils mĂ©nagers.

 

  1. Public-Microsoft Azure MarketPlace/DataMarket, La Banque mondiale, SEC /Edgar, Wikipedia, IMDb, etc. -les donnéesqui sont disponibles publiquementsur le Webet peuvent améliorer lesanalyses.

 

  1. Entrepôt de données Teradata-appareils, IBM Netezza, EMC Greenplum, etc. recueillent des systèmes opérationnels, données transactionnelles internes.

 

  1. Sourcesde donnéesMongoDB-Colonnes / NoSQL, Cassandra, InfoBright, etc. Ce sont des applicationsspécialisées quicomblent les lacunesdans les environnementsHadoop.

 

  1. Archivesdedocuments-dĂ©clarations, formulaires d’assurance,dossier mĂ©dicalet de la correspondancedeclientexistantssont toujoursune ressource inexploitĂ©e.(De nombreuses archives sont pleines devieuxdocuments PDFet imprimerdes fichiers qui contiennentdes ruisseaux de systèmes originaux.
  2. …..

 

En termes de types de Big Data, nous pouvons les diviser en deux :

– StructurĂ©s

– Non structurĂ©s

1-2-2-1- Données structurées

  1. Données créées

Les donnĂ©es créées sont des informations crĂ©ent volontairement, gĂ©nĂ©ralement pour faire des Ă©tudes de marchĂ©. Il peut s’agir d’enquĂŞtes auprès des clients ou des groupes de discussion. Elles comprennent Ă©galement des mĂ©thodes plus modernes de la recherche, telles que la crĂ©ation d’un programme de fidĂ©litĂ© qui recueille de l’information des consommateurs ou, on peut demander aux utilisateurs de crĂ©er un compte et de s’identifier pendant qu’ils font leurs achats en ligne.

  1. Données provoquées

Les donnĂ©es provoquĂ©es sont dĂ©finies comme « donner aux gens la possibilitĂ© d’exprimer leurs points de vue. » Chaque fois qu’un client Ă©value un restaurant, un employĂ©, une expĂ©rience d’achat ou un produit, il provoque et crĂ©e des  donnĂ©es.

 

  1. Données traitées

 

Les donnĂ©es transactionnelles sont aussi assez explicites. Les entreprises recueillent des donnĂ©es sur toutes les transactions accomplies, si l’achat est complĂ©tĂ© par un panier en ligne ou en magasin Ă  la caisse enregistreuse. Les entreprises recueillent Ă©galement des donnĂ©es sur les Ă©tapes qui mènent Ă  un achat en ligne. Par exemple, un client peut cliquer sur une bannière publicitaire qui les mène aux pages produits qui pousse alors un achat.

Comme l’explique l’article de Forbes, « les donnĂ©es de la transaction sont un moyen puissant pour comprendre exactement ce qui a Ă©tĂ© achetĂ©, oĂą il a Ă©tĂ© achetĂ©, et quand. [5]

  1. Données compilées

Les donnĂ©es compilĂ©es sont des bases de donnĂ©es gĂ©antes et de donnĂ©es recueillies au niveau des mĂ©nages amĂ©ricains. Des entreprises comme Acxiom recueillent des informations sur des choses comme les scores de crĂ©dit, l’emplacement, la dĂ©mographie, les achats et les voitures immatriculĂ©es, utilisĂ©es ensuite par les entreprises marketing.

 

  1. Données expérimentales

 

 

Les données expérimentales sont créées lorsque les entreprises expérimentent différentes pièces de marketing et les messages pour voir qui sont les plus efficaces sur les consommateurs. On peut également consulter les données expérimentales comme une combinaison de données créées et transactionnelles.

 

 

 

 

 

 

1-2-2-2- Données non structurées

Les gens dans le monde des affaires sont gĂ©nĂ©ralement très familiarisĂ©s avec les types de donnĂ©es structurĂ©es mentionnĂ©s ci-dessus. Cependant, les donnĂ©es non structurĂ©es leur sont moins familières. En fait, la plupart des donnĂ©es en cours de crĂ©ation est aujourd’hui non structurĂ©e. Les donnĂ©es non structurĂ©es, comme son nom l’indique, manquent de structure. Elles ne peuvent pas ĂŞtre rĂ©unis sur des clics, des achats ou Ă  partir d’un code barre, alors quel est-il exactement?

 

  1. Données capturées

 

Les donnĂ©es capturĂ©es sont créées passivement en raison du comportement d’une personne. Chaque fois que quelqu’un entre un terme de recherche sur Google qui reprĂ©sente des donnĂ©es qui peuvent ĂŞtre capturĂ©es pour le bĂ©nĂ©fice futur, on parle de donnĂ©es capturĂ©es. Les informations GPS sur les smartphones sont un autre exemple de donnĂ©es passives qui peuvent ĂŞtre capturĂ©es.[6]

 

  1. Données générées

 

Les données générés par les utilisateurs se composent de toutes les données que les individus mettent sur Internet tous les jours. Des tweets, à des postes de Facebook, aux commentaires sur les reportages, des vidéos mises sur YouTube, les individus créent une énorme quantité de données que les entreprises peuvent utiliser pour mieux cibler les consommateurs et obtenir des commentaires sur les produits.

 

1-3- Le déploiement du Big Data

Le Big Data permet pour gĂ©rer les donnĂ©es stockĂ©es dans les pĂ©riphĂ©riques physiques. Aujourd’hui, nous avons de grands volumes de donnĂ©es avec diffĂ©rents formats stockĂ©e dans les dispositifs mondiaux. Ainsi, le Big Data fournit un moyen visuel pour gĂ©rer les ressources de donnĂ©es, et crĂ©e l’architecture fondamentale de donnĂ©es afin que nous puissions avoir des plus d’applications pour optimiser la rĂ©utilisation des donnĂ©es et de rĂ©duire les coĂ»ts informatiques.

Le schĂ©ma suivant illustre l’architecture gĂ©nĂ©rale du Big Data:

Figure : Modèle de Big Data

 

Dans le schĂ©ma ci-dessus, il existe trois couches du modèle. La couche de donnĂ©es physique reprĂ©sente les donnĂ©es que nous avons dans un gros système de donnĂ©es. Il peut avoir diffĂ©rents types de donnĂ©es tels que les : vidĂ©o, audio, journaux, tables d’affaires, et ainsi de suite. La couche de modĂ©lisation de donnĂ©es est le modèle de donnĂ©es abstraites que nous construisons pour gĂ©rer les donnĂ©es physiques. La couche de modĂ©lisation est la couche application que nous construisons pour rĂ©cupĂ©rer des informations de valeur de l’entreprise. Avec ces trois modèles, nous construisons des modèles de donnĂ©es pour sĂ©parer les donnĂ©es physiques et l’utilisation des donnĂ©es. Cela signifie que l’application est capable d’accĂ©der aux donnĂ©es Ă  travers le modèle de donnĂ©es au lieu d’accĂ©der aux donnĂ©es physiques. Cela rend les applications flexibles.

