docudoo

LE DROIT DE NE PAS S’AUTO-INCRIMINER EN DROIT PENAL

 

Le drainage hépatique en phytothérapie

 

 

les pathologies de peau

 

Introduction

 

La phytothérapie analyse les troubles hépatiques comme fondamentaux dans le déclenchement de maladies diverses. Emonctoire important, le foie permet l’élimination naturelle des toxines. Toutefois, dès qu’un dysfonctionnement apparaît, ces toxines sont de nature à s’accumuler et nuire à l’organisme ainsi saturé. 

 

Cette étude a pour but de clarifier la nécessité du drainage ainsi que de présenter les médicaments à base de plante le permettant. Nous nous attacherons à en préciser les spécificités.

 

Une première partie s’intéressera au fonctionnement normal du foie, à ses dysfonctions. Une seconde partie au drainage en tant que tel et à sa médication.

 

PARTIE I – DU FONCTIONNEMENT DU FOIE AUX TROUBLES HEPATIQUES

 

  1. Le rôle du foie

 

Le rôle antitoxique du foie ne s’exerce pas que dans la transformation en substance de déchets peu nocifs des sels ammoniacaux. Dans le tissu hépatique, l’action toxique d’un grand nombre de substances qui peuvent être introduites dans le milieu intérieur est neutralisée du fait que ces substances sont fixées, donc retirées de la circulation générale, soit rejetées dans le sang, mais après des transformations chimiques qui leur font perdre leur toxicité. 

En dehors de cas accidentels ou iatrogènes parfois, l’action protectrice du foie s’exerce d’une façon pour ainsi dire continue à l’égard des produits toxiques de la putréfaction intestinale, phénol, indol, scanol, ainsi que des ptomaïnes. Enfin, grâce à leur pouvoir phagocytaire, les cellules de Kuppfer, éléments hépatiques du système réticulo-endothélial, constituent une barrière contre diverses bactéries pathogènes.

La bile, produit de sécrétion externe du foie, n’est pas un suc digestif, car elle ne contient pas d’enzymes. Elle joue cependant un rôle majeur dans la digestion, dans celle des graisses surtout. En dehors de son rôle digestif, ce liquide représente une voie d’élimination de certains déchets. La toxicité de la bile montre qu’il suffit de quelques centimètres cube de ce liquide pour tuer un animal. De même, le passage des constituants de la bile dans le sang, qui caractérise l’ictère ou la jaunisse, produit différents phénomènes d’intoxications qui peuvent s’avérer très graves.

La sécrétion de la bile par les cellule hépatiques est continue, mais entre les digestions, le sphincter d’Oddi restant fermé, la bile reflue dans la vésicule, qu’elle remplit progressivement; ce n’est qu’au moment de la digestion, donc par intermittence, que la bile est déversée dans le duodénum.

Le phénomène d’évacuation de la bile consiste mécaniquement en une diminution de la résistance du sphincter d’Oddi et en même temps, en des contractions très lentes (ondes péristaltiques), des parois de la vésicule, produisant une augmentation de pression des voies biliaire

 

  1. Les troubles hépatiques généraux

 

Pour les naturopathes, le foie joue un rôle important dans la préservation de la santé. Il participe à la gestion et à l’élimination des toxines. Des abus alimentaires ou une mauvaise hygiène de vie provoquent son encrassement, cause de maladies, de troubles divers et de perte de vitalité. Rina Nissim, naturopathe Suisse, considère qu’il existe une notion de foie  » faible « , une sorte d’insuffisance hépatique. Il ne s’agit pas d’une maladie mais de sa difficulté à remplir sa fonction d’élimination des toxiques. À terme, cette faiblesse peut déboucher sur des problèmes de santé tels que : 

  • obésité,  
  • dysfonctionnement du système immunitaire, maladies auto-immunes,
  • maux de tête
  • maladies de la peau
  • troubles digestif : ballonnements, gaz, indigestions, manque d’appétit, gastrites, états nauséeux, vomissements, syndrome du côlon irritable, constipation chronique, 
  • arthrite
  • candidose
  • syndrome de fatigue chronique, yeux irrités, rouges,
  • éruptions cutanées, allergies, urticaire,
  • troubles aériens : rhume des foins, et asthme, 
  • hypertension, calculs biliaires.

