Le Développement de la Prise de Parole en Classe d’Anglais en 6ème : Contexte, Enquêtes et Analyses »
Sommaire
PARTIE I –LE CONTEXTE DE L’ETUDE.. 3
Section 1- Description du contexte. 4
Section 2- L’état des lieux et les objectifs d’apprentissage. 6
Section 3- Le niveau et la motivation des élèves de 6ème 10
Section 4- Le rôle de l’enseignant dans l’enseignement de l’anglais. 15
PARTIE II- DESCRIPTION DE L’ENQUETE.. 17
Section 1- Les méthodes d’enquête choisies. 17
Section 2- Le cadre de l’enquête. 20
Section 3- Présentation des résultats d’enquête. 22
PARTIE III- ANALYSE DES RESULTATS ET SOLUTIONS ENVISAGEABLES. 24
Section 1- L’impact de la psychologie sur la prise de parole. 25
Section 2- La possible intervention des enseignants. 27
Section 3- Des mesures envisageables pour les enseignants. 29
INTRODUCTION
Comme le disait Emmanuel Kant[1], « L’éducation est un art dont la pratique a besoin d’être perfectionnée par plusieurs générations. » Ainsi, chaque enseignant a sa part de contribution dans le perfectionnement et l’évolution de l’art de l’éducation.
En effet, l’évolution de l’éducation est soumise à différents facteurs, dont l’évolution de la société et du contexte général auquel chaque génération est confrontée. Le système éducatif doit donc s’adapter aux divers changements à travers le temps, et fixer ainsi des objectifs en fonction de ces derniers.
Nous constatons que la société ainsi que le monde du travail sont de plus en plus exigeants à travers le temps, rendant ainsi indispensable la maitrise de différents domaines par les élèves. L’anglais figure ainsi parmi les éléments les plus indispensables, une matière au sein de laquelle des objectifs d’enseignement importants sont à atteindre, et ce, à l’écrit comme à l’oral.
Les enseignants doivent ainsi rechercher et déployer des méthodes efficaces afin de parvenir à ces objectifs. Comme nous le savons, l’apprentissage de l’anglais inclut, au côté de l’écrit, une certaine compétence sur le plan oral. C’est la raison pour laquelle les enseignants doivent encourager la prise de parole par les élèves.
Mais contrairement à l’écrit, susciter une prise de parole de la part des élèves peut s’avérer quelque peu difficile, d’où l’intérêt de déployer des techniques plus adéquates afin d’avoir de meilleurs résultats.
C’est ainsi que nous allons nous focaliser sur « Le développement de la prise de parole en classe d’anglais 6ième », dans le cadre de cette étude.
La question qui se pose est alors la suivante : l’enseignant dispose-t-il de moyens pour favoriser la prise de parole en classe d’anglais en 6ème ?
Afin de répondre à cette question, nous allons voir dans un premier temps, le contexte de l’étude dans le cadre duquel nous allons explorer les différentes notions relatives à notre sujet d’étude, afin de voir dans un second temps une présentation des enquêtes que nous allons mener. Avant de voir dans un troisième et dernier temps, une analyse des résultats que nous allons obtenir grâce à ces enquêtes.
PARTIE I –LE CONTEXTE DE L’ETUDE
Dans cette première partie de notre développement, nous allons entamer une approche théorique qui va nous conduire à bien comprendre le contexte ainsi que les différents concepts qui seront analysés tout au long de notre travail.
Comme annoncé ci-dessus, ce mémoire va porter sur l’apprentissage de l’anglais en classe de 6ème, et particulièrement sur la prise de parole lors des différentes séances.
Afin de mieux comprendre la portée de ce sujet, il importe de voir successivement une description du contexte, les objectifs d’apprentissage, les capacités requises en classe de 6ème, ainsi que les rôles qui incombent aux enseignants par rapport à ces différents objectifs d’apprentissage.
Section 1- Description du contexte
Dans cette première section, nous allons rappeler le contexte de notre sujet, c’est-à-dire l’apprentissage de l’anglais en classe de 6ème. En effet, cela nous permettra de mieux comprendre le contenu et la portée des éléments que nous allons évoquer dans notre analyse.
Ainsi, nous allons nous intéresser dans un premier temps au contexte proprement dit (A), avant de voir ensuite le contenu des programmes de la classe de 6ème (B), et enfin la place de l’anglais à ce niveau de l’enseignement (C).
- Le contexte de notre étude : les séances d’anglais en classe de 6ème
L’apprentissage d’une langue étrangère s’avère difficile, du fait qu’il vise une réelle compétence, étant donné qu’un certain niveau doit être atteint par chaque élève.
En effet, il est attendu de chaque élève, non seulement une maîtrise de la langue à l’écrit, mais également une certaine aptitude orale. C’est d’ailleurs cette dernière qui s’avère être la plus difficile car elle nécessite de la pratique. Or, il est souvent difficile d’avoir une participation active des élèves, et ainsi de les inciter à s’exprimer et à communiquer en classe, et particulièrement lors des séances de langues vivantes, comme l’anglais. « Tous les enseignements concourent à développer les capacités d’expression et de communication des élèves. »[2]
Etant donné l’importance de cette expression et son impact sur les compétences langagières des élèves, il est impératif de rechercher tous les moyens qui pourraient la favoriser, et tous les efforts nécessaires pour les mettre en œuvre.