Pour construire un modèle de  Big Data, nous devons d’abord crĂ©er des blocs de donnĂ©es sur la base de donnĂ©es du stockage. De plus, nous devons avoir des applications de modĂ©lisation pour maintenir ces modèles, de sorte que les modèles de donnĂ©es soient capables d’afficher et stocker les dernières donnĂ©es.

 

1-4- L’information gĂ©nĂ©rĂ©e par le Big Data

 

L’information est un Ă©lĂ©ment essentiel du processus de gestion. Elle fournit une description prĂ©cise d’une Ă©volution passĂ©e, fait apparaĂ®tre les Ă©carts et permet d’en expliquer les causes afin d’éclairer la prise de dĂ©cision. Elle assure la facilitĂ© de comprĂ©hension et de mise en Ĺ“uvre des diffĂ©rentes applications entre les postes de travail et les fonctions.

 

Elle constitue de ce fait une composante disponible à tous les membres de l’organisation pour l’atteinte des objectifs. Le contrôle de gestion contribue à l’élaboration du système d’information de gestion en fournissant des référentiels d’évaluation de la performance qui aident à l’organisation du système comptable et à l’établissement des tableaux de bord [Robert Teller, 1999].

 

L’information rĂ©pond Ă  diffĂ©rents besoins dans l’entreprise. Elle produit des indicateurs pour assurer le pilotage et le management des activitĂ©s de l’entreprise. Elle facilite le dĂ©roulement des processus administratifs et de conduite des activitĂ©s. Elle s’adresse donc Ă  l’ensemble des utilisateurs de l’entreprise : les acteurs opĂ©rationnels, les gestionnaires et les dirigeants.

 

Laurent Spang [2002] explique l’émergence et le développement du contrôle de gestion, par le déséquilibre qui existe entre les besoins et les capacités de traitement de l’information. D’une part, le besoin en traitement de l’information s’accroît selon l’évolution de l’environnement et les caractéristiques des activités , notamment du fait des technologies de l’information et de la communication, ce qui accroît les interactions entre les unités au sein des organisations. D’autre part, l’évolution des ressources et de la  capacité de répondre à ces besoins s’est développée d’une façon insuffisante, d’où l’apparition d’un écart entre besoin et capacité devant être comblé grâce à une évolution du contrôle de gestion dans les entreprises.

 

Haldma et Laas [cités par Nobre T., Riskal D, 2003], ont constaté que le besoin d’une information détaillée et pertinente (68%) constitue l’une des principales causes à l’origine du changement des pratiques du contrôle de gestion.

Selon Malo et MathĂ© [1998], l’information constitue le principal instrument du contrĂ´le organisationnel. Elle a un rĂ´le de connaissance de l’extĂ©rieur et donc de couplage avec l’environnement. Elle a aussi un rĂ´le de participation aux dĂ©cisions (Ă©valuation, surveillance, correction…) afin de favoriser un fonctionnement coordonnĂ© et finalisĂ© de l’organisation. A partir de lĂ , ces deux auteurs pensent que pour rĂ©pondre aux besoins d’information, l’information doit ĂŞtre structurĂ©e en composants pour pouvoir surveiller le cheminement des informations internes et externes Ă  l’entreprise. Un système d’information tournĂ© vers le contrĂ´le est un système permanent et global permettant de servir tous les dĂ©cideurs. Cela favorise ainsi la dĂ©finition et la sĂ©lection d’actions convergeant avec les buts de l’organisation.

 

L’information et les indicateurs produits doivent permettre d’informer le responsable sur  la situation de son activité et lui faciliter la prise de décision. Ils doivent découler des principes et règles de gestion que l’entreprise a définis et doivent être adaptables au métier observé. Ils doivent être lisibles et fiables, c’est-à-dire compréhensibles, acceptés, exhaustifs et à jour. [Corfmat D, Helluy A, Baron P, 2000].

 

Clotilde De Montgolfier [1999], distingue deux situations de contrôle. La première est une situation de contrôle externe où le contrôleur est extérieur à l’action. Il détermine des conditions optimales de fonctionnement du système contrôlé, puis propose un réfèrent aux opérationnels par l’intermédiaire de normes standards. Cependant, dès qu’il se trouve confronté à de fortes complexités et incertitudes, le contrôleur ne peut plus modéliser et standardiser comme prévu. Le contrôle externe devient donc impraticable dans la mesure où il n’est plus possible d’élaborer un réfèrent et d’éditer des standards. Il convient alors de privilégier un mode de contrôle interne où la boucle du contrôle est mise en œuvre par les acteurs plongés au cœur du système à contrôler (situation de contrôle interne).

 

Dans cette perspective, les informations sont nécessaires non pas pour contrôler les opérateurs selon les normes préétablies mais pour les informer au sujet de leurs tentatives de résolution des problèmes [Kaplan, 1995]. Les acteurs doivent tenter de déterminer en permanence des facteurs de causalité, significatifs pour la consommation des ressources et la création de valeurs pour toutes leurs activités.

 

PARTIE 2– Le Big Data, un projet stratĂ©gique

2-1-Le Big Data comme projet décisionnel : quelques données

Le Big Data reprĂ©sente un changement fondamental dans la prise de dĂ©cisions d’affaires.
Les organisations sont habituĂ©es Ă  l’analyse interne des donnĂ©es comme les ventes, les livraisons, les stocks. Maintenant, elles s’intĂ©ressent de plus en plus Ă  l’analyse des donnĂ©es externes aussi, pour gagner de nouvelles perspectives sur les clients, les marchĂ©s, les chaĂ®nes et les opĂ©rations d’approvisionnement:

Le thème de Big Data a rapidement augmentĂ© dans l’ordre du jour des entreprises. Pour y voir plus clair, nous avons pris le cas de la sociĂ©tĂ© Capgemini. Une enquĂŞte a donc Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour connaitre l’évolution du Big Data, la diffĂ©rence apportĂ©e par ce système, avant et après son adoption. L’enquĂŞte a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par L’Economist Intelligence UnitĂ©.

Les résultats montrent que les organisations ont déjà vues une preuve claire sur les avantages du Big Data. D’après l’enquête effectuée, 20% des entreprises ont remarqué une nette amélioration de la performance au cours des trois dernières années, et elles espèrent encore une évolution de 41% pour les trois prochaines années.

L’enquĂŞte met Ă©galement en Ă©vidence des dĂ©fis particuliers pour la prise de dĂ©cision dĂ©coulant du Big Data. 85% des rĂ©pondants estiment que le Big data est un moyen qui permet d’agir en temps rĂ©el, en fonction de la qualitĂ© des donnĂ©es, de la gestion de ces dernières et de leur cohĂ©rence. Par ailleurs, 56% ne sont pas encore en mesure d’utiliser efficacement les Big Data.

Pour les répondants, les données constituent le quatrième facteur permettant la production, aussi essentielle que la terre, le travail et le capital.

Lorsqu’il s’agit de prendre des dĂ©cisions, il est important de mettre le savoir des gestionnaires en avant. Aujourd’hui, quand les informations sont disponibles, il serait imprudent de prendre une dĂ©cision sans essayer de tirer quelques infĂ©rences significatives Ă  partir des donnĂ©es.