  

 

  1. Les pathologies cutanées

 

Les pathologies cutanées spécifiques sont multiples. L’accumulation de toxines dans le corps, faite d’une fonctionnement adapté du foie entraîne les maladies de la peau suivantes :

 

  • allergies,
  • dermatites,
  • prurit : l’augmentation de la bilirubine dans le sang provoque une accumulation et un dépôt de cette substance dans la peau et provoque ainsi un prurit (démangeaisons),
  • lésions de la peau pouvant s’infecter, 
  • rougeurs
  • tensions de la peau (signe du godet),
  • eczéma : pour qu’un eczéma puisse se matérialiser il faut que la barrière du foie ne remplisse plus son rôle. Un foie en bonne santé ne permettra pas la venue d’un eczéma,
  • psoriasis, qui indique un problème de filtration du sang par le foie,
  • urticaire.

 

PARTIE II – LE DRAINAGE HEPATIQUE EN PHYTOTHERAPIE 

 

  1. Le principe du drainage hépatique

 

Le drainage hépatique consistera principalement à renforcer la fonction antitoxique de la cellule hépatique en aidant le travail de détoxification permettant la dissolution maximum des substances de dégradation, lesquelles sont ensuite drainées par l’appareil rénal et vésiculaire,

Par ailleurs, il est indispensable d’améliorer le débit biliaire contenant les produits de dégradation toxique, notamment chez des sujets présentant une atonie vésiculaire. Il faut toutefois retenir qu’aucun drainage hépatovésiculaire ne doit être entrepris s’il existe une pathologie freinant l’évacuation de la bile dans des conditions normales (lithiase, Siphopathies, cholécystoses, tumeurs hépatiques et biliaires, etc.,).

Le drainage hépatobiliaire peut être :

  • à visée cholérétique (augmentation de la sécrétion biliaire) ;

 

  • à visée cholagogue (qui facilite l’évacuation de la bile en provoquant les contractions de la vésicule biliaire) ;

 

  • à visée mixte (cholérétique + cholagogue).

 

  1. Caractéristiques des principaux médicaments

 

La naturopathie consiste à stimuler les mécanismes naturels d’autoguérison du corps. Elle vise à les activer, à les nourrir et les renforcer plutôt qu’à supprimer des symptômes ou attaquer les agents pathogènes. Le foie est un émonctoire important, car non seulement il filtre et élimine les déchets, mais il est aussi capable de neutraliser les substances toxiques et cancérigènes. Ces déchets sont éliminés dans la bile. Dont la bonne production et l’écoulement régulier sont garants de bonnes digestions et de détoxication. 

Un drainage consiste à stimuler le travail de filtration du sang et d’élimination des toxines. Les draineurs, sont variés : plantes médicinales, jus ou aliments ayant des vertus désintoxicantes, diète, stimulation des zones réflexes, massages, lavements intestinaux, hydrothérapie, etc. 

 

  1. Les draineurs hépatiques

 

Les draineurs sont les produits utilisés pour stimuler les émonctoires dans leur travail de filtration et d’élimination. Ils ont non seulement un effet éliminateur, mais aussi une action régulatrice et rééducatrice sur les fonctions perturbées des émonctoires.  Les draineurs sont constitués aussi bien par de simples aliments aux vertus particulières que par des plantes médicinales.

 

3.1. Les légumes 

 

3.1.1. Sous forme ingérée 

 

On note l’existence de trois types d’effets :

 

  • draineurs du foie :consommer des légumes  au goût amer : artichaut, endive, pissenlit, radis noir et de l’oignon et de l’ail ; curcuma, genévrier , citron ;

 

  • hépato-biliaires : artichaut, boldo, chardon marie, fumeterre, pissenlit, radis noir, romarin, aubier de tilleul ;

 

  • hépato-protecteurs : artichaut, chardon marie, desmodium.

 

3.1.2. Les jus 

 

L’artichaut

 

Le jus de cuisson d’artichaut feuilles et racines

 

Préconisations

 

  • purifiant du sang 
  • contre : les troubles hépatiques et les problèmes de peau
  • 300-500mg/j

 

Contre-indications

 

  • calculs biliaires ou obstruction des voies biliaires parce que l’artichaut stimule la production de bile ;

 

  • allergie aux plantes de la famille des composées (marguerites, asters, camomille, etc.).

 

Le radis noir

 

Préconisations

 

Le Jus de radis noir 

 

  • stimule la fonction hépatique 
  • provoque un puissant drainage des boues biliaires. 
  • confère souplesse des vaisseaux et pour la beauté de la peau.

 

Contre-indications

 

Ne pas prendre lorsque l’on souffre d’obstruction des voies biliaires. Par ailleurs, le radis noir peuvent incommoder certaines personnes et leur causer des brûlures ou des aigreurs d’estomac.

 

3.2. Les tisanes 

 

Voici les principales tisanes actives contre les maux hépatiques : 

 

  • la sauge favorise la digestion en ayant une action bénéfique contre les douleurs de foie, d’estomac. Elle est également efficace contre la fatigue, la bronchite et l’asthme.
    Une pincée par tasse. Infusez 10 minutes. 2 tasses par jour, juste après les repas.