L’anglais est alors l’une des matières au cours desquelles les enseignants doivent s’investir et améliorer leurs interventions afin d’atteindre les objectifs poursuivis.
Mais qu’en est-il des outils et particulièrement des programmes scolaires ? En d’autres termes, les programmes établis incitent-ils les enseignants à mener à bien leur intervention, et ces programmes les aident-ils à l’améliorer ?
- Le contenu des programmes de la classe de 6ème
La classe de 6ème constitue un passage important du parcours scolaire, et notamment du cycle 3 ou cycle de consolidation. En effet, la classe de 6ème, également appelée classe « d’adaptation » marque l’entrée des élèves au collège, et les introduit ainsi à une autre étape : l’enseignement secondaire.
Son importance réside surtout dans le fait qu’elle répond à deux objectifs généraux : d’une part, arrivés à la classe de 6ème, les élèves doivent consolider les bases et les connaissances qui leur ont été attribuées dans le cadre de l’école élémentaire et doivent ainsi savoir les mobiliser afin d’assurer la continuité de l’apprentissage; et d’autre part, ils sont amenés à rencontrer et à s’adapter à un autre univers qu’est l’enseignement secondaire. Comme il est dit dans le Bulletin officiel de 2015, « la classe de 6e occupe une place particulière dans le cycle : elle permet aux élèves de s’adapter au rythme, à l’organisation pédagogique et au cadre de vie du collège tout en se situant dans la continuité des apprentissages engages au CM1 et au CM2. »[3]
Les termes du bulletin officiel précisent ensuite qu’à la différence du cycle antérieur, le cycle 3, et ainsi la 6ème, est marqué par une mise en exergue des spécificités et des caractéristiques particulières de chaque matière, nécessitant ainsi des actions différentes suivant ces particularités.
Concernant le domaine des langues vivantes, le principal objectif est le suivant : « l’enseignement des langues étrangères ou régionales développe les cinq grandes activités langagières (écouter et comprendre, lire, parler en continu, écrire, réagir et dialoguer) qui permettent de comprendre et communiquer à l’écrit et à l’oral dans une autre langue. »[4]
Ce passage nous montre clairement la place importante donnée à l’apprentissage des langues ainsi que l’importance de l’oral dans la communication que l’apprentissage implique.
Ainsi, les enseignants des langues vivantes, dont l’anglais, doivent adapter leurs pratiques à ces objectifs et à ces grandes lignes, en appliquant les méthodes les plus appropriées afin d’obtenir efficacement les résultats attendus à la fin de chaque année scolaire. En effet, les programmes scolaires ne font qu’encadrer les enseignements en fixant les grandes lignes et les objectifs. Il appartient ensuite à chaque enseignant de chercher les méthodes les plus efficaces pour ce faire.
Section 2- L’état des lieux et les objectifs d’apprentissage
Dans cette deuxième section, nous allons nous intéresser à l’historique d’évolution de l’enseignement de l’anglais en France, ainsi qu’à sa place actuelle dans les prescriptions officielles.
- L’historique de l’enseignement de langues vivantes en France
À la fin du XVIIIème siècle, le contexte économique et commercial a engendré un besoin d’ouverture et d’échange avec d’autres acteurs au niveau mondial[5]. L’apprentissage des langues devenait ainsi indispensable.
Ainsi, vers la fin du 18ème siècle, l’on a constaté une augmentation considérable de l’offre et de la demande en matière d’apprentissage de langues vivantes étrangères, et notamment des langues d’autres pays de l’Europe, comme l’Italien et l’Allemand. Cet intérêt pour les langues vivantes étrangères s’est manifesté notamment par l’aspiration des Français à apprendre des langues et par la sortie de plusieurs ouvrages.
« A. CHOPPIN (1988, p. 19) constate de son côté que le nombre de nouveaux ouvrages didactiques d’italien publiés par décennie quadruple entre les années 1790 et les années 1810. »[6]
Cette époque marque donc l’apparition de l’intérêt pour les langues étrangères en France, mais les dispositions légales et l’instauration de l’enseignement des langues vivantes n’ont été faites que plus tard.
Suite à une introduction timide et progressive des langues vivantes dans l’enseignement, les années 80 sont marquées par une évolution considérable du processus :
« 1829 : Enseignement facultatif des LVE dans les collèges en dehors de l’horaire normal
1838 : enseignement obligatoire des LVE dans les collèges (de la classe de Cinquième à la Rhétorique)
1840 : classes de LVE intégrées à l’horaire normal des cours.
1852 : épreuve obligatoire de LVE au baccalauréat ès Sciences
1863 : enseignement obligatoire des LVE dans l’Enseignement classique
1864 : épreuve orale facultative de LVE au baccalauréat ès Lettres
1871 : épreuve obligatoire (thème écrit) de LVE au baccalauréat ès Lettres
1880 : enseignement d’une LVE obligatoire de la classe de Neuvième à la classe de Rhétorique incluse.
1886 : deuxième LVE obligatoire pour les élèves de l’Enseignement spécial à partir de la Troisième. »[7]
L’enseignement des langues vivantes appliquait à cette époque les méthodologies traditionnelles marquées par une prépondérance de la grammaire.
Ensuite, au tout début du XXème siècle, la méthode directe fut instaurée comme méthode d’enseignement des langues vivantes, à savoir par le biais de la circulaire du 15 Novembre 1901 et l’arrêté du 31 Mai 1902 sur les programmes d’enseignement des classes secondaires dans les lycées et collèges de garçons[8].