 

Les preuves sont aussi nombreuses pour expliquer l’importante des donnĂ©es dans la prise de dĂ©cision et ainsi d’amĂ©liorer la performance de l’entreprise. D’autres sources ont pu dĂ©montrer d’autres variables qui peuvent expliquer la prise de dĂ©cision Ă  partir du Big Data.

La recherche confirme une croissance des aspirations des organisations pour les donnĂ©es et les dĂ©cisions axĂ©es sur les donnĂ©es. Un peu plus de la moitiĂ© des cadres interrogĂ©s pour le rapport affirme que les dĂ©cisions de gestion basĂ©es uniquement sur l’intuition ou l’expĂ©rience sont de plus en plus considĂ©rĂ©es comme suspectes, et deux tiers insistent pour que la gestion, les dĂ©cisions sont de plus en plus basĂ©se sur « des Informations analytiques dures ».

Neuf sur dix des dirigeants interrogés estiment que les décisions prises dans le passé durant trois années auraient été mieux s’ils avaient eu toutes les données pertinentes à la main.

En même temps, les praticiens interviewé montrent leur enthousiasme quant au potentiel des big data pour améliorer leur prise de décision en termes de prudence et de responsabilité pour certains types de décisions, en particuliers les décisions opérationnelles. Par ailleurs, nous avons également relevé les points suivants :

 

  1. Lamajorité des cadrescroit que leurorganisationest«guidée par les données», mais des doutes persistent.

 

Les deux tiers des rĂ©pondants au sondage disent que la collecte et l’analyse des donnĂ©es sous-tend l’activitĂ© de leur entreprise Ă  une stratĂ©gie et Ă  la prise de dĂ©cisions au jour le jour.
La proportion de cadres qui dit que leur entreprise est guidée par les données est  supérieure à :

 

  • 76% pour le domaine de l’énergie naturelle et ressources
  • 73% pour les services financiers
  • 75% pour le domaine de la santĂ©, les produits pharmaceutiques et les secteurs de la biotechnologie

 

Cependant, la majorité croit également que le Big Data n’est pas considéré comme un élément stratégique au sein de leur entreprise.

 

 

  1. Les organisationsessayent de faire un usage efficacedesdonnées non structurées dansla prise de décision

 

La moitiĂ© des cadres dit que les donnĂ©es structurĂ©es ne sont pas suffisantes pour assurer la prise de dĂ©cision de soutien, et  28% pensent la mĂŞme chose pour les donnĂ©es non structurĂ©es. En effet, 40% de rĂ©pondants se plaignent d’avoir trop de donnĂ©es non structurĂ©es. Les gens d’affaires sont un peu plus familiers des tableurs et des bases de donnĂ©es relationnelles, mais moins familiers avec les outils utilisĂ©s pour interroger les donnĂ©es non structurĂ©es, comme l’analyse des sentiments. Un grand nombre de cadres proteste que le contenu des donnĂ©es non structurĂ©es sont difficiles Ă  interprĂ©ter.

  1. Bien que les donnéesnon structuréespuissent provoquer certains problèmes, les médias sociaux sont de plus en plus importants.

 

Les mĂ©dias sociaux informent les sociĂ©tĂ©s sur ce que les consommateurs veulent, mais, plus importants, sur ce qu’ils ne veulent pas. Ils sont souvent utilisĂ©s en tant que dĂ©but de système d’alerte pour alerter les entreprises lorsque les clients se tournent contre eux. Quarante-trois pour cent des rĂ©pondants valident que l’utilisation des mĂ©dias sociaux est faite pour prendre des dĂ©cisions importantes.

Pour les biens de consommation et de ventes au détail, la fabrication, la santé et firmes pharmaceutiques, les médias sociaux fournissent les secondes informations les plus importantes après les données d’activités de l’entreprise.

 

 

 

  1. Le travail del’automatisation dans la prise de dĂ©cision est loin d’ĂŞtre terminĂ©e.

 

La majoritĂ© des dirigeants interrogĂ©s (62%) pense qu’il existe de nombreux types de dĂ©cisions opĂ©rationnels et tactiques qui mĂ©ritent d’être automatisĂ©s. Cela est particulièrement vrai pour l’industrie lourde oĂą la rĂ©glementation et la technologie nĂ©cessitent cette automatisation. Bien sĂ»r, il existe certaines limites qui doivent ĂŞtre surmontĂ©es, notamment sur la demande croissante de responsabilisation après la crise financière ;

cela signifie effectivement que d’importantes dĂ©cisions commerciales doivent finalement ĂŞtre prises sans intervention de donnĂ©es. Par contre pour les dĂ©cisions moins critiques ou risquĂ©es, reste Ă  faire pour la prise de l’automatisation.

 

Cela est particulièrement vrai par exemple pour le cas d’un distributeur automatique.

2-2- Les détails et les résultats

L’enquête a été effectuée par L’Economist Intelligence Unit, soutenu par Capgemini. 607 hauts cadres ont été interrogés pour mener ce rapport. Il a effectivement été constaté que la prise de décisions est fondée sur les faits dans les organisations.

La majoritĂ© des rĂ©pondants Ă  l’enquĂŞte (54%) dit que les dĂ©cisions de gestion qui se basent uniquement sur l’intuition ou l’expĂ©rience sont de plus en plus considĂ©rĂ©es comme suspectes (notamment dans le secteur de la fabrication, de l’énergie, ou dans un gouvernement), et 65% affirment que de plus en plus de dĂ©cisions de gestion se basent sur une analyse d’informations.

 

Jusqu’Ă  rĂ©cemment peu de recherches ont Ă©tĂ© effectuĂ©es pour confirmer l’hypothèse disant que les organisations qui s’appuient sur l’analyse d’informations pour la prise de dĂ©cision  pourraient s’informer davantage sur leurs concurrents. En 2011, cependant, Erik Brynjolfsson, Ă©conomiste Ă  la Sloan School of Management Ă  la Massachusetts Institute of Technology  (MIT), avec d’autres collègues ont Ă©tudiĂ©s 179 cas, et ont constatĂ© que, les entreprises qui mettent l’accent sur la prise de dĂ©cision sur la base des donnĂ©es et des analyses effectuĂ©es (en contrĂ´lant d’autres variables, telles que les informations de la technologie (IT), l’investissement, du travail et le capital) mesurent 5 Ă  6% mieux leur production et leur rendement que celles qui s’appuient uniquement sur l’intuition et l’expĂ©rience.

Deux-tiers des cadres dĂ©crivent leur entreprise comme « dictĂ©e par les donnĂ©es ». Ce chiffre s’élève Ă  73% pour les rĂ©pondants dans le secteur des services financiers, 75% des soins de santĂ©, les produits pharmaceutiques et la biotechnologie, et 76% de l’Ă©nergie et des ressources naturelles. Les services financiers et les entreprises de soins de santĂ© ont longtemps Ă©tĂ© de grands utilisateurs de donnĂ©es.

Neuf sur dix répondants conviennent que les données constituent maintenant un facteur essentiel de la production, outre les études sur le terrain. Ils sont également optimistes quant à
leur efficacitĂ©. En moyenne, les participants au sondage disent que le Big Data a amĂ©liorĂ© leurs organisations » au niveau des performances durant les trois dernières annĂ©es de 26%, et ils sont optimistes qu’elles permettront d’amĂ©liorer ces performances pour 41% dans les trois prochaines annĂ©es.