 

  • la petite centaurée est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Gentianacées. C’est une plante plutôt basse, formant généralement une tige érigée solitaire aux extrémités ramifiées, aux feuilles basales en rosette, aux fleurs roses en cymes bipares. Elle pousse dans les pâturages humides. Elle est connue également sous le nom d’herbe à fièvre. Son intérêt réside surtout dans ses principes amers, qui lui confèrent la propriété de stimuler les sécrétions du foie et de l’estomac. On l’utilisera donc pour des problèmes d’estomac, digestions difficiles, dyspepsie, insuffisance hépatique.

 

  • le romarin, stimule le foie. hépatique de toute première qualité, la tisane de romarin est idéale pour les lendemains de fête. Une pincée par tasse. Infusez 10 minutes. 3 tasses par jour

 

  • la chicorée sauvage, La chicorée est, par excellence, l’amie du foie en empêchant les calculs hépatiques ;

 

  • le pissenlit a la particularité de multiplier de manière importante le volume de bile excrété en 30 minutes dans le cas d’insuffisance hépatobiliaire (action amphocholérétique = cholagogue et cholérétique selon les besoins) et de congestion hépatique ; 

 

  • le plantain est un purificateur du sang, astringent et émollient. C’est un fortifiant du système nerveux sympathique. Diurétique, il agit sur le foie en le stimulant. Il est utilisé dans les ulcérations cutanées. Antiallergique, il agit sur la peau.

 

D’autres plantes ont des propriétés analogues à un degré moindre : curcuma, asperges, Bleuet, camomille, anis vert, menthe, boldo, bourdaine frêne, séné, réglisse, saponaire, mélisse, reine des prés, prêle, noisetier, coriandre, badiane, fenouil, aunée, basilic, romarin, sarriette.

 

3.3. Les teintures-mères et dilutions

 

3.3.1. Les teintures

 

Les teintures sont recommandées pour leurs actions drainantes :

 

  • la sylimarine du Chardon-Marie est très efficace à l’encontre de nombreuses toxines hépatiques ;

 

  • la taxacum stimule le métabolisme hépatique et le flux. Son action élective sur le foie est reconnue. Cette plante est cholagogue et dépurative, diurétique. Contre les insuffisances hépatiques, les états bilieux, l’ictère, les congestions hépatiques, la lithiase biliaire, l’angiocholite chronique. 3 fois par jour 20 gouttes dans une tisane chaude. ;     

 

  • le Gaillet gratteron est hépato-stimulant, apéritif, diurétique et sudorifique. Il permet à l’organisme d’éliminer vers le foie, les reins et la peau. Il fait circuler le sang, disperse la chaleur humide, chasse la chaleur interne, calme le prurit et l’urticaire. Astringent, c’est un anti-inflammatoire et un calmant. Il efface les blessures ou lésion traumatiques, et neutraliser les toxiques ;

 

  • le Boldo 10g 3x/jour , très efficace contre les maux hépatiques, sa posologie doit être respectée surtout si l’on souffre de calculs biliaires, d’obstruction des voies biliaires ou de troubles hépatiques graves ;

 

  • le Chelidonium 3x10g aprés les repas, L’action majeure de Chelidonium est au niveau du foie. Symptômes d’inflammation, de jaunisse, Démangeaisons comme dans la jaunisse. Le bout des doigts est jaune et froid, ou, les ongles sont bleus. Peau jaune. Veines gonflées ;

 

  • la Fumaria 25g 3x/jour pendant 10 jours seulement. Elle a une activité particulière sur les fonctions du foie et de la vésicule biliaire. C’est un dépuratif. Elle agit ainsi sur les affections de la peau ;

 

  • la Juglans Regia 25 grammes après les 3 repas, soigne efficacement l’eczéma, le psoriasis et l’acné, draine le foie et restaure la flore intestinale, ce qui améliore l’état de la peau ;

 

  • le chiendent nettoie le foie et est actif contre l’eczéma et les problèmes de peau ;

 

  • Urtica urens agit contre les démangeaisons et est un dépuratif du foie ;

 

  • Yucca Filamentosa : grand remède hépatique. Tous les troubles caractérisés par des coliques, des ballonnements du bas ventre, un teint terreux. Contre les engorgements du foie, l’ictère, l’hépatite, l’inflammation de la vésicule biliaire, l’inflammation du cholédoque, la lithiase biliaire. 4 fois par jour 8 gouttes dans une infusion de menthe.