Quelques années plus tard, une autre instruction, de 1925 instaure une méthode dite « active » qui combine les deux méthodologies citées précédemment, avant l’instauration de la méthodologie audiovisuelle dans les années 60 et 70.
- L’anglais dans les programmes scolaires et le CECRL
Les langues vivantes ont acquiert une place considérable dans les prescriptions officielles. Les programmes scolaires et le CERCL sont alors les principaux textes qui prônent les langues vivantes et ainsi l’anglais.
- L’impact du CECRL sur les enseignements des langues
Le CERCL[9] ou cadre européen commun de référence pour les langues est une base commune instaurée au niveau de l’Union Européenne pour régir et ordonner l’enseignement des langues dans les Etats de l’Union Européenne.
En effet, cette dernière prône la nécessité de cette base commune étant donné que la coexistence entre les différents Etats ainsi que la communication actuelle sont telles qu’il est important de connaître et de maîtriser certaines langues, notamment celles utilisées par les autres Etats voisins.
Nombreux objectifs d’apprentissage sont alors fixés, ainsi que les moyens et les compétences nécessaires pour les atteindre.
Le CERCL appelle alors les autorités étatiques à instaurer tous les dispositifs nécessaires pour l’atteinte de ces objectifs ainsi qu’à mettre à la disposition des enseignants tous les moyens nécessaires pour faciliter et améliorer leurs tâches.
Le CERCL marque donc une évolution importante dans l’univers de l’enseignement des langues vivantes, ainsi que dans les pratiques d’enseignement dans le cadre des langues vivantes.
En effet, il suppose l’utilisation de tous les moyens disponibles afin de perfectionner l’enseignement, comme les outils didactiques modernes et les nouvelles technologies.
Les compétences des enseignants sont également très surveillées, étant donné qu’il requiert un niveau élevé d’aptitude des enseignants des langues vivantes. Nous pouvons dire ainsi que le CERCL est un dispositif complet, qui prévoit tous les éléments nécessaires à un enseignement moderne et adapté des langues étrangères.
- L’anglais, une langue importante dans l’enseignement
Parmi les langues vivantes, l’anglais figure parmi les plus prédominantes, c’est ce qui explique le fait qu’elle soit la principale langue enseignée aux jeunes élèves, et ainsi en 6ème.
La mondialisation et l’ouverture à d’autres pays et horizons qu’elle implique fait que l’apprentissage des langues étrangères ait de plus en plus d’importance et d’utilité. Mais étant donné qu’elle figure parmi les langues les plus utilisées dans le monde, l’anglais est la langue vivante la plus enseignée partout dans le monde.
En effet, l’apprentissage de l’anglais est devenu indispensable étant donné qu’il est prôné par les différentes autorités nationales, voire régionale au côté des autres langues vivantes enseignées tout au long de la scolarité.
La notoriété de l’anglais est telle qu’elle devient indispensable dans tous les domaines, et notamment dans l’interaction avec les autres sociétés et individus nécessitant l’utilisation de cette langue, comme le prône le CECRL.
Section 3- Le niveau et la motivation des élèves de 6ème
Afin de pouvoir agir de manière efficace et adéquate auprès des élèves de la classe de 6ème, il importe de voir les objectifs à atteindre à la fin de l’année scolaire.
- Le niveau requis en classe de 6ème
Comme nous l’avons vu plus tôt, la classe de 6ème poursuit un double objectif. D’une part, elle vise la maîtrise des connaissances acquises durant tout le cycle, et d’autre part, elle prépare les élèves à l’entrée dans le cycle suivant.
- L’initiation
D’abord, en 6ème, les élèves sont initiés au secondaire, un univers nouveau pour eux, et qui nécessite ainsi une préparation et une certaine adaptation. Le secondaire est marqué surtout par la prise en charge de chaque matière par un enseignant spécialiste, c’est-à-dire que les élèves auront des enseignants différents pour chacune de leurs matières.
D’un point de vue pédagogique, ce changement signifie que chaque matière sera plus approfondie, nécessitant plus d’effort de la part des élèves. La 6ème servira alors d’initiation et d’adaptation à ce rythme. C’est d’ailleurs ce qui fait sa spécificité.
- Une maîtrise des précédentes acquisitions
Le système éducatif est formé par différents niveaux qui ont chacun leur spécificité et leurs utilités pour la construction de la connaissance des élèves.
Chaque niveau est alors important, assurant la continuité du parcours scolaire, et ayant comme objectif de conférer des compétences et des connaissances aux élèves. Chaque classe a donc ses objectifs et ce qui a été vu dans un niveau ne sera plus répété dans les niveaux supérieurs.
En 6ème, les élèves sont déjà passés par différentes classes. Afin de pouvoir avancer dans le cycle suivant, les élèves doivent maîtriser ce qui a été vu précédemment.
C’est l’autre but de la classe de 6ème, c’est-à-dire maîtriser les apprentissages précédents pour bien comprendre et poursuivre le parcours des niveaux supérieurs.
- La motivation chez les élèves
Nous comprenons aisément que la pratique orale est indispensable dans l’apprentissage d’une langue vivante, à savoir l’anglais. Cette pratique doit alors commencer à l’école, lors des séances. Pour ce faire, la motivation doit être suscitée par l’enseignant pour une participation active des élèves.