 

Il faut aussi savoir que les répondants disent qu’il existe un certain niveau pour que les informations soient stratégiques au sein de l’organisation.

Quand il s’agit d’intĂ©grer les Big Data Ă  la dĂ©cision du pouvoir exĂ©cutif, il est clairement un long chemin Ă  parcourir avant que les rĂ©sultats correspondent aux attentes.

 

  1. En moyenne, les répondants croient que le Big Data peuvent améliorer la performance organisationnelle de 41% au cours des trois prochaines années

 

Question du sondage: Dans quelle mesure croyez-vous que l’utilisation de donnĂ©es pourrait amĂ©liorer  la performance globale de l’organisation, et sa performance globale dans les trois prochaines annĂ©es?

 

 

  1. Dans l’ensemble,55% des rĂ©pondants dĂ©clarent qu’ils sentent que la gestion des big data n’est pas considĂ©rĂ© comme stratĂ©gique au niveau supĂ©rieur de leur organisation

 

Question: Dans quelle mesure ĂŞtes-vous d’accord avec la dĂ©claration suivante:

« Le Big Data n’est pas considĂ©rĂ© stratĂ©gique Ă  des niveaux supĂ©rieurs de l’organisation. »

 

  • Deuxtiers descadrescroientqu’il n’y a pasassez de«culturede donnĂ©esBig data »dansleur organisation- etparticulièrement dans le secteurdela fabrication

 

Question: Dans quelle mesure ĂŞtes-vous d’accord avec la dĂ©claration suivante:
« Il ne suffit pas d’une « culture de donnĂ©es big data « dans l’organisation, ou l’utilisation de grands volumes de donnĂ©es dans le processus dĂ©cisionnel.

 

  1. Les DonnĂ©es d’activitĂ©des entrepriseset les donnĂ©esde point devente sontconsidĂ©rĂ©es comme les plusutilespour lesvendeurs de produitsetcommerces de dĂ©tail

 

 

 

Les documents de bureau (emails, document magasins, etc) sont la plupart des donnĂ©es de valeur selon 32% des rĂ©pondants. Ici, les mĂ©dias sociaux sont considĂ©rĂ©s comme le second type de donnĂ©es les plus prĂ©cieuses, Ă©ventuellement parce la rĂ©putation est d’une importance vitale dans ce secteur, et « l’analyse des sentiments » des mĂ©dias sociaux est un moyen rapide pour identifier la vision des consommateurs.

 

Plus de 40% des rĂ©pondants conviennent que, en utilisant les donnĂ©es obtenues Ă  partir de mĂ©dias sociaux ont contribuĂ© Ă  la prise de dĂ©cision, car cela permet de savoir si des informations pourrait « nuire Ă  la marque ». Les mĂ©dias sociaux sont souvent utilisĂ©s en tant que système d’alerte prĂ©coce pour alerter les entreprises lorsque les clients se retournent contre eux. En DĂ©cembre 2011, il a fallu seulement un jour pour prendre la dĂ©cision de se retirer d’une «accusation de complaisance »  pour le paiement de factures avec un smartphone, après un jeu dans les mĂ©dias sociaux. Les clients ont utilisĂ© Twitter pour cela.

 

Mais il faut savoir que toutes les données non structurées ne sont pas faciles à comprendre comme les médias sociaux. En Effet, 42% des répondants au sondage disent que les contenus non structurés, comprenant les sons audio, vidéos, e-mails et les pages Web sont trop difficiles à interpréter.

Une raison possible Ă  cela est que, aujourd’hui les outils de business intelligence demandent une agrĂ©gation et une analyse structurĂ©e, tandis que les donnĂ©es des outils pour les donnĂ©es non structurĂ©es sont principalement ciblĂ©s sont plutĂ´t documents individuels (par exemple la recherche et gestion de contenu).

C’est la raison pour laquelle 40% des rĂ©pondants disent qu’ils ont trop de donnĂ©es non structurĂ©es pour soutenir la prise de dĂ©cision, par opposition Ă  seulement 7% qui disent qu’ils ont trop de donnĂ©es structurĂ©es.

  1. 40% des rĂ©pondantscroient qu’ils onttrop de donnĂ©esnon structurĂ©espour soutenir la prise de dĂ©cision

 

Question: Vous avez des recherches spécifiques, comment qualifieriez-vous la quantité de données disponibles pour appuyer la prise de décision?

 

 

  1. 60% des répondantscontestent quela thèse selon laquellela plus opérationnelle/tactique des décisions qui peuvent être automatisées, ont été automatisées

Question: Dans quelle mesure ĂŞtes-vous d’accord avec la dĂ©claration suivante:
«La plupart des décisions opérationnelles / tactiques qui peuvent être automatisées, ont été automatisées. »

 

 

  • Dans tous les secteurs, «l’obstacle des organisations » constitue le plus grand obstacle Ă  l’utilisation de big data pour la prise de dĂ©cision efficace

 

Question: Quels sont les trois plus grands obstacles de votre organisation dans l’utilisation de big data pour la  prise de décision efficace?

[SĂ©lectionnez jusqu’Ă  trois options]

 

 

  • 85% des rĂ©pondantsdisent que le problème n’est pas au niveau du volume mais sur la capacitĂ© Ă  analyser et agir sur les donnĂ©es en temps rĂ©el

 

Question: Dans quelle mesure ĂŞtes-vous d’accord avec la dĂ©claration suivante:
« Le problème ne repose pas sur les volumes croissants de donnĂ©es, mais plutĂ´t sur la facultĂ© de  mesurer, d’analyser et d’agir sur les donnĂ©es en temps rĂ©el « .

 

 

Selon le Professeur Alex Pentland, directeur de la Laboratoire Dynamique humaine au MIT, le Big Data permet de prendre  une de décision, car au lieu de commencer par une question ou une hypothèse, les personnes choisissent les données.

Si les motifs rĂ©vèlent une opportunitĂ© de commerce ou une menace, une dĂ©cision est prise. La plupart des dirigeants interrogĂ©s dans ce rapport est Ă©galement optimiste sur le coĂ»t significativement rĂ©duit grâce au processus de l’automatisation dans la prise de dĂ©cision en utilisant les Big Data.

Les gens sont de plus en plus mĂ©fiants quant aux dĂ©cisions d’affaires basĂ©es purement sur l’intuition et l’expĂ©rience.