 

3.3.2. Les dilutions 

 

Le drainage du foie est très important dans la prise en charge du surpoids avec excès de cellulite. Dans de tels cas, il est recommandé de faire usage de teintures diluées à bases de :

  • bourgeons de romarin ;

 

  • jeunes pousses de genévrier.

 

Ces deux souches, au moyen de leur action drainante sur le foie, et anti-inflammatoire en général, sont très utiles en appoint. Elles sont conseillées en alternance, un mois sur deux, à raison de 100 gouttes par jour. 

 

3.4. L’aromathérapie

 

 

L’aromathérapie En stimulant le système nerveux , les arômes des huiles essentielles lancent un ordre d’auto-régulation. Plus précisément, l’aromathérapie prépare le corps à lutter contre la maladie en stimulant le réflexe d’auto-guérison et en modifiant la structure chimique des liquides corporels (la salive, le sang, la lymphe). Les huiles essentielles ont également une influence sur les sécrétions hormonales, sur l’équilibre endocrinien et sur les réactions neurovégétatives corporelles.

 

  • Le romarin : cholagogue et cholérétique, carminatif, antifermentescible ;
  • La sauge : antispasmodique, apéritif,stomachique, dépuratif, diurétique ;
  • La menthe : cholagogue et cholérétique, carminative et anti nausées ;
  • Le petit grain bigarade : contre toutes les coliques, intestinales, hépatiques, néphrétiques. 2 gouttes 3 fois par jour ;

 

  • Le basilic exotique : troubles digestifs et hépato-biliaires, antalgique et anti-inflammatoire. Contre toutes les coliques également et l’insuffisance biliaire. 2 à 3 gouttes 3 fois par jour ;

 

  • Le genièvre : favorise l’élimination des cristalloïdes usés du métabolisme, comme l’acide urique par exemple. S’oppose à la formation de calculs biliaires et urinaires. 2 ou 3 gouttes 3 fois par jour ;

 

  • le pin : Contre les douleurs de la lithiase biliaire 2 gouttes 3 fois par jour.
    raifort : Contre le rhumatisme, la goutte, les calculs biliaires, le lumbago, 2 gouttes 3 fois par jour ;

 

  • la térébenthine : antispasmodique, antiseptique, favorise l’expulsion des colles catarrhales (expectorante) dissout les calculs biliaires. C’est cette essence qui, injectée sous la peau, produit l’abcès de fixation qui permet une dérivation des déchets métaboliques sous jacents. 2 gouttes 3 à 4 fois par jour ;

 

  • lédon du Grœnland : contre les coliques hépatiques; 2 gouttes 3 fois par jour ;

 

  • carotte sauvage : insuffisances hépatobiliaire, convalescence post-hépatique et du diabète, régénération du foie après infection virale. Elimination des toxines. Couperose, eczéma, acné, furoncle, tâche de vieillesse, crevasses, dartres, rides, peaux ternes. Soin régénérant des peaux sèches, mixtes, grasses. Cellulite, peau d′orange.

 

Conclusion

 

Nous avons pu constater, au détour de cette recherche portant sur les principes phyto-thérapeutiques actifs contre les problèmes hépatiques et leurs complications au niveau épidermique, que la nature est emplie de plantes hautement efficaces. Certaines peuvent être directement ingérées, d’autres nécessitent une préparation avec pour but de centrer et diluer les effets.

 

Qu’il en aille des tisanes, ingestions de jus, teintures ou huiles essentielles, la phytothérapie offre des méthodologie diverses dont les contre-indications sont directement corrélées. Certaines principes hépatiques sont puissants et peuvent provoquer des effets toxiques ou délétères sur les patients en dehors d’une prise en compte fine et adaptée des précédents médicaux. 

 

Pardessus tout, nous avons observé le lien étroit entre problèmes hépatiques et maladies de peaux. En outre, la plupart des plantes possédaient un double effet, signe que les maladies de peau découlent d’une accumulation de toxines et que le foie a un rôle significativement émonctoire. 

 

Bibliographie

 

http://ririfleur.centerblog.net/6484082-Tisanes-pour-foie-fatigue

 

www.iridosite.com/…/drainage_hepatique.html

 

www.medecines-douces.com/…/foie.htm

 

santenature.over-blog.com/article-12487088.html

 

www.iridosite.com/…/drainages/drainage_hepatique.html

 

www.lesfleursdisatis.com/…/Pour_avoir_une_belle_peau-1194891.html

 

www.les-vegetaliseurs.com/…/planche-2147-petitecentauree.html

 

www.homeoint.org/seror/…/chel.htm

 

santenature.over-blog.com/article-28583563.html

Nombre de pages du document intégral:16

24.90

Retour en haut