- Définition
Par définition, la motivation désigne un « terme qui désigne, en psychologie, un vaste ensemble de processus dynamiques, conscients ou inconscient, en particulier les émotions, qui orientent l’action d’un individu, vers un but donné. » [10]
La motivation désigne ainsi le processus par lequel tous les facteurs qui peuvent intéresser un individu, qui se manifestent alors comme un but, et le conduire à effectuer certaines actions afin d’atteindre ce but.
Ici, nous allons nous intéresser particulièrement à la motivation des élèves dans le domaine scolaire
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- La nécessaire motivation des élèves
Comme la compétence orale nécessite une véritable pratique et une implication de la part des élèves, leur motivation à participer activement est nécessaire pour atteindre les résultats recherchés.
« Motiver c’est donc mettre en mouvement, permettre à l’autre de s’engager dans une activité qui n’avait pas de sens auparavant pour lui […] » disait Célestin Freinet.[11]
Cependant, susciter la motivation peut s’avérer difficile pour les enseignants, notamment lorsqu’il s’agit des élèves appartenant à la classe d’âge où ils ne prennent pas conscience de l’utilité de l’école et des différents apprentissages qui y sont déployés.
Ainsi, les enseignants doivent rechercher des techniques pouvant les conduire à aimer l’école, en général, et la matière en particulier, afin de les motiver, d’autant plus que l’on se trouve dans le cadre d’une matière où la participation orale des élèves est indispensable pour la réussite de l’enseignement.
- Des théories sur la motivation
Différents auteurs et psychologues se sont penchés sur la motivation et ont établi diverses théories sur le fonctionnement de la motivation chez l’homme.
- Le système de motivation développé par Daniel Favre
Le système de motivation est un concept développé par Daniel Favre[12]. En effet, l’on retrouve dans ce système le « Système de motivation de sécurisation », le « Système de motivation d’innovation », et le « Système de motivation parasitée ou d’addiction ».
Les écrits de Daniel Favre proposent alors que les aspects cognitif et émotionnel des individus ont un caractère inséparable.
C’est-à-dire que les émotions et les réactions de chaque personne, et ainsi de chacun des élèves sont interdépendantes et donc, c’est l’état émotionnel d’un enfant qui va déterminer et influencer sa conduite en classe et ses réactivités face aux différentes activités proposées dans le cadre d’une séance donnée.
Ainsi, tant que les besoins de l’élève par rapport à ses capacités et ses aptitudes sont comblés, ce dernier aurait un comportement « exemplaire » et donc favorable à l’enseignement. Dans notre cas, les élèves qui se sentent capables, qui n’ont pas peur de l’échec seront plus attentifs et plus disposés à s’exprimer au cours d’une séance d’anglais que d’autres qui ont une conception plus négative d’eux-mêmes et donc, moins motivés à apprendre et à participer.
- La motivation des élèves de la 6ème
Un autre concept vient rejoindre le système de motivation que nous avons vu plus tôt : celui des besoins psychologiques et physiologiques des individus.
En effet, les individus, quel que soit leur âge, ressentent tous des besoins qui doivent être comblés pour équilibrer leur ressenti. C’est l’idée générale véhiculée par le psychologue Abraham Maslow dans sa célèbre pyramide des besoins.
Cette œuvre de Maslow représente les catégories de besoins que ressent chaque personne en les classant par ordre d’importance, comme les besoins physiologiques, le besoin d’appartenance, le besoin de s’épanouir.
Ayant été conçue par le psychologue pour représenter les besoins de tout être humain dans tous les domaines, la pyramide de Maslow a été une source d’inspiration pour certains auteurs qui ont constaté qu’elle peut être utilisée dans le domaine pédagogique.
- L’application de la théorise de la motivation « pyramide des besoins » dans le domaine pédagogique
Cette interprétation pédagogique de la pyramide de Maslow est faite dans le but de comprendre les besoins des élèves et ainsi leur motivation. Elle peut aider les enseignants à organiser leurs actions et leurs pratiques aux besoins des élèves.
D’abord, il y a les besoins physiologiques. En effet, le bien-être physique et psychique des élèves doit être observé afin qu’ils puissent être en mesure de suivre l’enseignement.
Ensuite, ils ont un besoin d’appartenance. Pour combler ce besoin, le travail en groupe et les interactions avec d’autres élèves doivent être privilégiés par les enseignants.
Et enfin, les enseignants doivent faire en sorte que les élèves aient conscience de leur aptitude et de leurs capacités.
Section 4- Le rôle de l’enseignant dans l’enseignement de l’anglais
Enseignants et élèves sont les acteurs principaux de l’enseignement. En effet, tant les élèves que les enseignants doivent fournir des efforts dans l’acquisition d’une part, et la transmission d’autre part, des connaissances.
Nous allons voir ici les rôles des enseignants dans le cadre des séances d’anglais. En effet, l’enseignement de cette langue vivante nécessite une intervention adéquate aux objectifs qui sont quelque peu complexes.
- L’encouragement et la valorisation
D’abord, les élèves doivent être conscients de l’importance de la matière et de l’effort qu’ils doivent mener pour atteindre les objectifs visés. En effet, les élèves, notamment dans les classes inférieures, ont tendance à croire que les apprentissages et l’enseignement de certaines matières ne servent à rien. Ainsi, ils les négligent souvent et obtiennent un échec dans le cadre de ces matières. Donc, le premier rôle de l’enseignant réside dans la présentation de la matière, et les avantages que sa maîtrise par les élèves peut entrainer, il s’agit donc d’une valorisation de la matière et de l’apprentissage.