En conclusion, les Big Data constituent un élément important dans la prise de décision car :

  • Ils permettent de prendre des dĂ©cisions fondĂ©es
  • Ils aident Ă  gĂ©nĂ©rer et fidĂ©liser la clientèle
  • Les donnĂ©es sont plus fiables lorsqu’elles proviennent d’un marchĂ© et/ou des clients

 

Voici un classement des types d’informations importantes pour la prise de décision stratégique :

  • Les bases de donnĂ©es internes 61%
  • Le contenu en provenance des sites Web externes 50%
  • Le contenu en provenance des mĂ©dias sociaux 39%

 

Voici les trois types de données utiles pour analyser la situation du marché, et provenant donc des Big Data

  • Renseignement concurrentiel 66%
  • Segmentation de la clientèle 65%
  • Modèles de marchĂ© et des donnĂ©es 54%

 

Partie 3- Le BIG DATA sur le consommateur

3-1- Le cas des banques

  • Situation

Pour maintenir un avantage dans une Ă©conomie de consommation, les institutions financières doivent dĂ©velopper une comprĂ©hension en profondeur des clients qu’ils desservent et les marchĂ©s qu’ils opèrent. Beaucoup d’Ă©quipes marketing et de produits continuent de s’appuyer sur des enquĂŞtes de consommation pour obtenir des informations importantes qui guident le processus dĂ©cisionnel Ă  dĂ©velopper de nouveaux produits et de lancement de campagnes de publicitĂ©.

Cependant, les banques ont accès Ă  plus d’informations Ă  la clientèle que les entreprises dans tout autre secteur, et il est essentiel d’exploiter efficacement les ressources d’information. Actuellement, les donnĂ©es transactionnelles demeurent un des domaines clĂ©s d’intĂ©rĂŞt pour les institutions financières.

Analyser les transactions permet de dĂ©couvrir un aperçu important sur les besoins des clients, les prĂ©fĂ©rences et les comportements. Toutefois, les donnĂ©es transactionnelles ne reprĂ©sentent qu’un type d’actifs d’information que les banques possèdent. D’autres types d’informations importantes qui rĂ©sident dans une organisation comprennent Ă  la fois des donnĂ©es structurĂ©es (profils dĂ©mographiques, l’activitĂ© de navigation de site Web) et des donnĂ©es non structurĂ©es (journaux de centre d’appels, de la correspondance).

En plus de cesrichessources de donnĂ©es internes, les banques peuvent tirer parti desdonnĂ©es externes. Les mĂ©dias sociauxreprĂ©sententune source importante dedonnĂ©esque les banquespeuvent intĂ©grer Ă leurinformation existantepour dĂ©velopperune vision globalede leurs clients. Les mĂ©dias sociauxoffrent Ă©galementde nombreuses possibilitĂ©spour dĂ©velopper des campagnesetdes offres personnalisĂ©es. Un desdomaines d’intĂ©rĂŞt pourlesgrandes banquesest l’utilisationdes donnĂ©esde mĂ©dias sociaux pourcibler les clientsafin d’élaborer des offres personnalisĂ©eset des campagnesbasĂ©es surlesdernièresmanifestations,tels que les anniversaires,l’obtention du diplĂ´meou de mariage.

Comme le volume, la vitesse et la variĂ©tĂ© des donnĂ©es internes et externes continuent d’augmenter, les banques doivent Ă©quiper leurs employĂ©s des outils et des compĂ©tences nĂ©cessaires pour dĂ©gager les meilleures idĂ©es Ă  partir des donnĂ©es.

La recherche rĂ©vèle que plus de 60% des Ă©tablissements de services financiers en AmĂ©rique du Nord considèrent que le big data est  une source octroyant un  avantage concurrentiel important. Plus de 90% pensent que «les initiatives de donnĂ©es dĂ©termineront les gagnants de l’avenir. »

Alors que la valeur des initiatives Big Data est universellement reconnue, le principal secteur d’intervention pour de nombreuses banques continue d’ĂŞtre la gestion des risques afin de se conformer aux exigences rĂ©glementaires, tandis que l’analyse client, reçoit moins d’attention. Comme la fraude a des incidences financières importantes Ă  l’industrie bancaire Ă  l’Ă©chelle mondiale, il est comprĂ©hensible que les banques utilisent de plus en plus les grandes analyses de donnĂ©es pour rĂ©pondre aux menaces de fraude. Cela comprend gĂ©nĂ©ralement la surveillance des diffĂ©rents types de transactions en temps rĂ©el Ă  travers de multiples canaux pour identifier et prendre des mesures contre les activitĂ©s suspectes. Lors de la vĂ©rification des noms des clients, il est important d’Ă©viter la possibilitĂ© de faire une mauvaise identification, qui peut avoir un impact nĂ©gatif et significatif sur la relation Ă©tablie avec le client lĂ©gitime. L’utilisation des techniques de grandes donnĂ©es permet aux banques de gĂ©rer ces risques de rĂ©putation.

L’analyse client peut potentiellement devenir une source clĂ© d’un avantage concurrentiel pour les institutions financières. La recherche rĂ©vèle que les banques appliquent des analyses pour comprendre les donnĂ©es des clients et ont ainsi une avance au niveau de la part de marchĂ© sur les banques qui ne le font pas.

Pour maximiser la rentabilitĂ©, les banques se concentrent sur la conduite de  sa croissance tout en gĂ©rant les coĂ»ts pour assurer l’efficacitĂ© des opĂ©rations. La croissance du chiffre peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e via l’acquisition de clients (attirer de nouveaux clients) et la maximisation de la valeur client (cross-selling et up-selling aux clients existants). Toutes ces initiatives ont besoin d’un un retour sur investissement positif

 

  • La croissance du chiffre

 

La personnalisation est essentielle pour acquĂ©rir de nouveaux clients ; ainsi que l’approfondissement de la relation avec chaque client afin de maximiser leur durĂ©e de vie en tant que client de l’entreprise. Le big data permet aux banques de cibler des segments spĂ©cifiques de la clientèle en combinant diffĂ©rents points de donnĂ©es telles que les transactions, la dĂ©mographie et l’analyse des sentiments de mĂ©dias sociaux.

La banque amĂ©ricaine, la cinquième plus grande banque commerciale aux États-Unis utilise le big data pour analyser une multitude de donnĂ©es de canaux en ligne et hors ligne pour dĂ©velopper une vision unifiĂ©e du client et d’identifier les pistes les plus pertinentes pour le contacter. En outre, l’analyse a rĂ©vĂ©lĂ© des indications intĂ©ressantes sur la façon dont l’engagement des clients sur le site Web de la banque pourrait ĂŞtre optimisĂ©. Ces initiatives ont finalement abouti Ă  une amĂ©lioration de 100% de taux de conversion.

Les solutions de donnĂ©es ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es par la Commonwealth Bank of Australia. Un de leurs objectifs Ă©tait de personnaliser les offres sur le site pour les visiteurs en fonction de leurs activitĂ©s de navigation. Auparavant, des bannières standards ont Ă©tĂ© affichĂ©es aux visiteurs quels que soient leur profil dĂ©mographique ou leur comportement en ligne. Par exemple, une offre pour une carte de Voyage pourrait ĂŞtre affichĂ©e Ă  tous les visiteurs du site. Comme quelques personnes ont Ă©tĂ©  susceptibles d’ĂŞtre intĂ©ressĂ©es par cette offre, le taux de conversion a Ă©tĂ© de moins par rapport Ă  des offres plus ciblĂ©es. Maintenant, les grandes solutions de donnĂ©es permettent au site web d’analyser les recherches sur le Web et de gĂ©nĂ©rer des offres sur mesure en temps rĂ©el. Par exemple, sachant qu’un client s’est penchĂ© sur les propriĂ©tĂ©s, le site affiche des offres pertinentes, tels que les prĂŞts immobiliers.