Ensuite, l’enseignant doit encourager les élèves à participer activement et à s’investir dans l’apprentissage de la matière. En effet, les élèves ont besoin d’être encouragés, comme nous l’avons vu précédemment.
Et enfin, l’enseignant doit valoriser les activités et les pratiques dans le cadre des différentes séances pour que les élèves y participent activement. C’est le cas pour la prise de parole dont les bienfaits doivent être rappelés aux élèves. Nous pouvons citer parmi ces bienfaits la possibilité de corriger les éventuelles erreurs, de compléter les réponses données par les élèves et ainsi leur transmettre d’autres éléments de connaissance, ou encore de partager ses idées avec ses camarades.
- L’utilisation des quelques techniques pour favoriser la prise de parole
Certaines techniques peuvent être explorées et utilisées par les enseignants pour favoriser l’apprentissage de l’anglais par les élèves, et surtout la prise de parole qui est un élément indispensable à la maîtrise de cette matière.
Ces pistes d’exploitation seront analysées plus tard dans notre développement, notamment dans la troisième partie, mais il importe néanmoins de les introduire brièvement ici.
D’abord, l’encouragement est un outil important qui peut être utilisé par les enseignants, d’autant plus que ces derniers peuvent explorer divers éléments pour ce faire (des éléments que nous allons voir plus tard).
Ensuite, il y a également l’organisation de la séance, notamment dans le partage et la répartition des prises de paroles.
Et enfin, ce qui importe réellement est de faire en sorte que les élèves comprennent que la prise de parole est, non seulement bénéfique pour eux, mais est également un composant de l’apprentissage et est donc une chose normale.
PARTIE II- DESCRIPTION DE L’ENQUETE
Afin de compléter notre étude, il importe d’effectuer une analyse plus concrète et pratique, impliquant ainsi des enquêtes réalisées sur terrain.
En effet, une telle approche va nous conduire à prendre en considération, non seulement les données théoriques sur notre sujet, mais également certaines informations recueillies auprès de certains acteurs donnés.
Nous allons alors, dans un premier temps, présenter le contexte, les méthodes utilisées ainsi que les participants de notre enquête.
Section 1- Les méthodes d’enquête choisies
Afin de bien comprendre la portée de notre enquête, il importe de voir en premier lieu la définition de la méthode d’enquête choisie, ainsi que les avantages qui pourront être conférés par cette analyse.
- Le choix de l’étude qualitative
Nous avons choisi de mener une enquête qualitative dans notre analyse.
- Définition de l’étude qualitative
« Les données qualitatives se présentent sous forme de mots plutôt que de chiffres » (Miles et Huberman, 2003)[13] à la différence de l’étude quantitative qui se base sur des données quantitatives, c’est-à-dire des données chiffrées.
L’enquête est donc déployée en premier lieu afin de collecter des idées et des informations données, mettant particulièrement en exergue le contenu de ces informations, et non une quantification comme dans une démarche quantitative.
Plus précisément, la démarche qualitative est utilisée afin de chercher des résultats qui ne peuvent pas être quantifiés, mais plutôt des résultats qui peuvent être interprétés et utilisés dans le but de comprendre un fait ou un comportement donné. Dans notre cas, l’étude qualitative nous servira de base pour connaître et ensuite comprendre les agissements des élèves face à la participation orale en classe d’anglais. Cela nous permettra alors de trouver des solutions plus adaptées aux blocages et aux problèmes qui peuvent influer sur la participation des élèves, et particulièrement ceux de la classe de 6ème.
- Les avantages de l’étude qualitative
Les avantages de l’étude qualitative résident particulièrement dans le fait qu’elle privilégie l’écoute et l’attention particulière accordée à chaque détail ou information donné par le/les interlocuteur(s). En effet, dans le cadre d’une étude qualitative, le participant est appelé à parler, et donc à donner certaines informations en répondant à des questions données.
Contrairement aux questionnaires posés dans le cadre d’une enquête quantitative, le participant est appelé à répondre librement lors d’une enquête qualitative, et est d’ailleurs incitée à s’exprimer de manière conséquente.
Ainsi, une attention particulière peut et doit être portée à chaque détail fourni par l’interlocuteur. Mais cette attention n’est pas seulement limitée aux seules réponses de ce dernier. En effet, ses faits et gestes peuvent également faire l’objet d’une interprétation car véhiculant des informations importantes, notamment dans le cas d’un interlocuteur moins apte à s’exprimer comme un enfant, par exemple.
Nous avons pu voir les avantages que peut procurer l’utilisation de l’étude qualitative. Nous allons maintenant nous intéresser aux intérêts de son utilisation dans le contexte de notre étude.
- L’entretien avec les élèves de 6ème
Rappelons que notre objectif principal est de déterminer si des moyens sont exploitables par les enseignants pour favoriser la prise de parole lors des séances d’anglais. Nous avons ainsi choisi de nous focaliser sur la classe de 6ème.
C’est la raison pour laquelle il importe d’adopter des démarches plus adaptées, étant donné que l’on veut obtenir des informations venant des élèves mêmes afin d’en déduire les pistes exploitables.
En effet, nous avons choisi de nous intéresser aux avis des élèves, donc, l’entretien nous paraît plus exploitable et adaptée, pouvant inciter les élèves à exprimer leurs propres idées, et ainsi obtenir plus d’informations. Aussi, il est intéressant de collecter des informations du point de vue des élèves, vu qu’ils sont les acteurs principaux de l’apprentissage et de la prise de parole. C’est-à-dire qu’il importe d’analyser la question de leur point de vue, ce qui peut nous aider à proposer des solutions en tenant compte des ressentis et des avis des élèves concernés.
- Le déroulement des entretiens
Comme nous avons eu affaire avec des élèves de la 6ème, nous n’avons pas réalisé des entretiens très formels. En effet, les entrevues avec les élèves se sont déroulé en classe et a consisté à leur poser des questions très simples, sur leur prise de parole en classe d’anglais, plus précisément des facteurs qui peuvent influencer sur leur volonté de participer et de prendre la parole.
Nous avons alors posé deux questions principales aux élèves : d’une part, nous leur avons demandé ce qui les dissuadait de parler, et d’autre part, ce qui les encourageait dans la prise de parole.
Les réponses des élèves de 6ème à ces deux questions nous permettront de voir quels sont réellement les facteurs qui influent sur leur volonté de prendre la parole et de les exploiter pour en sortir des idées que les enseignants peuvent mettre en œuvre dans leurs pratiques enseignantes respectives.
Section 2- Le cadre de l’enquête
Notre enquête a été menée auprès des élèves de la 6ème. Cette enquête a été réalisée dans le but de recueillir les avis et les ressentis des élèves en classe d’anglais et notamment face à la prise de parole.
En effet, les ressentis des élèves quand ils prennent ou, au contraire, ne prennent pas la parole sont importants afin de savoir les facteurs qui les empêchent de parler afin de les réduire, voire de les éradiquer en classe d’anglais, et ce qui les conduisent à parler, et ainsi de les favoriser.
Le but de cette enquête est alors principalement de nature pédagogique, c’est-à-dire de sortir toutes les idées qui peuvent aider les enseignants dans l’organisation de leurs pratiques pédagogiques.
Section 3- Présentation des résultats d’enquête
Nous allons présenter ici les éléments qui ont été obtenus grâce à l’entretien fait auprès des élèves.
Cette dernière section de la deuxième partie sera consacrée uniquement à la présentation des résultats, ces derniers seront interprétés et analysés sous la partie qui va suivre.
Rappelons que l’entretien a été fait auprès de quelques élèves de la 6ème. Deux principales questions ont alors été posées aux élèves, dont l’une concernant ce qui les avait aidé dans la prise de parole, et l’autre, sur ce qui les a freiné dans la prise de parole.
Les principaux résultats obtenus sont alors les suivants.
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Ce qui les avait aidés dans leur prise de parole |
Ce qui les avait freinés dans leur prise de parole
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· Le travail effectué en accompagnement personnalisé · Ecouter · Les exercices · Même si je me trompe, ce n’est pas grave · Réponses des autres élèves · Les sujets me plaisent · Les indices
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· Pas sûr de la réponse · Beaucoup d’autres élèves lèvent le doigt en même temps · Pas envie · Peur de me tromper · Timide · Manque de vocabulaire · Les autres se moquent
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D’après les réponses qui figurent dans ce tableau, les causes qui encouragent ou freinent les élèves dans leur prise de parole sont nombreuses.
Nous allons maintenant entrer dans leur analyse et interprétation.
PARTIE III- ANALYSE DES RESULTATS ET SOLUTIONS ENVISAGEABLES
Cette troisième et dernière partie de notre analyse sera consacrée à l’interprétation des réponses obtenues lors de l’enquête.
Nous allons ainsi nous intéresser aux solutions et aux issues envisageables pour favoriser la prise de parole dans le cadre de l’anglais. Nous nous focalisons à la classe de 6ème dans cette étude, mais les solutions qui seront proposées peuvent être exploitées et mises en œuvre dans toutes les classes dans l’apprentissage de l’anglais.
Comme les résultats proprement dits ont été présentés précédemment, nous allons nous intéresser ici aux idées principales qui peuvent être dégagées de ces réponses des élèves de 6ème.
Section 1- L’impact de la psychologie sur la prise de parole
Le premier élément que nous pouvons dégager du tableau dressé ci-dessus est que les principaux « arguments » évoqués par les élèves de 6ème est d’ordre psychologique. Nous pouvons ainsi constater que la prise de parole ou l’absence de prise de parole par les élèves résultent principalement de facteurs psychologiques.
- La personnalité et la motivation des élèves
Notre étude nous permet, d’abord, de constater que la personnalité et la motivation des élèves influencent largement leur aptitude et leur volonté à prendre la parole.
En effet, la motivation et la personnalité sont deux éléments qui sont très liés au domaine psychologique d’un individu, et donc d’un élève.
Ainsi, ils façonnent la manière dont les élèves perçoivent les activités et les pratiques, et donc de la prise de parole. Afin de pouvoir changer cette perception des choses par les élèves, les enseignants doivent faire en sorte d’influencer positivement la motivation des élèves pour qu’ils aient conscience de l’importance de la matière et de l’oral dans le cadre de l’apprentissage de l’anglais.