  • L’expĂ©rience client et l’optimisation service Ă  la clientèle

 

Le big data joue Ă©galement un rĂ´le crucial dans la prestation de l’orientation client, ce qui permet aux banques d’attirer et de fidĂ©liser les clients. Il y a deux principaux domaines oĂą des solutions Big Data sont utilisĂ©es pour optimiser l’expĂ©rience client.

 

 

Selon l’EnquĂŞte Global Consumer Ernst & Young, en 2012, 50% des clients, Ă  l’Ă©chelle mondiale, ont changĂ© leurs banques ou avaient l’intention de changer. Comme l’acquisition de nouveaux clients ou de rĂ©-acquisition de clients coĂ»te beaucoup plus que de garder ceux qui existent dĂ©jĂ , les banques accordent une grande importance Ă  la prĂ©vention de dĂ©sabonnement.  Le Big Data s’avère très efficace pour l’amĂ©lioration de la comprĂ©hension des besoins des clients et permet d’atteindre deux objectifs :

 

1) de prédire le taux de désabonnement par la compréhension de ses premiers signes et

2) conception efficace des offres personnalisées pour empêcher les clients de dévier.

 

Les banques ont besoin d’analyser les donnĂ©es Ă  partir d’une variĂ©tĂ© de canaux, y compris la branche (visites bancaires), centre de contact en ligne et les services bancaires mobiles, ainsi que les interactions de mĂ©dias sociaux pour dĂ©velopper une vision globale de leurs clients. Etudier les comportements des clients peut rĂ©vĂ©ler que la baisse de solde du compte, la rĂ©duction des dĂ©penses de carte de crĂ©dit ou de rĂ©troaction nĂ©gative reçue via n’importe quel canal et peut indiquer des objectifs de dĂ©sabonnement Ă  haut risque.

 

De mĂŞme, l’analyse des donnĂ©es sur les clients peuvent aider Ă  dĂ©couvrir leur loyautĂ© et de dĂ©terminer quelles offres sont susceptibles de travailler le mieux pour chaque segment de clientèle. Le dĂ©veloppement d’offres ciblĂ©es et personnalisĂ©es permet une rĂ©duction significative du taux de dĂ©sabonnement.

 

3-1-4 Innovation

Un autre domainequi est actuellementlargement nĂ©gligĂ©est l’innovation.Afin de maintenirun avantage concurrentiel, les banques doivent introduire de nouveaux produitset dĂ©velopperdes solutions innovantes pouratteindre une plus grandeorientation client. Les donnĂ©esclientspeuvent devenirune source importante denouvelles idĂ©essur la façon degĂ©nĂ©rer de la valeurpour le client etpour rester compĂ©titif.

Les donnĂ©es peuvent rĂ©vĂ©ler diffĂ©rents modèles dans l’utilisation de la carte de crĂ©dit d’un segment particulier, et si le lancement d’une carte de crĂ©dit pour rĂ©pondre aux besoins de ce groupe s’avère ĂŞtre une option viable, un aperçu de leurs prĂ©fĂ©rences par rapport aux caractĂ©ristiques, avantages et privilèges peuvent aider Ă  dĂ©velopper un produit hautement compĂ©titif.

En rĂ©sumĂ©, la gestion des risques est l’un des domaines prioritaires pour les banques dans l’utilisation du big data. Il aide les banques Ă  stimuler la croissance top-line, de maximiser le ROI du marketing Ă  travers des micro-segmentation et la personnalisation, une plus grande orientation client, amĂ©liorer la fidĂ©litĂ© et de prĂ©venir le taux de dĂ©sabonnement,

  • Optimiser les offres et les ventes croisĂ©es

 

Le Big data fournit aux banques la capacité à comprendre ses clients à un niveau plus granulaire et plus rapidement pour fournir des offres personnalisées ciblées. Alors que les banques effectuent une analyse des données du client pour obtenir un aperçu afin d’améliorer ses offres, beaucoup sont incapables d’en profiter, autant pour les données internes et externes.

 

Et pourtant,  les avantages sont multiples :

 

 

  • EfficacitĂ© et la rĂ©solution de problèmes

L’analyse des donnĂ©es permet d’anticiper les besoins des clients et de les rĂ©soudre avant qu’ils ne deviennent des problèmes ; cela permet donc aux banques d’offrir en temps opportun, concis et rĂ©alisables les solutions nĂ©cessaieres. Cela peut conduire Ă  une augmentation des ventes, l’amĂ©lioration de la satisfaction du client et une rĂ©duction des coĂ»ts d’exploitation.

Les améliorations retenues peuvent être multiples :[7]

  • AmĂ©liorer les performances
  • Augmentationdes capacitĂ©s: innovation, …
  • Hausse des revenus (grâce aux ventes croisĂ©es)
  • EfficacitĂ© de coĂ»ts car meilleure productivitĂ©
  • Augmentation du taux de satisfaction de la clientèle

 

  • La dĂ©tection des fraudes de paiement

La lutte contre la fraude, les crimes financiers et les brèches de sĂ©curitĂ©, sous toutes ses formes, font parties des dĂ©fis les plus coĂ»teux auxquels font face l’industrie de la finance. Aussi rapidement que la nouvelle technologie est utilisĂ©e pour identifier les fraudeurs, de nouvelles façons sont mises en place pour frauder les institutions financières.

Les avantages du Big data repose sur :

  • RĂ©duction des coĂ»tsde dĂ©pistage et desurveillancede fraude
  • Moins defaux positifs, rĂ©duction du coĂ»t desenquĂŞtes sur les fraudes, la rĂ©duction des pertesde fraudede paiement
  • La dĂ©tection des fraudesen temps rĂ©elet d’attĂ©nuation

 

 

 

3-2- Les obstacles

3-2-1- L’atteinte Ă  la vie privĂ©e

Avec des quantités massives des données personnelles maintenant systématiquement collectées et stockées, les atteintes à la vie privée sont presque inévitables

A l’ère du big data, la bataille de la vie privĂ©e a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© livrĂ©e et perdue- les donnĂ©es personnelles sont systĂ©matiquement recueillies et nĂ©gociĂ©es dans la nouvelle Ă©conomie et il y a peu de contrĂ´les efficaces sur la façon dont elles seront utilisĂ©es. Les chercheurs et les analystes de donnĂ©es disent maintenant qu’il est temps pour la lĂ©gislation de rĂ©cupĂ©rer une partie de cette vie privĂ©e et de s’assurer que toutes les donnĂ©es qui sont collectĂ©es demeurent en sĂ©curitĂ©.

 

«Nous sommes devenus le produit», explique Rob Livingstone, membre de l’UniversitĂ© de technologie et Ă  la tĂŞte d’un cabinet de conseil aux entreprises.

 

« Nous sommes des produits vendus à personne», a-t-il dit. « Nous allons être monétisés en substance. Nous sommes mobilisés comme des produits avec les services que nous utilisons comme Facebook et Twitter « .

 

Cependant, Livingstone dit que le dilemme auquel sont confrontĂ©s les organismes de rĂ©glementation est de savoir comment ils peuvent rĂ©glementer la collecte, le stockage et le commerce des donnĂ©es personnelles sur Internet, lorsque l’ensemble de ces activitĂ©s, et les sociĂ©tĂ©s elles-mĂŞmes, fonctionnent sur plusieurs continents et juridictions.

 

La tâche de rĂ©cupĂ©rer un semblant de vie privĂ©e est d’autant plus urgente que la vitesse Ă  laquelle les donnĂ©es personnelles sont collectĂ©es. Le buzz autour du Big Data est d’attirer des millions de dollars de la part des investisseurs et des marques dans l’espoir de faire des profits, tandis que les agences de renseignement recueillent Ă©galement des informations sur nos activitĂ©s en ligne Ă  des fins très diffĂ©rentes.

 

Et aux cĂ´tĂ©s de ceux-ci, il y a aussi les opĂ©rateurs du marchĂ© noir qui font des millions de dollars par annĂ©e sur des choses comme le vol d’identitĂ© et correspondant Ă  des ensembles de donnĂ©es Ă  travers le Web pour aider Ă  identifier les personnes qui pourraient ĂŞtre des cibles appropriĂ©es pour une escroquerie.

 

Ajoutez Ă  cela, les nouvelles technologies comme Google et la technologie de reconnaissance faciale (qui, soit dit en passant est dĂ©jĂ  dĂ©ployĂ©s par Facebook et partagĂ©es avec l’Ă©tat australien et de la police fĂ©dĂ©rale) sont omniprĂ©sentes non seulement par les agences de renseignement, mais par tous. Et l’on ne sait pas comment tout cela va ĂŞtre utilisĂ© dans un avenir proche ou Ă  long terme.

 

Alors que beaucoup d’entre nous ne pensent pas beaucoup  partager nos informations en ligne, Livingstone indique que le danger est que notre sociĂ©tĂ© peut renoncer Ă  ses droits Ă  la vie privĂ©e « sans tenir compte des consĂ©quences futures » et sans dĂ©bat sur les implications.

Eerke Boiten, maĂ®tre de confĂ©rences Ă  l’UniversitĂ© de Kent, prĂ©conise la crĂ©ation de normes pour mieux protĂ©ger les donnĂ©es qui sont recueillies et Ă©changĂ©es en ligne.

 

« Vous pourriez rendre obligatoire pour les serveurs Web l’utilisation du préfixe HTTPS sécurisé plutôt que la valeur par défaut de HTTP, » a-t-il dit. « Un grand nombre de fonctionnalités de cryptage sur la technologie mobile et la tablette existante est désactivée par défaut aussi. Vous pouvez changer cela.  »

Mais quant à savoir qui devrait créer ces normes et qui décide ce que les normes comprennent  » une question politique », dit Boiten.

Mais cela nĂ©cessite suffisamment de personnes pour savoir et comprendre ce qu’ils demandent, et puis on asiste au problème de la protection des personnes contre leur propre ignorance quand il s’agit de la vie privĂ©e et la sĂ©curitĂ©.

Mais lĂ  encore au Royaume-Uni il y a dĂ©jĂ  eu une rĂ©action des consommateurs contre les rĂ©vĂ©lations que les donnĂ©es mĂ©dicales Ă©tait utilisĂ©es par spĂ©cialistes du marketing Ă  l’insu ou sans le consentement du peuple.

En Australie, Boiten dit que la protection des données du pays devait être « plus fort et avec plus de dents ».

De nouveaux principes de confidentialité ont été récemment adoptés dans la loi qui exigeait que toutes les entreprises qui gagnent plus de 3 millions de dollars chaque année devaient divulguer aux clients comment leur information était stockée et utilisée, mais la nouvelle législation s’arrêta de rendre obligatoire la notification des atteintes de données obligatoires pour les entreprises qui.

Un projet de loi qui rendrait illĂ©gal pour cacher les problèmes de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© mis dans la loi l’an dernier, mais il n’a pas rĂ©ussi Ă  le faire Ă  travers les deux chambres du SĂ©nat avant l’Ă©lection. Et puisque la Coalition a pris le pouvoir, la lĂ©gislation est au point mort.

Boiten accorde avec l’Ă©valuation de Livingstone que les entreprises ne sont tout simplement pas capables de protĂ©ger leurs propres donnĂ©es.

«La technologie n’est pas encore assez bon,» dit-il. « Oui, il y a des solutions de cryptage, mais leur utilisation n’est pas adaptĂ©e  ne sont pas pratiques Ă  Ă©laborer et nĂ©cessitent beaucoup de temps et d’argent dans la formation.

« Ebay est toujours en activité. Target est toujours en activité. Même s’ils ont tous deux perdu une quantité importante de données. Les incitations ne sont pas assez fortes sur les entreprises pour obtenir un droit.  »

Le bénévolat nos données personnelles est simplement le prix que nous payons pour des services gratuits?

Comme le dit le vieil adage, si vous n’ĂŞtes pas payĂ© pour cela, vous ĂŞtes le produit. Paul Greenberg, chef de l’Association des dĂ©taillants en ligne nationale a ditau  Gardien Australie qu’il Ă©tait heureux de partager ses donnĂ©es « tant que je suis en train d’attendre de quelque chose en retour ».

« L’information peut ĂŞtre un prix,» dit-il, « et elle a toujours eu un prix. Je ne vois pas pourquoi cela va changer.  »

«La connaissance est le pouvoir, mais la transaction entre les consommateurs et le service ne sera pas sur les termes monétaires, ce sera sur la pertinence. J’échangerais volontiers las pertinence des informations. Et je pense que beaucoup de gens le feront également.  »

Greenberg a déclaré que les problèmes de confidentialité des plus grandes données sont « complètement exagérées ».

« Peut-ĂŞtre que je ne veux pas que les gens sachent Ă  propos de ma vie amoureuse, mais je suis heureux de mettre un prix sur ma vie privĂ©e», a-t-il dit. « Tant que je reçois un retour sur investissement, que ce soit sous la forme d’un contenu pertinent, ou des biens ou des services personnalisĂ©s ».

Greenberg, cependant, admis que même les sociétés les plus prospères ont de la difficulté a protéger les renseignements de leurs clients des failles de sécurité et que quelque chose devait être fait pour les protéger.

Mais il y a l’argument de la sĂ©curitĂ© nationale des big data. Edward Snowden a rĂ©vĂ©lĂ© l’an dernier que la National Security Agency, GHCQ et ASIO (entre autres) Ă©taient et sont surveillĂ©s par des citoyens en ligne, pour dĂ©tecter les tendances ou anomalies qui pourraient aider Ă  prĂ©venir les actes de terreur.

Boitena fait valoirqu’il y avaitpeu de preuvespour suggĂ©rerla surveillancede donnĂ©es de masse

« Vous faites la collecte de données de masse, mais quelles preuves avons-nous que cela fonctionne ?, » a t-il demandé.