En outre, parents et enseignants peuvent changer la personnalité des élèves quand ces derniers ont des traits de caractères défavorables à l’aptitude et à la volonté de prendre la parole. En effet, les élèves sont souvent timides, ont peur de l’enseignant ou de la réaction des camarades, et préfèrent ainsi se taire et ne pas intervenir, ou bien à avoir de grandes difficultés à s‘exprimer.
Ainsi, les enseignants doivent les aider à vaincre ces difficultés et à les rendre confiants et sûrs d’eux et de leurs capacités.
Cela pourrait, par exemple, se faire grâce à des mots d’encouragement, ou à des compliments par les parents et surtout les enseignants. Mais ces derniers ne doivent pas être faits de manière à privilégier certains élèves face à leurs collègues, ou blesser les autres élèves, mais toujours en gardant la neutralité, l’équité et l’égalité de tous les élèves.
Par ailleurs, les élèves doivent être conscients des enjeux de l’apprentissage des langues vivantes, et notamment de leur rôle.
Ainsi, ils doivent être responsabilisés afin qu’ils sachent qu’ils sont les principaux acteurs, responsables de leur réussite ou non. En tant que responsables, ils doivent participer activement en prenant la parole et en étant dynamiques dans toutes les activités dont implique l’apprentissage.
- La nécessaire prise en compte de chaque personnalité des élèves
L’enseignant doit également prendre en compte les personnalités de chaque élève dans ses interventions. C’est-à-dire qu’il doit agir différemment selon les traits de caractéristiques propres à chaque élève. En d’autres termes, l’enseignant est appelé à effectuer une discrimination positive, dans la mesure où ses actions seraient personnalisées et donc, adaptées aux personnalités de chacun.
En effet, « le travail effectué en accompagnement personnalisé » a été cité comme facteur encourageant par les élèves. De ce fait, cette action doit être considérée par l’enseignant, voire exploitée, pour que les élèves soient motivés dans la mesure où leurs blocages personnels sont dépassés.
Chaque individu est unique, et des interventions peuvent s’avérer efficaces auprès de certains élèves tandis qu’elles seraient inutiles auprès d’autres.
Une telle intervention est, certes, difficile et nécessite beaucoup d’efforts de la part des enseignants, mais les avantages et les résultats qu’elle confère peut être inestimable et ne sauraient être atteints par le biais d’autres moyens.
Section 2- La possible intervention des enseignants
Les enseignants peuvent se trouver désarmés et impuissants face à certains problèmes dans le monde scolaire. Tel est le cas par exemple lorsque les élèves refusent de participer et de prendre la parole.
Cependant, force est de constater qu’une analyse des spécificités psychologiques en général des membres d’une classe et l’observation des personnalités de chacun d’eux peuvent conduire à de résultats satisfaisants.
En effet, l’adéquation des mesures aux problèmes peut s’avérer très efficace et satisfaisante.
- La cause psychologique des freins à la prise de parole
L’analyse des informations dégagées par l’enquête que nous avons réalisée montre que les freins à la prise de parole sont pour la plupart de nature psychologique.
De ce fait, il est clair que les interventions nécessaires doivent également relever de ce domaine.
Ainsi, les enseignants doivent analyser les comportements des élèves, les troubles qui peuvent les affecter, et ainsi agir en conséquence.
En effet, nous constatons chez les élèves qui disent ne pas prendre la parole pour les raisons suivantes : pas envie, pas sûr de la réponse, timide, peur de se tromper, les autres se moquent ; un trouble relatif au manque de confiance en soi. C’est-à-dire que ces élèves ont tendance à se sous-estimer et à être négatifs sur leur aptitude.
Ainsi, les enseignants doivent agir en considération de cette information auprès de ces élèves. Ils doivent ainsi privilégier les mots d’encouragement, les compliments quand ils s’adressent à ces élèves, et rappeler qu’ils sont aptes et compétents comme tous les autres élèves.
En outre, les enseignants peuvent informer les parents sur ces informations et les inciter à intervenir auprès de leurs enfants pour compléter les interventions faites par l’enseignant à l’école.
- Le nécessaire encouragement des élèves
Ces faits nous montrent que des difficultés peuvent être rencontrées dans toutes les classes, et ainsi celle de la 6ème.
L’objectif de chaque enseignant est naturellement d’avoir des élèves compétents et réceptifs assurant ainsi des résultats satisfaisants. Pour ce faire, ils doivent non seulement donner des leçons et des exercices aux élèves, mais également susciter leur attention et leur participation active.
Cette intervention des enseignants est souvent, malheureusement, nécessaire.
Le principal élément nécessaire est alors l’encouragement par différentes manières, verbales ou autres.
En effet, nous constatons aisément que les élèves manquent souvent de confiance en eux. Ainsi, les enseignants doivent agir méthodiquement afin d’y remédier efficacement.
Section 3- Des mesures envisageables pour les enseignants
Certaines actions et mesures peuvent être appliquées par les enseignants pour accroître et encourager la prise de parole par les élèves.
- Les pratiques et activités d’encouragement
Parmi les actions à mener, accroître la motivation par l’encouragement des élèves semble la plus pertinente. En effet, pour combler les besoins en reconnaissance et en autosatisfaction des élèves, les enseignants peuvent adopter certaines mesures.
D’abord, l’encouragement peut être fait par l’instauration d’un système de bons points ou de bonus pour les élèves qui participent le plus ou qui ont de bonnes notes, et dans notre cas, à ceux qui prennent le plus la parole.