Il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă  la suite des attentats de Boston que le FBI avait Ă©tĂ© contactĂ© par les autoritĂ©s russes sur les frères Tsarnaev environ un an avant l’Ă©vĂ©nement en les avertissant que les deux Ă©taient potentiellement dangereux pour la sĂ©curitĂ© nationale de l’AmĂ©rique, mais ils Ă©taient dĂ©terminĂ©s Ă  ne pas y croire.

Un certain nombre de signes ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans les rĂ©seaux informatiques d’un certain nombre d’agences de renseignement amĂ©ricaines. Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert que le dĂ©faut de mettre en Ĺ“uvre et un suivi adĂ©quat des logiciels mis en place pour orienter l’activitĂ© de la terreur Ă©tait au moins partiellement Ă  blâmer.

« Les DonnĂ©es de surveillance n’ont pas empĂŞchĂ© les attentats Ă  Boston. Nous savons quels bit d’information devraient  probablement circuler d’un endroit Ă  l’autre, ce qui aurait pu empĂŞcher les attaques de 9/11.

« Les services de renseignement aiment prĂ©tendre qu’ils ont Ă©galement empĂŞchĂ© certaines choses dont ils n’étaient pas en mesure de nous parler parce que ce serait rĂ©vĂ©ler des secrets commerciaux, mais maintenant la sĂ©curitĂ© est de plus en plus un jeu de confiance. ».

3-2-2- Le cas Tesco

Tesco Plc, la chaĂ®ne de supermarchĂ©s britannique, est actuellement le deuxième dĂ©taillant le plus rentable au monde avec des sorties dans douze pays. Bien qu’elle a commencĂ© comme un marchĂ© de l’Ă©picerie le plus bas du marchĂ©, elle s’est agrandit  dans le dĂ©but des annĂ©es 90 pour inclure les services financiers et les tĂ©lĂ©communications / Internet, ainsi que le lancement d’un programme de carte de fidĂ©litĂ©. Ainsi Tesco a commencĂ© Ă  recueillir des donnĂ©es de plus en plus sur ses consommateurs et a Ă©tĂ© l’une des premières entreprises Ă  adopter, et d’apprendre Ă  partir de l’analyse Big Data. Cette nouvelle approche lui a permise de rĂ©ussir Ă  accroĂ®tre sa part de marchĂ© de plus de dix pour cent au cours des dix annĂ©es et rĂ©-accĂ©lĂ©rĂ© sa croissance des ventes qui avait baissĂ©e.

 

 

Le prĂ©sident de Tesco a quittĂ© son poste. La valeur de marchĂ© de l’entreprise a Ă©tĂ© vue en baisse. En effet, cette chaine de supermarchĂ© a perdu la moitiĂ© de son chiffre d’affaires, mais Ă©galement sa rĂ©putation en termes de compĂ©titivitĂ©, de crĂ©ativitĂ© et d’intĂ©gritĂ©.

Il faut rappeler que Tesco était une référence dans le data driven business, et dans la connaissance des clients. Elle a lancé la Tesco’ClubCard en 1995. Le but était d’amasser le maximum d’informations sur le comportement de ses clients. Ce qui prétendait une grande révolution pour l’industrie de la grande distribution. Elle a pu orienté ses choix stratégiques dans la connaissance des clients

“Tesco est devenu le leader du marché parce qu’elle a été capable de répondre à la demande de ses acheteurs”.

Selon le journaliste Michael Schrage, “Le déclin de Tesco prévient sans ambiguité que toutes les data des programmes de loyauté et toutes les capacités analytiques du monde ne peuvent pas se substituer à l’avantage compétitif de prix tirés vers le bas et d’une expérience client plus simple. Les insights, les programmes de loyauté et les promotions ciblées ne sont peut-être pas inutiles mais ils sont clairement moins importants dans le monde du retail.” Une analyse qui inspire finalement au journaliste cette belle formule lapidaire : “En moins d’une décennie, le facteur déterminant du succès de Tesco s’est transformé en un albatros analytique. La connaissance l’a fait passer de la puissance à l’impotence. »

En effet, Tesco n’a pas pu anticiper la situation du marché, segmentée soudainement jusque là très homogène. Elle n’a pas vu que les habitudes de consommation des clients étaient en train de changer.

Ainsi, le marché s’est bien divisé en deux : un segment pour les consommateurs bas de gammes, et un autre pour les consommateurs haut de gamme. Tesco était restée entre les deux pôles. Le data n’est pourtant pas le problème car c’est l’entreprise qui n’a pas sue analyser à temps les informations en sa possession.

 

Au lieu de changer de stratégie, l’entreprise a préféré changer de business model. Ainsi, il faut savoir qu’il n’est pas seulement important de chercher les donnés pour orienter les stratégies de demain mais également pour assurer que les décisions prises hier soient meilleures.

 

Selon frenchweb.fr, «  Tesco était devenue une caricature de data driven compagnie. Son programme de fidélité lui coûtait 500 millions de livres par an, soit sans doute plus qu’il n’en rapportait. Pour les analystes, la compagnie avait donc une raison économique et une opportunité unique de changer radicalement son image: en supprimant son programme de loyauté qui a fait sa fortune pour mieux faire baisser les prix, elle aurait frappé un grand coup et démontré à ses consommateurs qu’elle n’avait rien perdu de son audace et de son acuité. Car les data ne disaient pas à Tesco qu’il fallait ajuster sa stratégie, elles lui disaient qu’il fallait changer de business model. »

 

 

 

Conclusion

Pour conclure, nous avons pu étudier l’importance du big data pour les entreprises. En effet, les données recueillies peuvent lui permettre de concevoir les meilleures stratégies, car non seulement elles auront des informations fiables, mais la connaissance du client leur permettra de mieux cibler chaque type de segment élaboré en interne.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les informations sont à utiliser à bon et escient pour éviter le cas de Tesco. L’analyse est primordiale, car cela permet d’éviter de prendre les mauvaises décisions. Il n’importe pas uniquement de détenir de nombreuses données, il est surtout crucial de bien les utiliser pour la survie de l’entreprise.

Le problème demeure au niveau des clients, qui restent inconscients de la situation ; toutes les données leur concernant sont recueillies, analysées à leur insu. La question est de savoir s’il est nécessaire de les tenir informé quant à l’utilisation des informations ? Ce qui nous pousse à nous poser une autre question : Quelles seraient les mesures qui permettraient d’obtenir un résultat « gagnant gagnant » entre les consommateurs potentiels et les entreprises ?

 

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[1] META Group. « 3D Data Management: Controlling Data Volume, Velocity, and Variety. » February 2001.

[2] La SSII (ou SociĂ©tĂ© de services et d’ingĂ©nierie en informatique) est une sociĂ©tĂ© experte dans le domaine des nouvelles technologies et de l’informatique. Elle peut englober plusieurs mĂ©tiers (conseil, conception et rĂ©alisation d’outils, maintenance ou encore formation) et a pour objectif principal d’accompagner une sociĂ©tĂ© cliente dans la rĂ©alisation d’un projet.

[3] http://www.lefigaro.fr/

[4] https://www.intercloud.com/

[5] http://smartdatacollective.com

[6] http://smartdatacollective.com

[7] http://www.insight-mea.com/

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