Nous pouvons également proposer un octroi de prix, ne serait-ce que symboliques, à ceux qui participent le plus dans la prise de parole. Ces actions n’auront certainement pas comme but d’instaurer une inégalité de traitement ou encore d’attiser la jalousie des élèves, mais de les encourager et de susciter leur intérêt pour ces participations souvent jugées difficiles par les élèves.
En outre, les élèves seront plus satisfaits dans leurs efforts puisqu’ils seront récompensés par des choses plus réelles que les bonnes notes. En effet, ces récompenses restent de bons moyens pour attirer l’attention des jeunes élèves.
- Les organisations pratiques
Outre les causes d’ordre psychologiques que nous avons évoqué plus tôt, certains facteurs sont également observés dans la pratique. En effet, les élèves évoquent comme blocages le fait que beaucoup d’autres élèves lèvent la main en même temps, ou comme facteurs encourageants les exercices et les sujets.
Les efforts à faire ne résident donc pas seulement dans les interventions d’ordre psychologique étant donné que les élèves peuvent également être motivés ou bien être freinés par d’autres éléments.
Pour remédier à cela, les enseignants doivent prévoir une organisation des séances et des interventions pour que les élèves veuillent participer.
D’abord, une répartition des interventions doit être instaurée pour que les élèves participent tour à tour et puissent tous prendre part dans l’intervention par la prise de parole. Ainsi, l’enseignant peut faire tourner la parole et ne pas interroger au fur et à mesure.
En outre, cela pourrait conduire à une répartition de la parole et ainsi éviter qu’un ou certains élèves seulement animent et monopolisent la parole.
Les élèves seront ainsi sur le même pied d’égalité et auront la chance de savoir qu’ils sont tous capables de parler et de prendre la parole, au même titre que leurs camarades.
CONCLUSION
Dans le cadre de cette étude, nous avons porté notre analyse sur l’enseignement de l’anglais en classe de 6ème, et notamment en ce qui concerne la prise de parole par les élèves. En effet, l’enseignement des langues vivantes a suivi une évolution intéressante, un processus qui ne cesse de poursuivre son essor à travers le temps.
Nous constatons, en effet, l’importance grandissante des langues vivantes dans l’enseignement, et particulièrement de l’anglais, ainsi que la volonté de plus en plus réelle des autorités nationales et régionales de favoriser l’enseignement des langues vivantes. D’où l’intérêt de nous focaliser particulièrement sur cette matière.
La problématique que nous avons formulée est alors la suivante, l’enseignant dispose-t-il de moyens pour favoriser la prise de parole en clase d’anglais en 6ème ?
Afin de mener à bien notre analyse, nous avons choisi de réaliser une enquête par voie d’entretien, auprès des élèves de classe de 6ème.
Quoique revêtant une certaine simplicité, cet entretien nous a permis de révéler des informations importantes, et qui nous ont permis de répondre à notre question de départ.
En effet, nous avons dégagé grâce à cette enquête que divers problèmes empêchent les élèves de prendre la parole, tandis que, inversement, d’autres facteurs agissent positivement sur eux et les conduisent à participer à la prise de parole.
En outre, nous avons réalisé que ces facteurs peuvent être d’ordre pratique ou psychologique.
Pour remédier à cela, nous avons avancé certaines solutions pour susciter leur motivation, comme l’encouragement des élèves ou encore l’organisation des séances et de la prise de parole.
Nous avons pu constater alors que les enseignants disposent de moyens qui peuvent s’avérer efficace, mais qu’il faut pour cela, qu’ils fournissent d’importants efforts, notamment dans la prise en compte des spécificités individuelles des élèves.
- Célestin Freinet dirigé par Philippe Meirieu, L’éducation en questions : comment susciter de désir d’apprendre ?, PEMF, 2001
- Christian PUREN, Histoire des méthodologies de l’enseignement des langues, p. 31, Édition originale papier : Paris : Nathan-CLE international, 1988.
- Daniel FAVRE, Séminaire académique-Versailles, 18 Novembre 2010
- KANT Emmanuel, Traité de pédagogie, 1803
- Miles et Huberman, Analyse des données qualitatives, 2è édition, Paris
- Le bulletin Officiel de l’Education nationale, Bulletin Officiel spécial n°11, du 26 Novembre 2015, p.94
- psychologies.com
- coe.int/lang-CECR cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer Unité des Politiques linguistiques, Strasbourg
[1] KANT Emmanuel, Traité de pédagogie, 1803
[2] Le bulletin Officiel de l’Education nationale, Bulletin Officiel spécial n°11, du 26 Novembre 2015, p.94
[3] Le bulletin Officiel de l’Education nationale, Bulletin Officiel spécial n°11, du 26 Novembre 2015, p.90
[4] Idem., p.93
[5] Christian PUREN, Histoire des méthodologies de l’enseignement des langues, p. 31, Édition originale papier : Paris : Nathan-CLE international, 1988.
[6] Ibid.
[7] Id., p. 34
[8] Ibid.,
[9] www.coe.int/lang-CECR cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer Unité des Politiques linguistiques, Strasbourg
[11] Célestin Freinet dirigé par Philippe Meirieu, L’éducation en questions : comment susciter de désir
d’apprendre ?, PEMF, 2001, p 43
[12] Daniel FAVRE, Séminaire académique-Versailles, 18 Novembre 2010
[13] Miles et Huberman, Analyse des données qualitatives, 2è édition, Paris
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